Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Débunkage du dénigrement par DBK du bilan colonial en Algérie

Réponse à cet article de propagande anti-patriote, anti-française et repentiste à propos de la colonisation de l'Algérie : ttp://www.debunkersdehoax.org/front-national-ou-le-bon-vieux-temps-des-colonies

 

 

Et oui parlons-en des aspects positifs de la colonisation!
1) Une conquête calculée et excusée par le fn sous de fallacieuses excuses
On trouve souvent chez les fronteux une explication simpliste de expédition d'Alger. Les barbaresques pratiquant le pillage, la France aurait voulu stopper ce pillage et l’esclavage qui en résultait. En fait l'affaire est encore plus simple et complexe à la fois.

 

Bah non, même si la colonisation a eu ptêt d'autres raisons, la piraterie barbaresque était bien une vraie et principale raison de la colonisation, la traite barbaresque a pris fin qu'avec la colonisation française : 

"La perte, par l’Algérie de la Seconde guerre barbaresque contre les États-Unis en 1815, marquera les prémices du déclin de la traite à laquelle la conquête de la région par la France, en 1830, mettra un coup d’arrêt définitif jusqu’au xxe siècle."

"La capture des navires et la réduction en esclavage de leurs équipages par les pirates barbaresques a perduré jusqu’à la colonisation au xixe siècle."

 

Il a fallu la colonisation pour stopper la piraterie barbaresque esclavagiste, elle n'aurait pas été arrêté sans colonisation, on allait pas laissé durer indéfiniment ça :

"Dans son ouvrage Christian slaves, muslim masters : white slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800, Robert C. Davis2 estime que, depuis le début du xvie au milieu du xviiie siècle, les seuls marchands d’esclaves de Tunis, d’Alger et de Tripoli ont réduit de 1 million à 1 250 000 chrétiens européens blancs en esclavage en Afrique du Nord (ces chiffres ne prennent pas en compte les Européens asservis par le Maroc et par les autres raiders et les esclavagistes de la côte méditerranéenne3). De plus, environ 700 Américains ont été esclaves dans cette région entre 1785 et 18154. L’analyse des statistiques douanières des xvie et xviie siècles montre qu’entre 1450 et 1700, l’importation supplémentaire d’esclaves de la mer Noire par Istanbul s’élèverait à environ 2,5 millions5. De 1500 à 1650, le nombre d’esclaves européens blancs dépasse largement celui des noirs africains envoyés comme esclaves vers les Amériques6. Travaillant dans les carrières, les mines ou comme rameurs pour les pirates barbaresques, la vie des esclaves blancs en Afrique n’était pas meilleure que les pires conditions des esclaves noirs en Amérique7.

 

La menace d’asservissement était très réelle pour quiconque vivant ou voyageant dans la Méditerranée et mérite plus d’attention de savants. Robert Davis écrit que « Nous avons perdu le sens de l’ampleur de la menace que l’esclavage pouvait représenter pour ceux qui vivaient autour de la Méditerranée et du péril sous lequel ils étaient… Noirs ou blancs, qu’ils souffrent en Amérique ou en Afrique du Nord, les esclaves étaient toujours esclaves7. » Les historiens Jacques Heers, Marcel Dorigny, Bernard Gainot et Ralph Austen évaluent à plus d’un million le nombre de chrétiens capturés en Méditerranée et sur ces côtés entre 1500 et 1800, période marquant l’apogée d’une pratique commencée dès l’arrivée de l’islam en Afrique du Nord et en Espagne au viiie siècle et qui ne prit fin que vers le milieu du xixe siècle8,9. Environ 90 % de ces esclaves étaient des hommes10."

 

Source de mes extraits cités : https://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_des_esclaves_de_Barbarie

 

 

"

  • Affaire du bombardement du bâtiment La Provence (1829)

La Provence devant Alger, le 3 août 1829. Le bombardement du navire royal par les Ottomans est le casus belli de la prise d'Alger.

Si l'Affaire de l'éventail est une première provocation qui a pour conséquence le blocus maritime d'Alger en 1827, c'est une seconde provocation en 1829 alors que la France lève le blocus et tente de négocier qui provoque la conquête d'Alger.

Le bâtiment de la marine royale française La Provence monté par l'amiral de la Bretonnière, commandant les forces navales du roi dans ces parages, et battant pavillon parlementaire arrive dans la rade d'Alger le 30 juillet 1829 précédé du brick l'Alerte. Le 3 août 1829, les négociations entre les parlementaires et le dey d'Alger échouent, la Bretonnière quitte le port quand son navire est bombardé par les batteries d'Alger. L'amiral ne riposta pas par égard à son pavillon, « une seule bordée aurait compromis sans gloire son caractère de parlementaire »9, ce qui aurait provoqué la solidarité du capitaine britannique Quin commandant la corvette Le Pilorus s'écriant « Don't fire, my boys, keep up close to the wind! » ("Ne faites pas feu, mes enfants, serrez le vent!"). Mais l'insulte faite à la France constitua un échelon supplémentaire vers l'opération de représailles terrestres qui eut lieu en 1830 avec le débarquement de Sidi-Ferruch.

La même année, le turcologue et secrétaire-interprète du roi Thomas Xavier Bianchi conclut sa Relation de l'arrivée dans la Rade d'Alger du vaisseau de S.M. La Provence et Détails précis de l'insulte faite au pavillon du roi par les algériens, le 3 août 1829 par:

« Si, depuis longtemps, la cause de l'humanité, celle de la civilisation et l'honneur de la France réclamaient impérieusement l'exécution de la grande entreprise qui vient d'être confiée à la bravoure de notre année, c'était surtout à ceux qui comme nous furent les témoins et presque les victimes de l'insulte faite au pavillon du roi dans des parages ennemis, qu'il appartenait de faire des vœux ardents pour le succès de notre expédition. Mais après avoir vu et admiré la fécondité et les immenses ressources de la plus belle partie de l'Afrique septentrionale, nos désirs les plus chers seraient remplis, si, pour prix du sang de ses braves et des sacrifices qu'elle s'impose, la France pouvait un jour s'ouvrir dans ces contrées un long avenir de gloire, de richesse et de prospérité. »

 

Le 3 juillet 1830, La Provence navire amiral de l'escadre de l'Amiral Duperré participe au bombardement d'Alger en support des troupes débarquées. Le 14 juillet 1830, un mois après le débarquement victorieux de Sidi-Ferruch et neuf jours après la prise d'Alger, La Provence est rebaptisée Alger.

 

  • Vers 1870, fût organisée une expropriation massives des biens immobiliers des tribus et leur distribution à des colons venus d'un peu de partout. Le gouvernement d'Alger encouragea une colonie de peuplement. Des Italiens, des Anglo-Maltais, des Espagnols, des Sardes, des Siciliens, des Alsaciens, des Lorrains, des Calabrais et des Napolitains vinrent tenter leur chance dans ce pays qu'on leur présentait comme un nouveau paradis.

 

  • La victoire n'est pas accueillie avec un grand enthousiasme par les Français, et elle ne permet pas de redonner confiance dans le régime de Charles X, renversé au même mois de juillet 1830. Après quelques tergiversations, Louis-Philippe décide de maintenir la présence française en Algérie, où son administration doit bientôt faire face à toute une série de révoltes des tribus arabes, bientôt fédérées par l'émir Abd el-Kader. Celui-ci finit par être vaincu par le général Bugeaud, qui mène, à la suite du général Lamoricière, une campagne de razzias systématique[Victor Hugo face à la conquête de l'Algérie, Paris, Maisonneuve & Larose, 2001,« Il ne s'agit pas là d'excès ponctuels, explique F. Laurent, mais d'une stratégie visant à ruiner l'économie indigène afin de saper les fondements mêmes de la puissance d'Abd el-Kader, et de ses successeurs éventuels. » (p. 128)], ponctuée par des destructions de récoltes, des villages pillés et brûlés, des massacres de population (notamment les « enfumades » des villageois réfugiés dans des grottes), etc. Pour autant, durant toute la période du Second Empire, la région sera l'objet de soulèvements sporadiques contre l'envahisseur, notamment en Kabylie. Ce n'est qu'en 1871 que l'Algérie est finalement « pacifiée », après une dernière campagne de régression visant « à obtenir un effet de terreur destiné à dompter définitivement les indigènes, mais aussi à procurer terres et argent à la colonisation. »[Charles-Robert Ageron, Histoire de l'Algérie contemporaine, cité par Z. Laurent, p. 129]"

Je laisse Engels le marxiste répondre : 

"En somme, à notre avis, c'est très heureux que ce chef arabe [Abd-el-Kader] ait été capturé. La lutte des bédouins était sans espoir et bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l'Algérie est un fait important et heureux pour le progrès de la civilisation. Les pirateries des états barbaresques, jamais combattues par le gouvernement anglais tant que leurs bateaux n'étaient pas molestés, ne pouvaient être supprimées que par la conquête de l'un de ces états. Et la conquête de l'Algérie a déjà obligé les beys de Tunis et Tripoli et même l'empereur du Maroc à prendre la route de la civilisation. Ils étaient obligés de trouver d'autres emplois pour leurs peuples que la piraterie et d'autres méthodes pour remplir leurs coffres que le tribut payé par les petits états d'Europe. Si nous pouvons regretter que la liberté des bédouins du désert ait été détruite, nous ne devons pas oublier que ces mêmes bédouins étaient une nation de voleurs dont les moyens de vie principaux étaient de faire des razzias contre leurs voisins ou contre les villages paisibles, prenant ce qu'ils trouvaient, tuant ceux qui résistaient et vendant les prisonniers comme esclaves. Toutes ces nations de barbares libres paraissent très fières, nobles et glorieuses vues de loin, mais approchez seulement et vous trouverez que, comme les nations plus civilisées, elles sont motivées par le désir de gain et emploient seulement des moyens plus rudes et plus cruels. Et après tout, le bourgeois moderne avec sa civilisation, son industrie, son ordre, ses " lumières " relatives, est préférable au seigneur féodal ou au voleur maraudeur, avec la société barbare à laquelle ils appartiennent."

 

Bref, la colonisation s'est ptêt accompagné d'horreurs (qui de toutes façons ont duré que le temps de la conquête), mais elle a mis fin définitivement à d'autres horreurs bien pires.

 

 

  • Les populations arabo-berbères paient un lourd tribut lors de cette conquête:
plusieurs centaines de milliers de morts du fait des combats, des raids de représailles, et surtout des famines, notamment celles planifiées par les autorités militaires. Le reste de la population est considérablement appauvri et les structures sociales sont en ruine4. Le pays est sous administration militaire, et ce sont les lois militaires (qu'on appelle alors le « régime du sabre ») qui sont en vigueur.

 

Et après la conquête : 

 

"Les prévisions du démographe Ricoux n'advinrent jamais : une fois terminée la phase de conquête du pays, la population algérienne connut une croissance continue. La fréquence, la virulence et l’extension géographique des épidémies, reculèrent peu à peu à partir de 1880 ou 1890, avec l'installation de l'administration civile, la fin des opérations de « pacification » et des déplacement de populations, l'amélioration de l'alimentation et, après la Première Guerre mondiale, la généralisation des contrôles sanitaires ou l’amélioration progressive de l’hygiène dans les villes. Il faudra néanmoins attendre la fin des années 1940 pour les voir disparaître de la région."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France#Le_bilan_d.C3.A9mographique

 

"Ce faisant, y aurait-elle commis un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.

 

Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :

 

« La colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse – jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. » 
(L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71)"

http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

 

 

- Les raisons "véritables"
  • Accès facile à l'Afrique
  • Pillage des ressources vivrières

C'est vrai que c'est un pillage de bonifier les terres et drainer les marécages d'un pays.

 

 

Développement de la culture du coton
On comprends mieux à la lecture de cet article la construction des chemins de fer (que l'on cite souvent comme un des aspects "positifs de la Colonisation") qui n'étaient pas là pour servir le peuple, mais les intérêts commerciaux. 

 

On peut dire la même chose de la construction des routes en France : "ce n'est pas là pour servir le peuple, mais pour servir les capitalistes, en effet les routes permettent aux entreprises d'être accessibles à plein de prolétaires afin de les exploiter".

Mais le peuple, on est quand même tous bien contents de pouvoir se déplacer sur des routes. 

 

En plus : "Les infrastructures étaient construites principalement pour les colons eux-mêmes, mais il est permis de supposer que les indigènes en ont aussi tiré quelques avantages. Surtout, comme Jacques Marseille précise, à la fin de la colonisation vers 1960, toutes les infrastructures ont été laissées aux Noirs." et aux maghrébins.

 

 

Puis développement de la culture de la vigne et d'autres cultures comme l'amandier, bananier ou dattier. Agriculture des bovins, ovins (laine), chevaux, mais aussi corail, cuir et fourrures. Exploitation des bois, chênes, frênes, olivier (+huile d'olive) et bois d'ameublements en général.
On peut estimer qu’en 1919, les musulmans avaient perdu le contrôle d’environ 7 millions d’hectares de terres agricoles.
  • Pillage des ressources minières
Fer, cuivre, mercure et plomb, plâtre, argiles pour la fabrication des briques, marbres gris et marbres onyx, sel (sel gemme en abondance)
  • On notera que les prix payés pour ces ressources sont faussés par la métropole et que celui ci est donc sans commune mesure avec les prix réels métropolitains. Pour exemple, d'après les récents travaux de l'université d'Oxford, pendant la période coloniale, la production des colonies africaines de l'Empire britannique représentait moins d'un pour cent du PIB de l'Empire...
  • Exploitation de la main d’œuvre autochtone par les colonisateurs qui nourriront le ressentiment envers les populations pieds noirs françaises.

 

SC a oublié ces chiffres :

 

  • En 1958, 22% de toutes les importations coloniales en métropole étaient constituées par le vin algérien, dont le litre était payé 35 francs, alors que, à qualité égale, le vin grec, espagnol ou portugais ne valait que 19 ou 20 francs.
  • Quand le caoutchouc indochinois était payé 5 francs le kilo, le cours mondial était de 2,50 francs.
  • Le cacao de Côte-d’Ivoire était payé 220 francs les 100 kilos, lorsque le cours mondial était de 180 francs les 100 kilos
  • Le sucre des Antilles était payé 2,20 francs le kilo ; alors que le cours mondial était de 50 centimes.
  • Idem pour les arachides du Sénégal, etc

https://lesquen2017.com/2016/03/15/le-bilan-positif-de-la-colonisation-en-afrique/

 

 

  • Idéologie raciste de supériorité de la "race blanche". [ «[…] il faut bien s'imaginer qu'un peuple puissant et civilisé comme le nôtre exerce par le seul fait de la supériorité de ses lumières une influence presque invincible sur de petites peuplades à peu près barbares ; et que, pour forcer celles-ci à s'incorporer à lui, il lui suffit de pouvoir établir des rapports durables avec elles. »Tocqueville cité par F. Laurent, op. cit., p. 43.]

Ou plutôt idéologie de gauche universaliste républicaine des Lumières ;) Tocquevilles dit que la France est un peuple supérieur par rapport à ses Lumières. Et au final la France ne voulait que partager ses droits de l'homme, sa République et ses Lumières... la volonté était bonne.

 

 

  • Volonté d'unifier l'Europe par la révélation de l'unité de la civilisation qu'elle représente, et de mettre ainsi un terme à ses incessantes guerres intestines. Saint-Simon et son disciple Augustin Thierry écrivent ainsi que « le plus sûr moyen de maintenir la paix de la confédération [européenne] sera de […] l'occuper sans relâche par de grands travaux extérieurs14. »[Saint-Simon et Augustin Thierry, De la Réorganisation de la société européenne, ou de la nécessité et des moyens de rassembler les peuples de l'Europe en un seul corps politique en conservant à chacun son indépendance (1814), cité par F. Laurent, op. cit., p. 57.]

La colonisation a mis fin aux guerres intestines africaines et a unifié l'Afrique :

 

"L’Afrique est une mosaïque de peuples et de langues. Par exemple, les seules langues bantu sont au nombre d’environ 450. L’émiettement culturel et politique fut donc la principale caractéristique de l’Afrique précoloniale.

 

Ainsi, au sud du Sahara, l’histoire du continent est celle des affrontements permanents entre ethnies, avec pour résultat la difficulté de constitution d’Etats par élargissement ou assimilation de plusieurs peuples. Certes, de nombreux empires se créèrent, mais ils furent généralement éphémères. Ne parvenant pas à survivre à leurs fondateurs, ils n’eurent aucun devenir, en raison des déterminismes ethniques bien trop pesants (1).

 

Cette réalité est largement antérieure à la découverte de l’Afrique. Or, le courant ethno-sociologique tiers-mondiste développe actuellement une argumentation en passe de constituer une nouvelle arme de culpabilisation. Si nous ne dénonçons pas cette manipulation, nous risquons de lire bientôt que le concept même d’ethnie est une invention européenne destinée à « abaisser » les peuples africains « au rang le plus bas dans la hiérarchie des sociétés humaines ». C’est le postulat des auteurs d’un ouvrage récent (2), puisque, selon eux, ce sont en définitive l’ethnologie et le colonialisme qui, méconnaissant et niant l’histoire, pressés de classer et de nommer, ont fixé les étiquettes ethniques. Ces affirmations visent en réalité un seul but, celui de créer une nouvelle culture historique africaine établie sur l’axiome selon lequel les divisions de l’Afrique sont l’héritage de la colonisation. Ainsi, tous les malheurs de l’Afrique procéderaient de l’Europe.

 

Avec l’exemple sud-africain, nous disposons d’une excellente arme de contre-attaque. Ici, la colonisation blanche met un terme au génocide inter-africain organisé par les Zulu et les Matabele. Comme cette réalité qu’ils occultent dérange les culpabilisateurs, nous avons une bonne raison de nous y attarder.

 

A la fin du XVIIIe siècle, les Zulu ne sont qu’une petite tribu forte d’un millier d’individus vivant sur un territoire d’environ 20km². Sous le commandement de Shaka, qui sera assassiné en 1828, ils développèrent une extraordinaire volonté de puissance qui eut pour résultat la dévastation de la plus grande partie de l’Afrique australe occupée par les Noirs.

 

Les débuts de l’expansion zulu furent pourtant modestes.

 

Cinq à six cents guerriers attaquent leurs voisins et les massacrent impitoyablement, les rescapés, pris de panique, se précipitent sur les territoires limitrophes et, eux-mêmes devenus envahisseurs, répandent de proche en proche la terreur et dépossèdent de leurs terres les populations qu’ils rencontrent.

 

Ce rapide mouvement est favorisé par la dissociation politique et le tribalisme qui ne permettent pas de résister à la tourmente.

 

Offrant à ses guerriers des victoires successives et une abondante moisson de captives et de bétail, Shaka jouit d’un prestige immense et son pouvoir est sans limite. Ceux qui lui font ombrage ou qui sont susceptibles de le menacer sont éliminés.

 

Toutefois, du vivant de Shaka, les chefs de clans se lancent, pour leur propre compte, dans des conquêtes et contribuent ainsi à élargir le champ géographique des dévastations, qui seront sensibles à plusieurs milliers de kilomètres au Nord, jusque dans les régions des lacs Victoria et Tanganyika.

 

Par ailleurs, Mzilikazi, le chef matabele, ajoute, aux massacres, la politique de la « terre brûlée », qui réduit à la famine et donc élimine les survivants des tueries. Ses principales victimes sont les Sotho qu’il disperse ; puis, durant une dizaine d’années, il se heurtera aux Griqua.

 

En 1834, Zwendengaba, un autre chef, détruit le royaume de Zimbabwe, puis il poursuit sa longue marche vers le Nord. Il meurt en 1845 au terme d’un déplacement de 3000 kilomètres et son clan se disperse sans avoir fondé d’Etat.

 

L’actuelle occupation de l’espace par les populations noires d’Afrique du Sud résulte directement de ces dévastations provoquées dans toute la partie australe du continent antérieurement à l’arrivée des Blancs.

 

Quand vinrent les temps de panser les blessures, rares étaient les peuples vivant encore sur les territoires qui avaient été les leurs avant 1800.

 

Les dégâts causés par cet immense bouleversement furent incalculables. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y trouvèrent la mort. Certains auteurs parlent de un, voire de deux millions de victimes. Il est cependant scientifiquement impossible de proposer une évaluation précise et sérieuse, car du massif du Drakensberg jusqu’au lac Tanganyika, de nombreux groupements, peuples ou villages furent rayés de la carte, dans un processus qui, de proche en proche, engloba l’Afrique australe et centrale dans un immense mouvement centrifuge broyant les plus faibles.

 

Tout le plateau central sud-africain fut peu à peu vidé de sa population, qui abandonna villages, récoltes et réserves alimentaires. La famine qui en résulta fut terrible.

 

Engagés dans le « Grand Trek », à partir de 1835, les Voortrekkers (3) mettent un terme aux dévastations en repoussant les Matabele et en écrasant les Zulu, qui sont désormais contenus. Ici, comme dans la plus grande partie de l’Afrique, les haines, les antagonismes tribaux sont mis en sommeil par la seule présence des Blancs.

 

Ces derniers imposèrent des divisions administratives souvent artificielles, mais qui eurent le mérite d’établir la paix. D’ailleurs, aujourd’hui, combien d’Etats africains totalement artificiels ne survivent qu’à l’abri de ces limites qu’ils doivent aux colonisateurs ?

 

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https://lesquen2017.com/2016/03/15/le-bilan-positif-de-la-colonisation-en-afrique/

 

En plus, la France a créé et unifié l'Algérie.

 

 

Le retour des "tigres" en France
Si comme on l'a vu l'armée n'a pas précisément apporté la civilisation en Algérie, Hugo et certains de ses contemporains s'aperçoivent vite qu'elle en ramène la barbarie. Les prémices de cette prise de conscience peuvent être datés de février 1848 lorsque, pour prévenir la révolution qui menace (et dont Hugo est pourtant loin d'être un fervent partisan), les généraux d'Algérie offrent de défendre la monarchie, dussent-ils mitrailler « cinquante mille femmes et enfants. »[Propos qu'aurait tenu le général Bugeaud à monsieur de Boissy, recueillis par victor Hugo et cités par F. Laurent, op. cit., p. 72.] Celui qui à cette époque symbolise pour Hugo les craintes de l'importation en France des méthodes utilisées par l'armée en Algérie est le général Cavaignac, « le troupier africain », après qu'il a maté l'insurrection de juin 1848. La défaite de Cavaignac à l'élection présidentielle de décembre de la même année « ne soulagea que très provisoirement Hugo de ce sentiment de « menace africaine » », et « la conversion du poète à la République démocratique, en 1849-1850, accentua encore, s'il était possible, sa défiance à l'égard du césarisme plus ou moins diffus qui flottait alors sur la France»
Mais c'est avec le coup d'État du Deux-Décembre, et la répression militaire de la contre-insurrection que la menace apparaît au grand jour, notamment lors de l'épisode du « massacre des boulevards. » À cette occasion, Victor Hugo note dans Napoléon-le-petit (1852) que des sergents exhortaient leurs hommes à ne pas faire de quartier au cri de : « Tapez sur les bédouins, ferme sur les bédouins ! »[Napoléon-le-petit, III, 6. cité par F. Laurent, op. cit., p. 83.]. Ces mêmes soldats qui, dans le poème « Cette nuit-là », sont qualifiés de « janissaires. »[« Sur les quais les soldats, dociles populaces, / Janissaires conduits par Reybell et Sauboul / Payés comme à Byzance, ivres comme à Stamboul / […] / vinrent, le régiment après le régiment, / Et le long des maisons ils passaient lentement / […] / Et la nuit était morne, et Paris sommeillait / Comme un aigle endormi pris sous un noir filet. » (Cité par F. Laurent, op. cit., p. 86).]

 

Des propos prêtés et allégués par le gaucho Victor Hugo ne sont pas des preuves.

 

 

2) 1/3 de la population disparue en 50 ans au XIX ème siècle, due à la brutalité des colonisateurs (attestée par les écrits de l'époque)
-Selon Olivier Le Cour Grandmaison, la colonisation de l'Algérie se serait ainsi traduite par l'extermination du tiers de la population, dont les causes multiples (massacres, déportations, famines ou encore épidémies) seraient étroitement liées entre elles. Coloniser Exterminer. Sur la guerre et l'État colonial, Paris, Fayard, 2005. Voir aussi l'ouvrage de l'historien américain Benjamin Claude Brower, A Desert named Peace. The Violence of France's Empire in the Algerian Sahara, 1844-1902, New-York, Columbia University Press.
-Les estimations contemporaines de la population algérienne avant la conquête française de 1830 oscillent entre 3 et 5 millions d'habitants. La population connaîtra un recul quasiment constant durant la période de conquête jusqu'à son étiage en 1872, ne retrouvant finalement un niveau de trois millions d'habitants qu'en 1890. On peut découper cette période de l'évolution démographique algérienne en trois phases. De 1830 à 1856, sa population tombe de 3 à moins de 2,5 millions. Elle remonte ensuite jusqu'à 2,7 millions en 1861 avant de connaître sa chute la plus brutale à 2,1 millions en 1871.
 
-« nous faisons la guerre de façon beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes [...] c'est quant à présent de leur côté que se situe la civilisation. »Alexis de Tocqueville. De la colonie en Algérie. 1847, Éditions Complexe, 1988
-Officier durant la conquête de l'Algérie, le lieutenant-colonel de Montagnac écrit en 1843 :
"« Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. [...] Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » Lettres d'un soldat, Plon, Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998, p. 153 ; Alain Ruscio, Y'a bon les colonies, Autrement n° 144, Oublier nos crimes, avril 1994, p. 41
(de Montagnac, Lettres d'un soldat, 1885)
Cité in Marc Ferro, « La conquête de l'Algérie », in Le livre noir du colonialisme, Robert Laffont, p. 657.
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-«Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes ; l'ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux »-Gal Bugeaud-Ibid, p. 657.
-Les déportations massives : des tribus entières ont fait l'objet de déportations et de bannissement. Les grandes familles Maures (d'origine espagnole) de Tlemcen s'exilent en Orient (au Levant) tandis que d'autres émigrent ailleurs. Les tribus jugées trop turbulentes sont bannies et certaines se réfugient en Tunisie et au Maroc, voire en Syrie. D'autres tribus sont déportées en Nouvelle Calédonie ou en Guyane.
La crise démographique est telle que, dans une étude démographique de plus de trois cent pages sur l'Algérie, le Docteur René Ricoux, chef des travaux de la statistique démographique et médicale au bureau de statistique du gouvernement général de l'Algérie, prévoit tout simplement la disparition des « indigènes » algériens.(La démographie figurée de l'Algérie. Paris, Masson, 1880]. Le phénomène est interprété comme une conséquence des opérations militaires françaises mais aussi des conditions nouvelles imposées aux indigènes dont les caractéristiques les condamnent « à une lente mais inéluctable disparition ». Pour le professeur Ricoux comme pour nombre de ses contemporains des milieux scientifiques, une loi de la sélection naturelle voue les races les « plus faibles » à disparaître devant les races « supérieures ».

 

Réponse :

 

La colonisation de l’Algérie fut un "crime contre l'humanité", un "massacre", une "boucherie", une "brutalité", un "génocide" et une "tuerie", qui a fait passer de 3 millions d'habitants la population indigène algérienne en 1830 à 12 millions d'habitants en 1962... l'Algérie en 1 siècle a multiplié sa population par 4 grâce à la France.

 

sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_sociale_de_l%27Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise#D.C3.A9mographie (population 1830)
https://www.google.fr/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&met_y=sp_pop_totl&idim=country:DZA:MAR:TUN&hl=fr&dl=fr#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=sp_pop_totl&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&idim=country:DZA&ifdim=region&hl=fr&dl=fr&ind=false (population 1962)

 

 

En fait SC, par malhonnêteté évoque que la phase de conquête de la colonisation pour dire que la France a charcuté l'Algérie, mais après la conquête, l'Algérie a explosé démographiquement sous la colonisation grâce à la France :

 

"Les prévisions du démographe Ricoux n'advinrent jamais : une fois terminée la phase de conquête du pays, la population algérienne connut une croissance continue. La fréquence, la virulence et l’extension géographique des épidémies, reculèrent peu à peu à partir de 1880 ou 1890, avec l'installation de l'administration civile, la fin des opérations de « pacification » et des déplacement de populations, l'amélioration de l'alimentation et, après la Première Guerre mondiale, la généralisation des contrôles sanitaires ou l’amélioration progressive de l’hygiène dans les villes. Il faudra néanmoins attendre la fin des années 1940 pour les voir disparaître de la région."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France#Le_bilan_d.C3.A9mographique

 

"Ce faisant, y aurait-elle commis un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.

 

Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :

 

« La colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse – jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. » 
(L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71)"

http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

 

ps : durant la phase de conquête, il y a eu des épidémies de peste et choléra (http://nice.algerianiste.free.fr/pages/population.htm) qui ont été ensuite éradiquées par les européens, ce sont ces maladies les causes des morts algériens, pas les français.

 

 

3) Pillage des ressources
  • Allocution à la Chambre des députés de Jules Ferry, Journal officiel, séance du 28 juillet 1885
« La première forme de colonisation, c’est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment
une population exubérante. Mais il y a une autre forme de colonisation, c’est celle qui s’adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits. Et c’est là la forme moderne (...) Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus
avantageux (...) Mais, Messieurs, il y a un autre côté plus important de cette question, et qui domine de beaucoup celui auquel je viens de toucher. La question coloniale, c’est pour les pays voués par la nature même de leur industrie à une grande exportation, la question même des débouchés. Je dis que la politique coloniale de la France, que la politique d’expansion coloniale – celle qui nous a fait aller, sous l’Empire, à Saigon, en Cochinchine
(c’est-à-dire le sud de l’actuel Vietnam), celle qui nous conduit en Tunisie, celle qui nous a amenés à Madagascar – je dis que cette politique d’expansion coloniale s’est inspirée d’une vérité sur laquelle il faut pourtant appeler un instant votre attention, à savoir qu’une marine comme la
nôtre ne peut pas se passer, sur la surface des mers, d’abris solides, de défenses, de centres de ravitaillement (...). Les nations, au temps où nous sommes, ne sont grandes que par l’activité qu’elles développent ; ce n’est pas par le rayonnement pacifique des institutions. (...) Il faut que notre pays se mette à même de faire ce que font tous les autres et, puisque la politique d’expansion coloniale est le mobile général qui emporte à l’heure qu’il est toutes les puissances européennes, il faut en prendre son parti. »
  • Eugène Etienne (sous-secrétaire d'État aux Colonies entre 1887 et 1892 et président du groupe colonial à la Chambre des députés en 1895) est nécessaire:
“pour assurer l'avenir de notre pays dans les nouveaux continents, pour y réserver un débouché à nos marchandises et y trouver des matières premières pour nos industries". 

 

Sauf qu'il n'y a eu aucun pillage : 

 

"Les ressources que possède l’Afrique (y compris le capital humain) n’ont aucune valeur intrinsèque. Rien n’a de la valeur en soi. La valeur se crée selon l’utilité marginale que l’on accorde à un bien ou service. L’uranium nigérien ne vaut rien si l’on n’est pas capable de l’extraire et de l’utiliser à des fins nucléaires. La main d’oeuvre éthiopienne a une valeur extrêmement faible tant que l’on ne « l’enrichit » pas d’un apport intense en technologie/industrie (p. ex. manufactures chinoises s’implantant en Afrique de l’Est).

 

Dès lors, certes, nous nous enrichissons du commerce avec l’Afrique. Mais eux aussi. Même si l’on part du présupposé (pas entièrement faux) selon lequel l’Afrique voit ses ressources être non pas échangées librement, mais extraites par la force/corruption par le post-colonialisme, nous contribuons tout de même à leur enrichissement puisque ces ressources ont une valeur proche de 0 sans les Occidentaux.

 

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À la décolonisation, les territoires colonisés par la France en Afrique comptaient 2 000 dispensaires, 600 maternités, 40 hôpitaux, 18 000 km de voies ferrées, 215 000 km de pistes principales, 50 000 km de routes bitumées, 63 ports, 196 aérodromes, 16 000 écoles primaires, 350 collèges et lycées.

 

Le seul raisonnement permettant de contrer ce qui précède est de considérer l’actualisation de la valeur/rentabilité des ressources africaines. Il apparaît en effet évident que dans 10/20 ans ces ressources auront bien plus de valeur, et que dans 10/20 ans l’Afrique sera plus développée technologiquement. Donc, à ce moment, l’Afrique aura une productivité supérieure et la valeur de ses ressources augmentera substantiellement. Par voie de conséquence, les ressources extraites aujourd’hui ne feraient pas sens, il faudrait attendre plus tard pour les extraire.

 

Plusieurs contre-arguments : déjà, il n’est pas donné que l’Afrique soit capable de développer, même après plusieurs décennies, cette technologie sans l’aide occidentale. Plus tard la rentabilité sera plus grande, certes, reste que pour l’instant les devises qui entrent en Afrique permettent de financer le peu d’infrastructures qu’ils ont et de financer l’alimentation d’urgence/de soutien dans les pays africains.

Enfin, dans quelques décennies, les terres rares (principalement situées en Corée du Nord, Chine, Bolivie et Russie) seront bien plus importantes que les ressources africaines, donc l’argument de l’actualisation de la rentabilité de l’utilisation des ressources naturelles africaines tombe à l’eau.

 

En fait, tout le raisonnement « anti-post-colonialisme » vient non pas de la haine de l’Occident en soi, mais d’une profonde méconnaissance de l’économie. Si l’on croit à la valeur-travail et que l’on sanctifie les ressources naturelles, on peut alors dire tout et n’importe quoi sur ce qui se passe en Afrique et ce surtout quand on essaie de culpabiliser les Européens."

https://lesquen2017.com/2016/03/09/pour-en-finir-avec-le-sophisme-du-pillage-de-lafrique/

 

"L’idéologie tiers-mondiste repose notamment sur l’idée de la culpabilité d’un Occident qui se serait enrichi aux dépens des peuples colonisés.

 

Depuis un quart de siècle, il est de bon ton de considérer cette affirmation (6) comme une démonstration.

 

 

Et pourtant, parmi les pays du Nord, les plus riches ne sont ni l’Espagne, ni le Portugal, ni la France, ni la Grande-Bretagne, qui furent les principales puissances impériales, mais la Suisse, la Suède, l’Allemagne, les États-Unis et le Japon. Quant à l’Ethiopie, le pays africain dont la situation actuelle est la plus dramatique, elle est la seule à n’avoir jamais été réellement colonisée. La colonisation n’est donc apparemment pas plus à l’origine de la puissance industrielle de l’Occident qu’elle n’est la cause du sous-développement de l’Afrique.

 

Le cas français étudié par Jacques Marseille (7) constitue la seule analyse scientifique de la question. Ses conclusions permettent d’affirmer que, depuis 1930 environ, l’empire entravait plus qu’il ne stimulait la croissance économique de la France et que la décolonisation fut un délestage voulu par une certaine fraction du patronat français pour stimuler la croissance de ses activités. Pourquoi un tel « délestage » ?

 

Pour faire bénéficier l’industrie française de capitaux investis, jusque là, soit en pure perte, soit sans réelle contrepartie économique, dans des territoires où nous nous étions volontairement crées des obligations morales, de véritables « contraintes de souveraineté » ! Ces dernières engendrent des dépenses militaires, scolaires, sanitaires, administratives ainsi que de coûteux investissements dans le domaine des transports : ponts, voies ferrées, routes par exemple. Dès 1956, cette réalité faisait écrire à Raymond Cartier que la situation de la Hollande serait économiquement moins brillante « si au lieu d’assécher son Zuiderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo ».

 

Quant à Jacques Marseille, il distingue dans l’économie française deux secteurs principaux. Le premier, hautement compétitif, rassemblait les industries « motrices » de la croissance (métallurgie, sidérurgie). Orientées vers les exportations hors du cadre impérial, celles-ci ne trouvaient que peu d’intérêt à l’étroit débouché colonial.

 

Il n’en fut pas de même pour les secteurs économiques en déclin ou en crise (huileries, industries sucrières ou textiles), survivant à l’abri du protectionnisme colonial et des subventions de l’Etat.

Pour l’auteur, « à l’industrie déclinante, débouché colonial privilégié ».

 

En freinant le déclin de certains secteurs industriels, on peut se demander, écrit Jacques Marseille, « si l’empire n’a pas, du fait même, contribué à ralentir la reconversion de la structure des exportations par rapport à celle des autres pays européens ».

 

L’existence du débouché colonial protégé a pu ainsi achever d’interdire toute évolution vers la compétitivité aux secteurs industriels français en crise. En 1914, 46 sociétés coloniales avaient réalisé 116,8 millions de francs (1914) de bénéfices. En 1958, elles furent 132 à réaliser seulement 105,3 millions de francs (constants 1914). Cela s’explique.

Les produits importés de l’empire n’étaient pas rares (à l’exception des phosphates du Maroc) et ils étaient payés largement au-dessus des cours mondiaux. Quelques exemples le démontreront :

 

  • En 1958, 22% de toutes les importations coloniales en métropole étaient constituées par le vin algérien, dont le litre était payé 35 francs, alors que, à qualité égale, le vin grec, espagnol ou portugais ne valait que 19 ou 20 francs.
  • Quand le caoutchouc indochinois était payé 5 francs le kilo, le cours mondial était de 2,50 francs.
  • Le cacao de Côte-d’Ivoire était payé 220 francs les 100 kilos, lorsque le cours mondial était de 180 francs les 100 kilos
  • Le sucre des Antilles était payé 2,20 francs le kilo ; alors que le cours mondial était de 50 centimes.
  • Idem pour les arachides du Sénégal, etc.

 

Mais il y a plus important encore. Non seulement les productions coloniales coûtent très cher à l’économie française, puisqu’elles sont achetées largement au-dessus de leur cours mondial, mais encore, en entrant en concurrence directe avec des productions métropolitaines, elles contribuent à ruiner des secteurs entiers de l’économie française. Ainsi, dès 1933, l’Institut colonial de Marseille cite-t-il les exemples du vin, des céréales, des primeurs d’AFN, du riz d’Indochine, du sucre et de l’alcool des Antilles, etc.

 

Jacques Marseille écrit d’ailleurs que, jusqu’à la fin de la période coloniale, les importations de matières premières en provenance de l’empire seront toujours négociées à des prix supérieurs aux cours mondiaux. On peut donc dire que, dans le cas des pays colonisés par la France, la dégradation des termes de l’échange n’est pas un héritage de la colonisation (8).

Après la décolonisation, dégagée des subventions indirectes et allégée des secteurs moribonds, l’économie française a pu se lancer dans la bataille de la compétitivité. Enfin, les transfusions de capitaux publics ont pu dès lors bénéficier à quelques grands programmes nationaux (nucléaire, auto-routes, etc.)"

https://lesquen2017.com/2016/03/15/le-bilan-positif-de-la-colonisation-en-afrique/

 

"la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse."

http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

 

Et la colonisation a mis fin aux vrais pillages : à ceux des pirates barbaresques et aux pillages entre tribus, villages, ethnies et clans.

Je laisse d'ailleurs parler Engels sur la colonisation de l'Algérie :

"En somme, à notre avis, c'est très heureux que ce chef arabe [Abd-el-Kader] ait été capturé. La lutte des bédouins était sans espoir et bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l'Algérie est un fait important et heureux pour le progrès de la civilisation. Les pirateries des états barbaresques, jamais combattues par le gouvernement anglais tant que leurs bateaux n'étaient pas molestés, ne pouvaient être supprimées que par la conquête de l'un de ces états. Et la conquête de l'Algérie a déjà obligé les beys de Tunis et Tripoli et même l'empereur du Maroc à prendre la route de la civilisation. Ils étaient obligés de trouver d'autres emplois pour leurs peuples que la piraterie et d'autres méthodes pour remplir leurs coffres que le tribut payé par les petits états d'Europe. Si nous pouvons regretter que la liberté des bédouins du désert ait été détruite, nous ne devons pas oublier que ces mêmes bédouins étaient une nation de voleurs dont les moyens de vie principaux étaient de faire des razzias contre leurs voisins ou contre les villages paisibles, prenant ce qu'ils trouvaient, tuant ceux qui résistaient et vendant les prisonniers comme esclaves. Toutes ces nations de barbares libres paraissent très fières, nobles et glorieuses vues de loin, mais approchez seulement et vous trouverez que, comme les nations plus civilisées, elles sont motivées par le désir de gain et emploient seulement des moyens plus rudes et plus cruels. Et après tout, le bourgeois moderne avec sa civilisation, son industrie, son ordre, ses " lumières " relatives, est préférable au seigneur féodal ou au voleur maraudeur, avec la société barbare à laquelle ils appartiennent."

 

 

4) Installation de bases militaires et essais atomiques
-En avril 1947, le Centre d'Essais d'Engins Spéciaux (C.E.E.S.) est créé à Colomb-Béchar, il est renommé Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux (C.I.E.E.S.) en 1948. Par la suite un second polygone est créé à 120 km à Hammaguir. Les deux bases sont évacuées en 1967.
-La base de Reggane, située dans le Hoggar, héberge le Centre Saharien d'Expérimentations Militaires (C.S.E.M.). La première bombe atomique Gerboise bleue y explose le 13 février 1960. L'événement est filmé. C'est la première d'une série de tests atomiques atmosphériques. Le rapport annuel du CEA de 1960 montre l'existence d'une zone contaminée de 150 km de long environ. 210 tirs environ seront effectués.
-La France doit abandonner les essais aériens à la faveur d'essais souterrains, moins polluants, anticipant la signature du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires. Le site choisi, In Ecker (Sahara algérien), se trouve au sud de Reggane et à environ 150 km au nord de Tamanrasset. Les tirs sont réalisés en galeries, chacune étant creusée horizontalement dans un massif granitique du Hoggar, le Tan Afella. La bombe est placée au centre d'un colimaçon creusé en fin de galerie. Des sacs de sables comblent le bas et le haut de ce colimaçon. Leur rôle est d'exercer une compression lors de l'explosion afin d'assurer l'étanchéité. Les galeries sont fermées par une dalle de béton et doivent permettre théoriquement un bon confinement de la radioactivité. Les Américains surveillent ces essais en installant des stations sismiques en Libye2.
Le 7 novembre 1961, la France réalise son premier essai nucléaire souterrain. Mais le 1er mai 1962, lors du deuxième essai, un nuage radioactif s'échappe de la galerie de tir, la roche ayant été fragilisée lors du premier essai. C'est l'accident de Béryl

 

Merci de préciser que ces essais ont eu lieu dans le fin fond du Sahara où il n'y a quasiment personne et sous-terre ou dans l'air, pas à la surface du sol.

 

 

5) Un refus d'une décolonisation pacifique malgré les promesses, la torture

 

Bah vu tout ce que la France a investit à perte en Afrique ("L'historien économique Jacques Marseille chiffre à 70 milliards de francs-or (courant 1913) le déficit global de la colonisation en Afrique, soit l'équivalent de trois fois le montant de l'aide Marshall pour la France24."*), on comprend ce refus de la décolonisation "pacifique" (malgré tout elle s'est passé pacifiquement dans tous les pays africains, sauf en Algérie à cause des nationalistes intransigeants et violents du FLN qui étaient forcés de terroriser, torturer et co vu qu'à la base les algériens n'étaient pas massivement pour l’indépendance).

 

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_fran%C3%A7ais#Bilan_.C3.A9conomique_global

 

 

"

  • Après la seconde guerre mondiale

C’est la Seconde Guerre mondiale qui ébranle définitivement les grands empires coloniaux. La défaite de la France face à l’Allemagne, l’occupation

de l’Indochine par les Japonais dès 1940 et les défaites britanniques face à ces mêmes Japonais, notamment la chute de Singapour en 1942,

détruisent chez les colonisés le prestige des colonisateurs et mettent fin au mythe de l’invincibilité de l’homme blanc. Par ailleurs, les deux puissances victorieuses de la Seconde Guerre Mondiale, les États-Unis et l’URSS défendent des positions anticolonialistes.

Dès 1941, dans la Charte de l’Atlantique, le président américain Fran-klin Delano Rossevelt impose à Winston Churchill la signature d’un texte

dont l’article 3 déclare :

« Ils (Roosevelt et Churchill) respectent le droit des peuples à choisir la forme du gouvernement sous laquelle ils souhaitent vivre ; et ils souhaitent
voir le droit de souveraineté et l’autodétermination restauré à ceux qui en ont été privés par la force. »

Churchill est contraint de signer ce texte en échange de la fourniture de matériel militaire destiné à combattre l’Allemagne nazie. Rencontrant le sultan du Maroc, Mohammed V à la conférence d’Anfa- Casablanca, en janvier 1943, le président Roosevelt en personne fit comprendre au sultan que les Etats-Unis pourraient éventuellement appuyer une indépendance du Maroc où les capitaux américains s’investiraient largement.

L’ONU (Organisation des Nations unies) créée à l’occasion de la conférence de San Francisco (avril-juin 1945) reprend à son compte l’anticolonialisme

de Roosevelt et de Staline. Résolution de l’ONU sur la décolonisation, 16 décembre 1952 Les états membres de l’Organisation doivent reconnaître et favoriser la réalisation, en ce qui concerne les populations des territoires sous tutelle placés sous leur administration, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et doivent faciliter l’exercice de ce droit aux peuples de ces territoires, compte tenu des principes et de l’esprit de la charte des Nations Unies en ce qui concerne chaque territoire et de la volonté librement exprimée des populations intéressées, la volonté de la population

étant déterminée par voie de plébiscite ou par d’autres moyens démocratiques, reconnus, de préférence sous l’égide des Nations unies."

 

Merci SC de montrer que la décolonisation avait pour but de servir l’impérialisme américain et le néo-colonialisme américain... Là tu montres le vrai visage de la décolonisation, loin de ta vision idyllique de la décolonisation.

 

 

  • Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata sont des répressions sanglantes d'émeutes nationalistes qui sont survenues en mai 1945 dans le département de Constantine, en Algérie française.
Elles débutent le 8 mai 1945. Pour fêter la fin des hostilités de la Seconde Guerre mondiale et la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d'abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Mais à Sétif un policier tire sur un jeune scout musulman tenant un drapeau de l'Algérie et le tue, ce qui déclenche une émeute meurtrière des manifestants, avant que l'armée n'intervienne.
Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre des victimes autochtones, difficile à établir, est encore sujet à débat en 2012. Les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165. Un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés. Le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts. Suivant les historiens, le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 15 000 victimes. Pour Antoine Benmebarek, l'administrateur chargé de la région de Sétif lors du massacre, il s'élèverait à 2 500 morts.
Commémorée chaque année en Algérie, elle « a servi de référence et de répétition générale à l'insurrection victorieuse de 1954 »Charles-Robert Ageron, « [Les Troubles du Nord Constantinois en mai 1945 : une tentative insurrectionnelle ? » dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n°4, octobre 1984, p. 112]. L'ambassadeur de France en Algérie, dans un discours officiel à Sétif en février 2005, a décrit cet évènement comme une « tragédie inexcusable ».

  • Jusqu’en 1954, le calme semble être revenu pour l’essentiel, mais l’Algérie n’est ni l’objet de réformes politiques ni d’investissement pour sortir la population de sa pauvreté. En 1954, le pétrole n’a pas encore jailli du Sahara et l’essentiel des richesses sont agricoles ou minières. Le 1er novembre 1954, des bombes sautent dans plusieurs villes d’Algérie, tuant sept personnes, le mitraillage d’un autobus provoque la mort d’un couple d’instituteurs et de deux musulmans. C’est la « Toussaint rouge ». L’action est revendiquée par un mouvement jusqu’alors inconnu, le F.L.N. (Front de libération nationale) notamment dirigé par Ahmed ben Bella. La réaction du gouvernement français est sans équivoque. Le Ministre de ’Intérieur, François Mitterrand déclare à cette occasion « L’Algérie c’est la France ». Quant au Président du Conseil, Pierre Mendès France qui venait de négocier le départ de la France de l’Indochine, l’indépendance du Maroc et de la Tunisie, il décide de donner un coup d’arrêt au processus d’indépendance en Afrique du Nord et prend la décision de renforcer les moyens militaires de la région.

 

Bon, sur les massacres de Sétif, les gauchos livrent une version bidon de ce qui s'est passé : 

 

http://www.prechi-precha.fr/la-verite-sur-les-massacres-du-8-mai-1945-a-setif-video/

 

- "La visite à Sétif d'un membre du gouvernement français est à la fois une insulte à l'histoire et une faute politique car, pour les autorités algériennes, la "répression de Sétif" est l'emblématique exemple de la "barbarie coloniale française". Retour sur les faits.

 
Le 8 mai 1945, à Sétif, dans le Constantinois, des militants du PPA (Parti du peuple algérien), interdit depuis 1939 et maintenu dans la clandestinité, décidèrent de profiter des commémorations de la capitulation allemande pour tenter un coup  de force (Benmebarek, 2010). Pour maintenir l'ordre, les autorités disposaient de 40 policiers dont environ un tiers d'indigènes, de 20 gendarmes et de 4 compagnies militaires d'instruction composées de recrues locales (Jauffret, 1987, Benmebarek (2010). Quand la police décida de faire retirer une bannière réclamant l'indépendance de l'Algérie, un coup de feu fut tiré et la manifestation dégénéra. Les civils français furent pourchassés et massacrés, non par une foule hystérique comme cela est trop souvent dit, mais par des commandos de tueurs très mobiles et très organisés qui commirent des meurtres à travers la ville. Le bilan fut de 21 Européens tués et de 36 blessés. Au même moment, et donc sans lien avec la manifestation de Sétif, d'autres massacres se déroulèrent dans la région, à Périgotville, Amouchas, Kerrata, Chevreul, Sillègue, Canrobert, Lafayette, Ampère, Davoust, ainsi que dans les maisons forestières isolées de Tamsout, Aïn Settah et Tamentout où 81 victimes européennes furent à déplorer. Parmi elles, les administrateurs Rousseau et Bancel enlevés et assassinés sur la route  Sétif-Bougie et l'abbé Navarro abattu dans le village d'El Ourica, à 12 kilomètres de Sétif. Au total, 102 Européens furent assassinés (Vétillard, 2008; Benmebarek 2010).
Des renforts arrivèrent de Constantine et de Philippeville. Si 10 000 hommes furent déployés dans tout le Constantinois, seulement 3700 -dont des tirailleurs algériens- le furent dans la subdivision de Sétif, la plus vaste, la plus difficile d'accès et la plus touchée de la Division territoriale de Constantine.
 
Aussitôt la nouvelle des tueries connue, le communiste Maurice Thorez, vice-président du Conseil de gouvernement présidé par le général De Gaulle, lança de véritables appels au meurtre et à la répression. Le 12 mai, le Parti communiste distribua un tract dans les villes d'Algérie dans lequel il demandait de " passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l'émeute. Il ne s'agit pas de vengeance ni de représailles. Il s'agit de mesures de justice. Il s'agit de mesures de sécurité pour le pays".
 
Heureusement, l'armée garda raison et la répression, réelle, n’eut  pas l’ampleur que lui donnèrent par la suite les nationalistes algériens. Ces derniers avancèrent un bilan de 40 000 victimes, chiffre lancé sans vérification par une source diplomatique américaine favorable aux indépendantistes (Vétillard, 2008). Le FLN alla ensuite jusqu'à parler de 70 000 morts... Certains historiens avancent quant à eux le chiffre de 6000 à 6500  morts tout en soulignant qu'il s'agit là d'une estimation  « haute » (SHD, 1990 ; Vétillard, 2008). Quant au préfet Benmebarek (2010), il estime que le nombre des morts serait d'environ 2500.
Comme il n'y eut pas de ratissages en raison des faibles moyens dont disposait l'armée, l'on voit mal comment 3700 hommes dispersés sur de vastes territoires auraient pu tuer des dizaines de milliers de personnes. Et où les corps auraient-ils été enterrés? Nul doute que si des charniers avaient existé, les actuelles autorités algérienne se seraient empressées de les montrer...
 
Ce qui s’est passé à Sétif est donc à la fois bien connu des historiens et très éloigné de cette histoire officielle algérienne si complaisamment relayée par la gauche française. Le préfet Benmebarek qui a vécu dans la région et qui a donné une excellente analyse des évènements (2010) explique que nous sommes en réalité en présence d'un soulèvement raté qui devait être suivi d’une insurrection dans toute l’Algérie, mais, comme la coordination fut mal assurée, seule la région de Sétif fut touchée. Ce fut en quelque sorte une répétition des évènements de la Toussaint 1954 que la IV° république fut incapable d’anticiper. 
 
Dès 1962, les autorités algériennes s’engagèrent dans une entreprise d'écriture de l’histoire officielle de la lutte pour l’indépendance présentée comme le soulèvement d’un peuple unanimement dressé contre le colonisateur français[2]. Puis, durant la terrible décennie 1990, quand l’Algérie, alors en pleine guerre civile, fut au bord de l’implosion, ses dirigeants recherchèrent des thèmes d’union nationale qu'ils trouvèrent dans la dénonciation des "crimes" commis par la France. Dénonciation d'autant plus facile qu'en France même, des relais culpabilisateurs existaient. La manœuvre eut son point d’orgue en 1995 avec la célébration du cinquantenaire des évènements de Sétif. Une campagne fut alors orchestrée autour de la projection sur la chaîne Arte d’un film de Mehdi Lallaoui et Bernard Langlois intitulé Le massacre de Sétif.
Depuis, et je viens de le dire, Roger Benmebarek (2010) a publié une étude fondamentale qui met un point final à la question. Pour les historiens, et dans l'état actuel des connaissances, le sujet est donc clos.
 
Voilà pourquoi la décision de François Hollande d'envoyer un membre de son gouvernement à Sétif est une provocation. Ce faisant, le président de la République montre  à la fois son aveuglement historique et son sectarisme politique puisqu'il cautionne la re-écriture de l'histoire faite par les autorités algériennes. Au prix d'une nouvelle humiliation de la France."

http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/04/setif-mai-1945-encore-une-provocation.html

 

 

 

Je cite ce qui est écrit dans ton lien : 

Doivent être aussi pris en compte environ des militaires français enlevés et parfois torturés, comme André Aussignac, cas rapporté le 19 novembre 1963 par le sénateur Etienne Dailly81.
L’historien Jean-Jacques Jordi dans son ouvrage Un silence d’État (Soteca-Belin) paru en octobre 2011, dévoile des centaines d’archives interdites d’accès82 et révèle une « autre » guerre d’Algérie, où les « héros de l’indépendance » – tout du moins une partie d’entre eux – livrent la face obscure de leurs méthodes : enlèvements de masse (il reste aujourd'hui près de 4000 disparus dont les corps n'ont jamais été retrouvés), viols, tortures (par électricité, par noyade, par introduction de corps étrangers dans l'anus, lèvres et nez coupés...), actes de barbarie (la découverte de dizaines de charniers confirme selon l'historien ces pratiques).... Jusqu’à ces « quarante Européens séquestrés » jusqu’à ce que mort s’ensuive pour servir de « donneurs de sang » aux combattants FLN.
Ces tortures, que Jean-Jacques Jordi qualifie de « systématiques », vont durer longtemps après l'indépendance : ainsi dans son livre L'Algérie à l'épreuve du pouvoir (1962-1967), paru chez Grasset en 1967, Hervé Bourges reconnaît en effet page 234 : « On a torturé sous Ben Bella, on torture davantage sous Boumedienne : voilà la triste évidence. La torture, si souvent dénoncée et à plus d'un titre rejetée par la grande majorité des Algériens comme un acte de barbarie dont ils ont été longtemps les victimes, est devenue une institution ... elle est largement pratiquée dans les locaux de la police, dans les caves de la sécurité militaire ... les arrestations et les séquestrations deviennent monnaie courante. L'individu est bafoué dans ses droits, humilié dans sa dignité. »
Photo extraite de la brochure de propagande Aspects véritables de la rébellion algérienne publiée en 1957 par le Gouvernement général de l'Algérie et censée représenter deux musulmans torturés et décapités par les « rebelles » du FLN.

 

 

SC conclue ainsi : 

 

CONCLUSION
La métropole recevra à la fin de la guerre d'Algérie en l’espace de quelques mois plus de 800 000 pieds noirs auxquels s’ajoutent environ 15 000 à 20 000 harkis et leurs familles, les autres, c’est-à-dire la majorité, ayant été abandonnés par la France à la vengeance du FLN (plusieurs dizaines de milliers de morts).
Le conflit coûta vraisemblablement la vie à 300 000 à 400 000 Algériens, 30 000 militaires français comptabilisés avec certitude, peut-être 90 000 harkis et environ 5 000 civils européens. L'Algérie va sortir de la guerre totalement exsangue. De nombreuses infrastructures ont été détruites, parfois par le FLN lui-même, et le pays a perdu l’essentiel de ses cadres (administrateurs, professeurs, médecins, tous d’origine européenne-du fait de l'organisation Coloniale même),tel a été le prix de son indépendance.
Tel a été le prix des "bienfaits de la colonisation"...

 

En effet les nombreux cadres (administrateurs, professeurs, médecins...) qu'il y avait en Algérie grâce à la France, faisaient partie des bien-faits de la colonisation qui ont été balayés par la décolonisation. 

 

Enfin, SC cite ces propos :

 

“A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification. J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries,

de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer.

Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.

Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.”

Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

 

"sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées." veut dire sociétés archaïques, sauvages, tribales, barbares et arriérées devenues civilisées.

 

"Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse."

La population africaine est passé entre 1850 et 1970 de 110 millions d'habitants à 366 millions d'habitants : https://en.wikipedia.org/wiki/World_population#Past_population

Bref, la colonisation n'a pas tué grand monde, au contraire et c'est tant mieux que les africains ont "perdu" leur culture et religion... ça a mis fin au cannibalisme et aux sacrifices humains, ils ont arrêté de manger des chenilles, ont eu une meilleure éducation, ont eu une culture + raffinée, ont eu des meilleurs habitats que des huttes en boue et ont arrêté de se balader à poil ou à moitié à poil.

 

 

 

 

DEBUNKED !!!!



24/02/2017
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