Débunkons le gauchisme

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Décodons les décodeurs : "les sdf sont autant logés que les migrants"

Réponse à cet article de Le Monde : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1455

 

Cette idée reçue fait référence au logement en hôtel de certains migrants étrangers, alors que des Français sans domicile seraient obligés de vivre dans la rue. Il ne s’agit pas ici d’opposer ces deux situations.
Force est de constater cependant qu’un ressortissant français aura en principe accès à un parc d’hébergement spécifique (hébergement d’insertion, places d’allocation logement temporaire, places de stabilisation…), en plus du logement social (grâce à l’intermédiation locative par exemple) et de l’hébergement d’urgence, partagés avec les migrants.
Le ministère du logement précise d’ailleurs : « Nos concitoyens (…) ne doivent évidemment pas avoir l’impression que [l’accueil des migrants] se fait à leur détriment. Pour les dispositifs, très majoritaires, qui mobilisent des places dans le parc social, les logements vacants situés en zones détendues seront privilégiés. »
Les migrants sont le plus souvent logés dans des conditions précaires : tentes et abris de fortune, comme en témoignent les camps de Calais et à Paris. A quoi ont-ils droit, selon leur statut ?
  • Migrant en situation irrégulière : il pourra être hébergé, avant même le dépôt d’un dossier, dans l’un des centres d’accueil et d’orientation (CAO) ouverts à l’automne 2015 pour désengorger la « jungle » de Calais. Ces centres sont répartis sur l’ensemble du territoire, dans des casernes, des résidences universitaires, centres de vacances, auberges de jeunesse… Mais le manque de traducteurs et d’accompagnement sur place incite nombre de migrants à les quitter rapidement.
Il existe aussi des centres de transit comme à Calais, où le centre d’accueil provisoire (CAP) consiste en 125 conteneurs empilés et numérotés derrière des grillages. Ils peuvent accueillir au total 1 500 personnes réparties en dortoirs de douze lits.
  • Migrant en cours de régularisation : s’il veut rester en France et qu’il dépose une demande de régularisation, un migrant peut être accueilli pour toute la durée de l’étude de son dossier dans l’un des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA). Durant la période d’attente, entre le premier rendez-vous en préfecture et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour (APS), les demandeurs d’asile sont dirigés vers l’hébergement d’urgence (HUDA).
  • Mineurs isolés étrangers demandeurs d’asile : ils sont accueillis par les conseils départementaux en foyer de l’enfance, ou dans des établissements du secteur associatif, adossés au dispositif des CADA.
Une partie de l’hébergement de ces dispositifs correspond à un type d’hébergement dit « éclaté », dans des appartements ou des hôtels. Mais les chambres d’hôtel ne sont réquisitionnées que par manque de places dans les structures collectives, comme le dénonçait récemment un rapport sénatorial.
  • Réfugié : une fois ce statut obtenu, le migrant a le droit de rester dans le centre pendant encore trois mois (renouvelable une fois). Puis, il peut demander à bénéficier d’une place en centre provisoire d’hébergement (CPH) pendant une période de neuf à douze mois.
  • Demandeur d’asile sous procédure Dublin (réglementation européenne qui contraint de retransférer le migrant vers le premier pays de l’Union où il a posé le pied) : il n’a droit, de façon temporaire, qu’à un hébergement d’urgence de droit commun, par exemple un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) réservé aux sans-abri, sans orientation ni allocation d’aide.

 

Déjà : "Une partie de l’hébergement de ces dispositifs correspond à un type d’hébergement dit « éclaté », dans des appartements ou des hôtels. Mais les chambres d’hôtel ne sont réquisitionnées que par manque de places dans les structures collectives, comme le dénonçait récemment un rapport sénatorial."

C'est toujours mieux d'être logé en chambre d'hôtel que dans une structure collective.

 

Et "Les migrants sont le plus souvent logés dans des conditions précaires : tentes et abris de fortune, comme en témoignent les camps de Calais et à Paris. A quoi ont-ils droit, selon leur statut ?"

Ce n'est plus vraiment le cas, le gouvernement est en train de tous les répartir dans des structures d'accueil.

 

Ensuite, je ne vois pas en quoi évoquer les différents "droits" des "réfugiés" ainsi que les conditions de leur hébergement enlèvent le fait qu'ils sont plus aidés que les sdf ? Au contraire, ça montre qu'ils peuvent bien être assistés par l'Etat.

 

*****

 

Le Monde pour nier que les migrants sont favorisés, évoque les dispositifs existants pour les sdf... certes, des dispositifs existent pour les sdf, mais Le Monde en aucun cas démontre que les sdf en proportion son autant pris en charge par les divers dispositifs que les migrants.

 

De surcroît, beaucoup de sdf sont aucunement pris en charge par l'Etat et périssent dans la rue livrés à eux-mêmes... Or, ces sdf non-pris en charge pourraient être aidés avec les moyens limités que l'on alloue aux migrants.

 

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Enfin, ce sont les sdf étrangers qui bénéficient le plus des moyens alloués par l'Etat aux sdf :

 

Les hôtels accueillent principalement des étrangers (73 % des résidents francophones) ; ces derniers sont également nombreux parmi les sans-abri (45 % des sans-abri).  Les femmes étrangères sont souvent hébergées en hôtel (33 %, contre 7 % de femmes françaises), particulièrement quand elles ont des enfants ; elles sont moins souvent en logement associatif (33 %, contre 55 % des femmes françaises). Les hommes étrangers vivant seuls connaissent des conditions de logement encore plus précaires (sans-abri ou dans un centre qu’il faut quitter le matin) que les femmes étrangères seules.

 

Les 81 000 adultes sans domicile usagers des services d’aide étaient accompagnés de 30 000 enfants. En incluant les 8 000 personnes sans domicile des communes rurales et des agglomérations de moins de 20 000 habitants et les 22 500 personnes dépendant du dispositif national d’accueil des étrangers (essentiellement les CADA), on estime  qu’environ 141 500 personnes étaient sans domicile en France métropolitaine. L’augmentation depuis 2001 est de l’ordre de 50 %. La suite de l’étude porte uniquement sur les 66 300 adultes francophones sans-domicile des agglomérations d’au moins 20 000 habitants.

 

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1455

 

 

 

 

 

 

Debunked !!!!



13/10/2016
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