Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Décodons les décodeurs : les intoxs de Le Monde sur "l'égalité" de traitement entre autochtones et migrants

Réponse à cet article niant la préférence discriminatoire étrangère : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/07/les-intox-du-fn-sur-les-privileges-des-migrants-face-aux-francais_5026857_4355770.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook&utm_term=Autofeed#link_time=1478543320

 

1. L’agriculteur qui « vit avec 284 euros par mois »
CE QUE DIT LE FN

 

POURQUOI C’EST FAUX
Aucun détail n’est donné sur « Pierre », l’agriculteur en retraite, mais cette présentation est pour le moins étonnante. Toute personne de nationalité française de plus de 65 ans qui réside dans le pays peut en effet bénéficier au minimum de l’Allocation de solidarité aux personnes âges, qui représente 801 euros par mois pour une personne seule sans revenus. Bien au-delà des 284 euros avec lesquels l’agriculteur retraité vivrait, selon le FN.
Du côté des demandeurs d’asile, le chiffre de 330 euros mensuels correspond à l’Allocation pour demandeur d’asile versée à une personne seule sans place d’hébergement (le montant est de 204 euros avec hébergement). Cette aide ne concerne que le cas de l’asile, pas les autres migrants.
Plus largement, les exploitants et salariés agricoles n’ont pas un régime de retraite des plus favorables. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement a engagé en 2013 un plan de rattrapage des petites retraites du secteur. Mais il est dans tous les cas erroné d’affirmer qu’un agriculteur retraité serait moins bien loti qu’un migrant qui touche 330 euros par mois.

 

Les gauchos pour nier qu'un agriculteur français est largement défavorisé par rapport à un migrant, évoquent le fait que le migrant peut avoir une alloc de minimum 204 euros par mois jusqu’à 330 euros par mois lorsqu’il n'a aucun hébergement, contrairement à l'agriculteur qui peut en avoir une de 800 euros par mois... sauf que :

 

1) Un migrant avec 204 euros par mois et un hébergement touche largement plus de 330 euros par mois et prés de 800 euros mensuels car un logement de taille modeste par rapport à la taille du ménage coûte bien souvent autours de 500 euros.

 

2) Les migrants avec leur alloc ainsi que leur blanchissement, alimentation et logement reçoivent l'équivalent de 1500 euros par mois : http://debunkonslegauchisme.blog4ever.xyz/decodons-les-decodeurs-des-migrants-touchent-bien-1500-euros-par-mois

 

3) Le Monde dit que les agriculteurs ont le droit à au moins 800 euros par mois, sauf que quelques lignes après, le Monde dit que les agriculteurs n'ont pas les mêmes conditions de retraite que les autres.

 

4) Un agriculteur pour toucher une retraite misérable a bossé toute sa vie en France et est vieux, alors que le migrant en étant jeune et sans avoir jamais bossé en France touche d'avantage.

 

2. Les migrants logés au détriment des étudiants
CE QUE DIT LE FN
POURQUOI C’EST TROMPEUR
Là aussi, aucune précision n’est donnée sur le cas de cette prétendue « Julie ». On sait en revanche sur quels critères le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lille gère son parc de logements étudiants, comme il l’explique sur son site Internet :
« Les logements sont attribués en priorité aux étudiants déjà logés qui demandent leur maintien dans la même résidence, aux étudiants boursiers gérés par Campus France, aux étudiants de niveau BAC + 5 et plus, puis aux étudiants dont le niveau d’études est le plus élevé. »
titre d’exemple, un étudiant enfant unique dont la famille gagne 25 000 euros annuels est boursier, selon le calculateur du Crous. C’est également le cas pour un foyer avec trois étudiants dans l’enseignement supérieur qui déclare 60 000 euros par an de revenus.
L’académie de Lille accueille environ 160 000 étudiants chaque année, selon les chiffres ministériels, pour seulement 10 175 places de logements au Crous de Lille. L’académie fait à ce titre partie des plus mauvais élèves en France, selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2015.
Tous les publics ne sont pas affectés de la même manière par cette situation. « Pour les étudiants boursiers, ça va, mais c’est très compliqué d’avoir accès aux logements étudiants pour les autres, surtout les étudiants étrangers », note Anouar Benichou, président du syndicat étudiant UNEF à Lille.
Quant aux migrants accueillis à Lille après le démantèlement du camp de Calais, il s’agit de « 80 bénéficiaires de l’asile, inscrits par ailleurs à l’université Lille-III », indique-t-on au Centre national des œuvres universitaires (Cnous). Par ailleurs, la résidence Galois sur le campus de Villeneuve-d’Ascq, qui accueille ces demandeurs d’asile, est vouée à la destruction et ne devait accueillir personne au cours de l’année universitaire 2016-2017. La nature du bâtiment utilisé ainsi que le faible nombre de cas concernés fait qu’il est pour le moins disproportionné d’imputer le manque de logements étudiants à Lille à ces demandeurs d’asile.

 

80 migrants sur 10 175 places de logement étudiant à Lille (0.79 % de migrants parmi les 10 175 étudiants hébergés à Lille), c'est énorme car il y a 1063 demandeurs d'asile pour 1 million de français (0.10 % de migrants parmi la population française, soit 7 x moins que dans les étudiants hébergés) : donc les migrants sont 7 fois surreprésentées dans la population étudiante hébergée.

 

3. Les logements sociaux « saturés par l’immigration »
CE QUE DIT LE FN
POURQUOI C’EST TROMPEUR
Le FN prend là aussi des libertés avec la réalité, pour plusieurs raisons :
1. Les Français ne sont pas privés d’aides. D’abord, le parti d’extrême droite occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, puis de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat.
2. Les migrants n’ont pas tous accès au logement social. Les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.
Quant aux nouveaux arrivants en France en situation régulière, ils étaient 26 % à occuper un logement social en 2010, selon des statistiques ministérielles. Sachant qu’ils paient dans ce cas un loyer, comme tout autre occupant.
Il faut également rappeler qu’un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee pour l’année 2012. Alors que les étrangers représentent 6,4 % de la population.
3. Les logements sociaux ne sont pas « saturés » uniquement à cause de l’immigration. Les ménages immigrés (naturalisés français compris) représentaient environ un résident en HLM sur six (16,5 %) en 2006, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

 

 

1. Ce que je retiens, c'est : "Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat."

 

2. - Le Monde dit que "seulement" 26 % des nouveaux arrivants sont dans un logements social, sauf que dans la population française en général, il n'y a pas 26 % de personnes qui habitent dans un logement social, mais beaucoup moins : "La France compte 4 760 500 logements locatifs sociaux au 1er janvier 20154. Ces logements représentent 19% du parc de logements et 15,7 % des ménages ont un HLM pour résidence principale5." https://fr.wikipedia.org/wiki/Logement_social_en_France

 

    - les migrants sans titre de séjour n'ont certes pas accès au logement social, mais ils ont quand même droit à des places dans des centres d’hébergement et hôtels. 

 

    - 1 sdf sur 2 est étranger, mais les sdf étrangers sont beaucoup plus aidés et pris en charge par l'Etat que les sdf autochtones :

 

"Les 81 000 adultes sans domicile usagers des services d’aide étaient accompagnés de 30 000 enfants. En incluant les 8 000 personnes sans domicile des communes rurales et des agglomérations de moins de 20 000 habitants et les 22 500 personnes dépendant du dispositif national d’accueil des étrangers (essentiellement les CADA), on estime  qu’environ 141 500 personnes étaient sans domicile en France métropolitaine. "

 

"Les hôtels accueillent principalement des étrangers (73 % des résidents francophones) ; ces derniers sont également nombreux parmi les sans-abri (45 % des sans-abri).  Les femmes étrangères sont souvent hébergées en hôtel (33 %, contre 7 % de femmes françaises), particulièrement quand elles ont des enfants ; elles sont moins souvent en logement associatif (33 %, contre 55 % des femmes françaises). Les hommes étrangers vivant seuls connaissent des conditions de logement encore plus précaires (sans-abri ou dans un centre qu’il faut quitter le matin) que les femmes étrangères seules."

 

Insee

 

3. Les ménages immigrés représentent 16.5 % des hlm occupés, mais ils sont seulement 8 % de la population, soit 2 fois moins : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T12F037

 

 

 

 

Debunked !!!



07/11/2016
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