Débunkons le gauchisme

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Décodons les décodeurs : "les migrants n'envahissent pas la France"

Réponse à cet article de Le Monde niant le grand remplacement : //www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/10/05/idee-recue-n-1-les-migrants-envahissent-la-france_5008359_4355770.html

 

Cet article est un élément d’une série en six volets sur les idées reçues concernant les migrants, que vous pourrez retrouver tout au long de la semaine.
Les migrants en situation irrégulière sont, par définition, difficiles à dénombrer. Outre les migrants n’ayant jamais entamé de démarches, un certain nombre de déboutés du droit d’asile ne sont pas effectivement expulsés. La Cimade, un des grands services de soutien aux étrangers, a calculé qu’en moyenne 10 % des déboutés du droit d’asile sont renvoyés. Mais ce chiffre n’est qu’une estimation.
Si l’on regarde les statistiques des demandes d’asile et admissions sur près d’un demi-siècle, la France a, en effet, accordé un nombre record de 19 506 asiles l’an dernier, record lié à la guerre en Syrie et à des conflits plus anciens (SoudanIrakAfghanistan).
Mais, d’une part, ces droits d’asile ne représentent qu’environ 30 % des demandes, ce qui se situe dans la moyenne des années précédentes. Et, rapportées à la population (plus de 66 millions de personnes), non, elles ne peuvent être résumées à une « invasion ».
Rapportée à la population, la part des demandes d'asile n'est pas si élevée en France
Nombre de premières demandes d'asile enregistrées pour un million d'habitants de plusieurs pays de l'Union européenne en 2015 (seuls quelques Etats ont été représentés, à comparer avec la moyenne de l'UE).
 
 
D’ailleurs, le parcours pour obtenir un titre de séjour reste long (216 jours de délai de traitement des demandes en moyenne) et complexe :
  • selon l’origine géographique du demandeur, le dossier est monté à titre de réfugié, d’apatride, sous le régime de protection subsidiaire, ou encore en procédure accélérée ;
  • les migrants peuvent être « dublinés », c’est-à-dire, aux termes du règlement de Dublin, être renvoyés dans le pays européen où ils ont laissé leurs empreintes avant leur arrivée en France ;
  • les préfectures font parfois barrage en limitant le nombre de procédures, en délivrant des informations incomplètes, en ne les traduisant pas, en refusant la domiciliation auprès d’une association…
  • si sa demande d’asile n’est pas acceptée, le migrant peut se tourner vers une instance d’appel : la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui peut demander un nouvel examen. Or, la CNDA est encore plus engorgée que l’Ofpra : les délais peuvent s’étaler sur deux ans, voire plus…
Quant au regroupement familial, il répond, lui aussi, à des contraintes très précises de résidence et de vie commune. Cette procédure, souvent critiquée comme une porte béante à l’immigration, a concerné moins de 12 000 personnes en 2015, un chiffre stable sur dernières années.

Petit lexique de l’immigration

  • Immigré et étranger : un étranger peut être né en France (une personne née sur le sol français de parents étrangers, qui n’a pas la nationalité française à sa naissance, n’est pas immigrée), alors qu’un immigré est forcément né à l’étranger.
  • Nationalité et séjour : on peut vivre en France pour des raisons familiales, économiques, professionnelles, scolaires, humanitaires (donc y faire un séjour plus ou moins long)… sans posséder la nationalité française. Néanmoins, on peut faire la demande pour l’acquérir (par mariage, par filiation, ou par naturalisation).
  • Demandeur d’asile et réfugié : tout étranger peut demander une protection à la France contre des persécutions dans son pays d’origine, pour des motifs religieux, politiques ou autres. Tant que la procédure est en cours, il est demandeur d’asile. S’il l’obtient, il passe sous le statut de réfugié.
  • Regroupement familial : ce dispositif concerne les étrangers vivant en France. En revanche, les immigrés qui ont acquis la nationalité française et veulent faire venir conjoint ou enfant(s) se situent dans le cadre du droit au séjour.
  • Sans-papiers : l’expression « sans-papiers » désigne les personnes présentes en France sans en avoir le droit, donc de manière irrégulière. Par définition, on ne sait pas combien ils sont sur le territoire, ni depuis combien de temps, ni combien arrivent chaque année.
Répartition de la population vivant en France
Répartition de la population vivant en France Les Décodeurs

 

1) Il n'y a pas 9 % d'immigrés en France, mais plus de 30 % si on compte les descendants des immigrés :

 

Selon l'INED, et sur la base du recensement de 1999, parmi la population vivant en France, environ 13,5 millions de personnes ont une origine étrangère totale ou partielle sur trois générations, soit 23 % de la population5Gérard Noiriel estime en 2002 qu'environ un tiers des Français ont « une ascendance étrangère » si l'on remonte aux arrière-grands-parents6. En 2011, selon un article de Michèle Tribalat, on comptait 8,7 % d'immigrés, 19,2 % de personnes d'origine étrangère sur deux générations et près de 30 % sur trois générations7

https://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_en_France

 

2) Quelques dizaines de milliers de réfugiés par an, ce n'est pas grand chose selon Le Monde, mais ajoutés à 14 millions d'extra-européens déjà installés en France, c'est beaucoup.

 

3) Avec le droit d'asile octroyé à 20 000 "réfugiés" tous les ans, ça fera 800 000 "réfugiés" supplémentaires installés sur notre sol au bout de 40 ans... ce qui représente 2 % de la population française autochtone (les 70 % d'habitants de notre pays qui n'ont pas de grand-parent immigré).

Et si on compte en plus les enfants qu'ils pondent (https://fr.wikipedia.org/wiki/Natalit%C3%A9_en_France#F.C3.A9condit.C3.A9_des_femmes_immigr.C3.A9es), ainsi que les gens de leur famille qu'ils font venir par le regroupement familial... on n'obtient pas un chiffre de 800 000 immigrés supplémentaires accueillis en 40 ans, mais un chiffre de plusieurs millions.

 

4) Beaucoup de demandeurs d'asile qui n'ont pas obtenu le droit d'asile sont quand même en France (immigration illégale).

 

5) 1 nouvelle demande d'asile pour 1000 habitants chaque année, ce n'est pas beaucoup, mais multiplié par 40 ans, nous avons 40 nouvelles demandes d'asile pour 1000 habitants (donc, on a 4 % de la population française et plus de 6 % de la population autochtone, remplacées par uniquement les demandeurs d'asile en 40 ans).

 

6) L'immigration massive ne se résume pas aux "réfugiés". Les réfugiés seuls ne forment pas une immigration ultra-gigantesque (bien que non-négligeable), mais ajoutés aux autres immigrés, ils forment une immigration ultra-massive.

 

 

Debunked !!!



06/10/2016
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