Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Féminisme Hitlérien

 

Réduire le rôle de la mère dans l'éducation des enfants au profit de l'État et du parti[modifier | modifier le code]

 

Sous le national-socialisme, l'éducation tend à être progressivement retirée aux familles au profit de l’État. Le national-socialisme souhaite embrigader la jeunesse grâce à des organisations contrôlées par l’État et le parti.

 

Au mépris des anciennes traditions éducatives, il incite les enfants à se rebeller contre leurs parents et à les dénoncer si ces derniers s'opposent au régime : ceci sera d'ailleurs le thème du film Le Jeune Hitlérien Quex.

 

Le national-socialisme n'exalte pas la famille traditionnelle : plus que la femme comme principale éducatrice et responsable de ses enfants, c'est la procréatrice que le régime célèbre, comme en témoigne la création des Lebensborn.


Source

 

 

 

 

Il n'est pas possible de faire un raccourci mental avec les sociétés conservatrices et patriarcales qui prévalaient par exemple sous le Deuxième Empire : en effet, le caractère totalitaire du régime éloigne la conception faite des femmes d'une mise à l’écart de la société. Au contraire, celles-ci doivent y participer au premier plan en tenant le rôle de mère et d'épouse : Nathalie de Voghelae note que « le nazisme considère la femme comme la mère du peuple »82. Le fait que l'embrigadement des femmes (Bund Deutscher Mädel puis Frauenschaft) soit si organisé, ne permet pas de reléguer les femmes à ce qu'elles pouvaient être au xixe siècle. Sans doute, un électorat conservateur et une frange de la population très critique vis-à-vis de l'image de la femme émancipée des années 1920 trouvera dans le nouveau régime une certaine satisfaction. Mais les buts sont différents, et on demande à chaque femme de prendre part dans la construction du « Reich de 1000 ans ». La liberté féminine s'en trouve dès lors nécessairement réduite, et Heide Schlüpmann a dès lors raison de dire dans Frauen und Film, que les films de Leni Riefenstahl (la réalisatrice officielle du régime) « valorisent une telle négation de la sexualité féminine et ne proposent en fait aux femmes que l'image d'une autonomie trompeuse ».

 

(...)

Embrigadement des femmes[modifier | modifier le code]

Des jeunes filles de la BDM faisant de la gymnastique en 1941.

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Jungmädelbund et Bund Deutscher Mädel.
 

L'éducation des filles n'est pas négligée et les garçons et les filles sont mis sur le même pieds dès l'école. Elles sont encouragées à suivre des études secondaires mais peu à peu les cycles universitaires leur seront fermés. Elles doivent effectuer, à partir de 1935, un travail de six mois au bénéfice du service de travail féminin, le Frauenarbeitsdienst. Adolf Hitler lui-même déclare, le 12 avril 1942, que les écoles du Reich doivent rassembler « des garçons et des filles issus de toutes les classes » pour réunir « toute la jeunesse du Reich »76. Le manuel d'éducation Das kommende Deutschlandnote que « a) La Jungmädel (jeune fille) doit connaître la date et le lieu de naissance du Führer, et pouvoir raconter sa vie. b) Elle est capable de raconter l’histoire du mouvement et la lutte des SA et des Jeunesses hitlériennes. c) Elle connaît les collaborateurs vivants du Führer »76 ; il convient également qu'elles connaissent la géographie de l'Allemagne, ses hymnes ainsi que les clauses du traité de Versailles76.

 

L'éducation des filles implique également une éducation politique : alors qu'existent déjà des écoles élitistes d'études politiques, les Napola (Nationalpolitische Anstalten), une dévolue aux filles est ouverte en 1939, à Vienne, et une autre en 1942, à Luxembourg. Ces instituts n'ont pas vocation à faire rentrer les femmes dans la vie politique mais à doter les meilleures d'un bagage culturel important, d'économie ménagère, de sport et de tir pour pouvoir occuper les postes de direction relatifs aux affaires féminines, et surtout de remplacer les femmes de l'élite nazie, qui selon Hitler « aujourd'hui ne sont plus au niveau de leurs maris »94 : elles obtiendraient à leur sortie le titre de Hohe Frau et permettraient de créer des « mariages nationaux-socialistes modèles »94. Cela concerne donc une toute petite minorité. Cependant, le 5 juin 1942, le ministre des Finances Lutz Schwerin von Krosigk, un homme politique conservateur, menace de couper les crédits à cette seconde école, si elle ne devient pas un simple internat pour adolescentes, rejetant toute éducation politique des filles. Adolf Hitler en décide autrement le 24 juin 1943, en promettant la construction de trois nouvelles Napola.

 

Membres de la BDM en camp de vacance à Wuxi, en République de Chine, en 1934.
 

Alors que les Jeunesses hitlériennes sont dévolues à organiser la vie extra-scolaire des adolescents masculins, lesJungmädelbund s'occupent des adolescentes de 10 à 14 ans et les Bund Deutscher Mädel (BDM), celles de 14 à 18 ans. Fondé en 1934, le mouvement est obligatoire91 à la suite de la loi du 1er décembre 1936. Il est dirigé de 1934 à 1937 par Trude Mohr, puis de 1937 à 1945 par la psychologue Jutta Rüdiger. Les jeunes filles sont amenées à certains travaux (œuvres sociales, sanitaires) ou agricoles (l’Ernteeinsatz, l'aide aux moissons) et faire du sport ; mais étonnement, comme le montre le manuel d'éducation Das kommende Deutschland, les performances physiques demandées sont parfois les mêmes que celles des garçons (par exemple, courir 60 mètres en moins de 12 secondes)76. Chaque mercredi soir, pour les filles de 15 à 20 ans, ont lieu les « soirées du foyer », pour discuter d'art et de culture105. Des camps de vacances (une semaine en été105), en Allemagne ou à l'étranger sont organisés. Il existe également un service obligatoire de six mois, le Reichsarbeitsdienst der weiblichen Jugend(Service National du Travail de la Jeunesse Féminine), complété en 1941 de six mois supplémentaires avec le Kriegshilfsdienst(pour l’effort de guerre)33. Pour les jeunes filles de 18 à 25 ans souhaitant trouver un travail est instituée en 1938 la Pflichtjahr, une année obligatoire de services agricole et domestique33.

 

L'embrigadement de cette jeunesse, qui se poursuit dans l'âge adulte n'est donc pas vraiment conservateur mais plutôt révolutionnaire : on ne cantonne pas les futures femmes à un rôle mal défini de femmes aux foyers comme autrefois, mais on tient à ce qu'elles soient éduquées comme les garçons dans le culte de la patrie pour, une fois adulte, devenir des femmes allemandes idéales. Ainsi, on les « arrache » au giron familial.

Vie adulte[modifier | modifier le code]

Si le NS-Frauenschaft exerce clairement un ascendant renvoyant les autres organisations à des branches subalternes, il est à noter qu'il existe aussi les Associations de bienfaisance national-socialiste (NSV), l'Œuvre de la femme allemande (Deutsches Frauenwerk) et ses annexes, l'aide pour la mère et l'enfant (Hilfswerk Mutter und Kind) ou encore la Section féminine du Front allemand du travail (Frauenamt der Deutschen Arbeitsfront)92.

Le NS-Frauenschaft[modifier | modifier le code]

Drapeau du Service du travail féminin (Frauenarbeitsdienst).
Article détaillé : NS-Frauenschaft.
 

Les femmes peuvent être membres du NSDAP, mais les débuts du parti n'admettent que des membres « utiles » (infirmières, cuisinières par exemple73). On compte ensuite 5 % de femmes en 1933 et 17 % en 193777. Mais depuis octobre 1931 existe laNS-Frauenschaft (NSF), l'organisation politique des femmes nationales-socialistes, qui vise avant tout à promouvoir l'idéal de la femme modèle du Troisième Reich ; à l'origine, elle était chargée de l'enseignement ménager73. Les jeunes filles le rejoignent dès 15 ans. Le 31 décembre 1932, la NSF compte 109 320 membres. En 1938, elle en compte 2 millions, correspondant à 40 % du nombre total des membres du parti. La NSF est dirigée par Gertrud Scholtz-Klink, qui porte le titre de Reichsführerin ; elle appelle les membres « mes filles » et acquiert sur elles une forte influence et un certain crédit. Ses vues rejoignent évidemment celle d'Adolf Hitler sur la femme, mais elle défend néanmoins l'accès pour certaines à des fonctions à responsabilité. Elle ne participe pas aux grandes réunions du parti mais est invitée aux congrès.

 

Des livres d'éducation sont édités dès 1934, souvent supervisés par la médecin Johanna Haarer, auteur notamment de La mère allemande et son premier bébé, largement diffusé et promouvant le rôle moteur de la mère allemande dans le régime en construction, ou Mère, parlez-lui d'Adolf Hitler (Mutter, erzhäl von Adolf Hitler), pour amener les femmes à inculquer à leurs enfants les valeurs du national-socialisme : « Vous devez encore tirer, vous, enfants, une leçon de la longue histoire que je vous ai racontée : vous, Fritz et Hermann, devez d’abord devenir des jeunes gens pleinement allemands, qui occupent leur place dans la Jeunesse hitlérienne, et plus tard des hommes allemands capables et courageux, afin que vous aussi soyez dignes d’avoir Adolf Hitler pour guide. Toi, Gertrud, tu dois être une vraie jeune fille allemande, une authentique jeune fille BDM, et plus tard une vraie femme et mère allemande, afin que toi aussi tu puisses à chaque instant regarder le Führer dans les yeux »106.

 

L'éducation ménagère est promue à travers le Frauenwerk (Œuvre féminine allemande), qui ouvre aux femmes « ethniquement pures » des cours thématiques. On remarque néanmoins que si elles sont nombreuses aux cours d'« éducation domestique, de gymnastique et de musique », elles désertent ceux qui visent à un enseignement antireligieux77.

La NS-Frauenschaft « ne joue aucun rôle politique et ne s'oppose pas à la perte des droits des femmes durement acquis. Elle défend le rôle de la mère de famille au foyer, consciente de ses devoirs au sein de la communauté du peuple. Pour autant, le cantonnement des femmes dans la sphère privée ne doit pas occulter leurs responsabilités sous le IIIe Reich [..] : on sait aujourd'hui que le Frauenbewegung [(mouvement féminin)] a pensé la place sociale de la femme au sein d'une communauté qui exclut les Juifs et exerce une mission civilisatrice en Europe de l'Est occupée pour préserver la race »107. Claudia Koonz note elle que « l’État nazi avait permis aux femmes de créer la plus grande organisation de toute l’histoire du féminisme, et cela avec la bénédiction d’un parti qui professait des idées d’un machisme flagrant »108.

Les femmes et les Églises[modifier | modifier le code]

En 1933, la majeure partie des associations féminines sont soit dissoutes, soit regroupées dans de plus grandes. Néanmoins, les associations religieuses (catholique et protestante) subsistent, et les réunions au presbytères de leur paroisse ou les œuvres de charités demeurent alors des champs sociaux important pour ces croyantes109.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

 À compter de 1943, le ministère de l'Économieintroduisit le Berufsausbildungsprogramm Ost, « programme de service du travail pour les territoires de l'Est » : il étendait, pour les membres de la Ligue des Jeunes Filles allemandes de la section Osteinsatz, les lois en vigueur dans le Reich allemand concernant la protection des mineurs et de l'emploi. Ces jeunes berlinoises, ici employées dans la Marche de Brandebourg pour des travaux agricoles110, allaient donc pouvoir agir dans les zones de repeuplement à l'Est, comme leur revue Das Deutsche Mädel les y incitait111.
 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, contrevenant temporairement à leurs affirmations passées (Adolf Hitler affirmait ainsi lors d'un discours devant des militantes du NS-Frauenschaft, le 13 septembre 1936 :« Tant que nous possédons une génération d'hommes en bonne santé – et nous, nationaux-socialistes, allons y veiller – l'Allemagne ne formera aucune section de lanceuses de grenades et aucun corps de tireuses d'élite »112), les nationaux-socialistes permettent à des femmes de rejoindre l'armée allemande. Elles ne combattent pas mais sont considérées comme des auxiliaires militaires, responsables des domaines logistiques ou administratifs, cela en raison du manque d'hommes, principalement envoyés au combat. D'autres également travailleront en usine ou dans l'enseignement militaire. Militaires, membres de la Reichsbahn (compagnie nationale des chemins de fer) ou de la Feuerwehr (pompiers), celles-ci portent des uniformes adaptés, notamment avec une jupe. Gertrud Scholtz-Klink déclare : « On entend souvent encore de la part des femmes les objections les plus diverses contre un travail dans les usines d'armement. La question de savoir si l'on peut demander ce travail à telle ou telle femme est aujourd'hui bien dépassée »113. Même, faisant référence au décret de janvier 1943, mobilisant les Allemandes de 17 à 45 ans, elle déclare en septembre de la même année, lors d'une conférence à Bad Schlachen : « Les femmes éduquées par la ligue féminine et mises à la disposition de la Wehrmacht ne doivent pas seulement dactylographier et travailler, mais aussi être des soldats du Führer »114.

 

Dans son discours du Sportpalast prononcé le  au palais des sports de Berlin, le ministre de la Propagande Joseph Goebbels exhorte les Allemandes au travail et à la sobriété :

  • « À quoi servent les salons de beauté qui encouragent le culte de la beauté et qui prend une quantité énorme de notre temps et de notre énergie? Ils sont superbes en temps de paix, mais une perte de temps en temps de guerre. Nos femmes et nos filles seront capables d’accueillir nos soldats victorieux sans leurs beaux atours de temps de paix ».
  • « C’est pourquoi nous embauchons les hommes qui ne travaillent pas dans l’économie de guerre et les femmes ne travaillant pas du tout. Ils ne peuvent pas et n’ignoreront pas notre demande. Le devoir des femmes est large. Ceci ne veut toutefois pas dire que seulement celles incluses dans la loi doivent travailler. Tous sont bienvenus. Plus de gens joignent l’effort de guerre, plus nous pouvons libérer des soldats pour le front ».
  • « Pendant des années, des millions de femmes allemandes ont travaillé avec brio en production de guerre et elles attendent impatiemment d’être rejointes et assistées d’autres femmes ».
  • « Particulièrement à vous les femmes, voulez-vous que le gouvernement fasse tout en son pouvoir pour encourager les femmes allemandes à mettre toutes leur forces au travail pour supporter l’effort de guerre, et pour laisser partir les hommes pour le front lorsque possible, aidant ainsi les hommes au front ? ».
  • « Les grandes crises et bouleversements de la vie nationale nous montrent qui sont les vrais hommes et femmes. Nous n’avons plus le droit de parler du sexe faible, puisque les deux sexes démontrent la même détermination et la même force spirituelle ».

La mobilisation des femmes dans l'économie de guerre reste toutefois limitée : le chiffre des femmes exerçant une activité professionnelle en 1944 est quasiment inchangé par rapport à 1939, soit 15 millions ; contrairement à la Grande-Bretagne, la mise à l'emploi des femmes ne progresse pas et seules 1 200 000 d'entre elles travaillent dans l'industrie d'armement en 1943, avec des conditions de travail très dures et souvent mal accueillies par les patrons, qui déplorent leur manque de qualification115. Le ministre Albert Speer considère toutefois que cette politique aurait dû être plus approfondie : « Hitler aurait pu avoir sans difficulté au milieu de l’année 1941 une armée deux fois mieux équipée… si seulement les mêmes mesures que celles qui avaient cours pour le travail féminin en Angleterre et aux États-Unis avaient été appliquées. Cinq millions de femmes aurait alors été disponibles pour l’industrie de l’armement ; et, avec trois millions de soldats en plus, Hitler aurait pu faire former de nombreuses divisions »116.

Dans l'armée (Wehrmacht)[modifier | modifier le code]

Auxiliaires féminines de la Wehrmacht à Paris durant l'occupation (1940).
 

On compte, en 1945, 500 000 auxiliaires féminines dans l'armée allemande (Wehrmachtshelferinnen)79, que ce soit au sein de la Heer, de la Luftwaffe ou de la Kriegsmarine. Environ la moitié d'entre elles se sont portées volontaires, les autres ayant effectué un service obligatoire lié à l'état de guerre (Kriegshilfsdienst). Elles faisaient partie, au même titre que les prisonniers de guerre volontaires (Hiwis), du personnel auxiliaire de l'armée (Behelfspersonal) et elles ont été affectées non seulement au sein du Reich, mais également, dans une moindre mesure, dans les territoires occupés, comme par exemple dans l'administration du territoire polonais, en France, et plus tard en Yougoslavie, en Grèce et en Roumanie117.

Elles ont essentiellement exercé :

  • comme opératrices de téléphonie, de télégraphie, de transmissions ;
  • comme employées administratives, dactylographes et messagères ;
  • dans la défense anti-aérienne, comme opératrices d'écoute, servantes des projecteurs de DCA, employées des services de météorologie, auxiliaires de la protection civile ;
  • dans le service de santé militaire, comme infirmières bénévoles de la Croix-Rouge allemande ou d'autres organismes de bienfaisance.

Dans la SS[modifier | modifier le code]

La SS-Gefolge est le pendant féminin des SS masculins (elles ne sont pas considérées comme des SS, mais des auxiliaire des SS), sur la base du volontariat, puis avec la durée de la guerre, au « Service d'urgence » (Notdienstverpflichtung). Les femmes SS appartiennent soit à la SS-Helferinnen, soit à la SS-Kriegshelferinnen. Les premières sont formées dans une école spéciale (voir ci-dessous), les autres bénéficient d'une formation plus courte. Elles sont littéralement des auxiliaires chargées des transmissions (téléphone, opératrices radio, sténographes) au sein de la SS et parfois dans des camps (il s'agit d'Aufseherin, voir à la section suivante). Il existe une hiérarchie interne à la SS-féminine, qui n'a donc pas de valeur sur les troupes masculines, bien que les termes désignant les titulaires parfois se rejoignent.

 

Une Reichschule SS (Reichsschule fïir SS Helferinnen Oberenheim), centre de formation pour la SS, mais ici réservé aux femmes, ouvre ainsi à Obernai en mai 1942, sur l'ordre d'Heinrich Himmler118. La formation est plus dure que pour les femmes enrôlées dans l'armée allemande, la Wehrmacht. En effet, elles devaient répondre à certains critères physiques, étant destinées à servir d'épouses modèles conformes aux canons physiques décidés par le régime : il faut être âgée de 17 à 30 ans et mesurer plus d'1,65 m, bien que sur le long terme, les conditions d'inscription fussent assouplies (limite d'âge portée à 40 ans et taille à 1,58 m), jusqu'à accueillir quinze élèves musulmanes118. Étaient à l'origine privilégiées les veuves de guerre avant de s'étendre à d'autres classes sociales. L'école ferme en novembre 1944, à cause de l'avancée des troupes alliées.

Dans les camps[modifier | modifier le code]

Dessin représentant une Aufseherin en uniforme.
Article détaillé : Aufseherin.
 

Des femmes sont également employées dans l'encadrement des camps de concentration nazis : ce sont les Aufseherin, appartenant généralement à la SS. Elles sont gardiennes, secrétaires ou infirmières. Il ne faut pas attendre le début de la guerre pour les voir arriver, certaines étant formées dès 1938 à Lichtenburg (à la suite du besoin de personnel consécutif à l'augmentation du nombre de prisonniers politiques après la Nuit de Cristal des 8 et 9 novembre 1938) ; après 1939, elles s'entraînent au camp de Ravensbrück, près de Berlin. Venant le plus souvent de classes sociales basse ou moyenne, elles exerçaient auparavant des professions classiques (coiffeuse, institutrice par exemple) mais restent, à l'inverse des hommes où le service est obligatoire, mues par un désir sincère de rejoindre le corps féminin SS, le SS-Gefolge. Sur les 55 000 gardiens de tous les camps nazis, on compte 3 600 femmes (soit environ 7 % des effectifs) ; néanmoins, aucune femme n'est autorisée à donner d'ordres à un homme.

 

Elles intègrent des camps à partir de 1942 (Auschwitz et Majdanek). L'année suivante, les Nazis commencèrent la conscription de femmes en raison de la pénurie de gardiens. Plus tard, durant la guerre, des femmes s'entraînèrent aussi à une échelle moindre dans les camps deNeuengammeAuschwitz (I, II et III), PlaszowFlossenbürgGross-RosenVught et Stutthof, mais ne servirent jamais dans les camps d'extermination de BelzecSobibórTreblinka ou Chelmno. Sept Aufseherinnen servirent à Vught, 24 servirent à Buchenwald, 34 à Bergen-Belsen, 19 à Dachau, 20 à Mauthausen, 3 à Dora-Mittelbau, 7 à Natzweiler-Struthof, 20 à Majdanek, 200 à Auschwitz et ses camps annexes, 140 à Sachsenhausen, 158 à Neuengamme, 47 à Stutthof, à comparer aux 958 qui servirent à Ravensbrück, 561 à Flossenbürget 541 à Gross-Rosen. Beaucoup de surveillantes travaillaient dans les camps annexes en Allemagne, quelques-unes en FranceAutriche,Tchécoslovaquie et Pologne.

 

 

Il existe une hiérarchie au sein des Aufseherin, les dernières étant évidemment les plus hautes :

  • Rapportaufseherin (chef Aufseherin),
  • Erstaufseherin (première gardienne),
  • Lagerführerin (chef de camp),
  • Oberaufseherin (inspectrice senior), poste seulement occupés par Anna Klein et Luise Brunner.

Source



23/09/2016
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