Débunkons le gauchisme

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Hoaxs de Le Monde sur les chemtrails

Le Monde possédée par La Banque Lazard a posté une série de hoaxs sur les chemtrails : //ecologie.blog.lemonde.fr/2014/08/11/les-chemtrails-un-hoax-climato-complotiste-persistant/

 

On en voit tous les jours qui zèbrent le ciel : pour la majorité d'entre nous, les traînées de condensation qui apparaissent dans le sillage des avions ne sont que de la vapeur d'eau. Mais dans les milieux conspirationnistes, ainsi que – il faut bien l'avouer – chez certains écolos ou militants de gauche, ces traces seraient plutôt la preuve de produits chimiques délibérément répandus à haute altitude par diverses agences gouvernementales et militaires qui chercheraient à modifier le climat et manipuler les populations. Alors, qu'en est-il ?
  • D'où vient la théorie complotiste des chemtrails ?
La théorie des chemtrails – contraction de chemical trails, littéralement traînées chimiques – est apparue aux Etats-Unis en 1996 après la publication d'une étude intitulée Le climat comme un multiplicateur de force : posséder le temps en 2025 rédigée par sept militaires de l'université de l'Air américaine à la demande de l'US Air Force. Les auteurs avaient alors entrepris de voir comment, en 2025, l'aviation américaine pourrait "maîtriser le climat", en agissant notamment sur les pluies, les brouillards et les tempêtes, dans le but de parvenir à une suprématie militaire et aéronautique. Ce document s'inscrit dans une recherche plus large de l'armée américaine amorcée à l'apogée de la guerre froide sur les armes climatiques et la guerre environnementale, ainsi que de travaux de scientifiques sur la géo-ingénierie – la modification de l’équilibre énergétique de la Terre pour lutter notamment contre le changement climatique – lancées dans les années 1950.
A partir de cette époque, l'idée commence à germer chez certains Américains et surdes sites complotistes que le gouvernement et les militaires américains répandent dans l'atmosphère des produits chimiques qui forment des nuages artificiels. Ceschemtrails seraient plus persistantes dans le ciel que les traînées de condensation (contrails, pour condensation trails) normalement laissées par les avions, et elles se formeraient à des altitudes inférieures aux couloirs aériens habituels. 
Contrairement aux vapeurs classiques, les chemtrails, affirment-ils, seraient composées de métaux lourds (particules d'aluminium ou de titane), de métaux alcalino-terreux (baryum, strontium, calcium), ou des polymères microscopiques néfastes pour la santé et l'environnement. Ils les accusent de  provoquer des problèmes respiratoires, et même, parfois, d'entraîner les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson.
Partout, des sitesforumspages Facebook éclosent sur le Web pour dénoncer ce complot. Les vidéos et photos montrant des chemtrails "anormales" se multiplient. Une application est même lancée pour indiquer – photos à l’appui, de manière participative – où elles se situent en temps réel dans le ciel.
Des associations se montent, comme l'institut de Clifford Carnicom, aux Etats-Unis, qui prétend produire des preuves et des études scientifiques, ou, en France,  l'Association citoyenne pour le suivi, l'étude et l'information sur les programmes d'interventions climatiques et atmosphériques (ACSEIPICA), qui déclare vouloir "pallier le déficit total d’information et de transparence sur les épandages aériens clandestins et, plus largement sur la géo-ingénierie". Des marches mondiales sont également organisées pour faire "éclater la vérité"la prochaine étant le 27 septembre. Dernière preuve de l'ampleur qu'il prend, le sujet s'est même invité au Parlement européen.
En 2012, le documentaire Why in the world are they spraying ? relance de plus belle la machine infernale des théories conspirationnistes. Son réalisateur, Michaël Murphy, y assène que les traînées résultent de particules d’aluminium pulvérisées à échelle planétaire par des avions dans le cadre d'un projet gouvernemental secret. Autre accusé : Monsanto, le géant américain des biotechnologies, qui épandrait des métaux lourds depuis le ciel pour forcer les agriculteurs à acheter des semences OGM rendues résistantes à l'aluminium.
  • Quels seraient les buts des chemtrails ?
Selon les partisans de la théorie des chemtrails, les "épandages" auraient plusieurs objectifs :
- Le contrôle du climat. Les chemtrails seraient l'une des techniques de géo-ingénierie. Selon les partisans de cette théorie, il pourrait s'agir soit de lutter contre le réchauffement climatique (les nuages ou particules artificiels, fonctionnant comme une sorte de bouclier, filtreraient ou réfléchiraient une partie des rayons du soleil), soit, au contraire, de favoriser le réchauffement climatique (les nuages artificiels empêcheraient le renvoi vers l'espace des rayonnements infrarouge émis par la surface de la Terre ou l'atmosphère).
En réalité, s'il est vrai qu'il existe des tentatives et expériences de géo-ingénierie, ce vieux rêve techno-scientifique qui revient au goût du jour, elles n'ont jamais abouti à un projet concret tant elles s'avèrent complexes et potentiellement désastreuses. "Si on envoyait des aérosols dans la stratosphère pour refroidir le globe, cela affaiblirait probablement la mousson et réduirait les précipitations nécessaires à la survie alimentaire de millions de personnes en Afrique, en Inde et en Chine", explique Alan Robock, professeur en climatologie à l’université Rutgers du New Jersey.
- Le contrôle démographique. Les chemtrails serviraient à affaiblir les défenses immunitaires ou altérer la santé de certaines catégories de populations ou même feraient partie d'un programme de dépopulation, ce qui expliquerait que le projet soit confié à des militaires et caché aux habitants.
Une théorie qui ne s'avère pas plus concluante que la précédente : en épandant des produits toxiques à 2 000, 5 000 ou même 10 000 mètres d'altitude, là où les vents sont puissants et dispersent donc rapidement les particules, comment cibler une population donnée ? Tout le monde serait menacé, y compris les militaires et le gouvernement.
SINGAPORE-AVIATION- Le contrôle de l'économie. Il s'agirait par exemple de saboter les récoltes d'un pays en favorisant les précipitations, les orages ou les tornades. Les chemtrails seraient également responsables des sécheresses à répétition, comme celle qui touche la Californie depuis trois années consécutives.
Là encore, l'hypothèse n'est pas valide. "Nous n'avons pas une connaissance du climat suffisante pour savoir comment l’influencer à un endroit particulier sans affecter d'autres endroits, de sorte qu'il serait difficile de nuire à un adversaire sans nuire à vous-même ou à vos alliés", prévient Ken Caldeira, expert de l’atmosphère à l’Institution Carnegie de Washington. Ainsi, selon une étude publiée en 2012 dans la revue Earth System Dynamics, une tentative de manipuler le climat en occultant une part du rayonnement solaire aurait toutes les chances de réduire drastiquement les précipitations... sur la plupart des terres émergées, ce qui n'est clairement pas le cas aujourd'hui.
Il existe en réalité une autre explication de l'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes comme les sécheresses ou les tempêtes à certains endroits du globe : le changement climatique, dont les effets sont étudiés par des milliers de scientifiques reconnus et recensés dans les rapports du GIEC.
  • Que se passe-t-il en réalité ?
-Comment casser ce mythe tenace ? "Il n'y a aucune preuve sérieuse et scientifique que le gouvernement américain mène un tel programme. Et personne n'a jamais vu de réservoirs de produits chimiques nocifs chargés à bord des avions dans les aéroports, assure Alan Robock, professeur en climatologie à l’université Rutgers du New Jersey. Mais je ne sais pas comment prouver qu'il n'y a pas de conspiration secrète si les gens veulent le croire. Il est impossible de prouver que quelque chose n'existe pas."
Il est par contre possible d'expliquer ce que sont véritablement ces vapeurs de condensation qui se forment dans le sillage des avions, les contrailsétudiées par les scientifiques depuis les années 1940. "L'air chaud et humide, qui sort des turbines de l'avion, se mélange avec l'air plus froid et plus sec de l'atmosphère. Sous certaines conditions, ce mélange déclenche la condensation de la vapeur d'eau de l'atmosphère en gouttelettes d'eau liquide qui gèlent ensuite quasi-instantanément pour former un nuage de petits cristaux de glace", explique Olivier Boucher, chercheur (CNRS) au laboratoire de météorologie dynamique.
"Tous les avions sont susceptibles de faire des traînéesCela dépend seulement de la quantité d'humidité et la température de la haute atmosphère. Si l'air est sur-saturé en vapeur d'eau, les traînées vont rester longtemps dans le ciel, jusqu'à plusieurs heures, et se transformer en un voile nuageux, poursuit le scientifique. Les conditions d'humidité dans la haute atmosphère sont très variables, c'est pourquoi on peut voir des traînées de condensation qui sont intermittentes. On ne sait pas bien prédire cette humidité si bien qu'il est difficile d'anticiper où les traînées vont se former ou pas."
Si l'on voit davantage de traînées, c'est surtout en raison de l'augmentation continue du trafic aérien depuis un demi-siècle. De 108 millions en 1960, le nombre de passagers est ainsi passé à 1 milliard au début des années 1990 et à 3,1 milliards en 2013, soit 33 millions de vols, selon les chiffres de l’Organisation de l’aviation civile internationale.
Quant aux soi-disant traces d'aluminium, de baryum ou d'autres produits toxiques, l'excellent site de démythification Contrail Science s'est chargé de produire des contre-argumentaires. Il s'est par exemple procuré le rapport d’expertise du laboratoire mandaté pour le documentaire Why in the world are they spraying ?(évoqué plus haut). Résultat : les auteurs du film n’ont pas analysé de l’eau de pluie mais de la vase où il est naturel de trouver de l’aluminium. Rappelons que l'aluminium est le métal le plus abondant dans la croûte terrestre (environ 8 %) et qu'il se trouve partout, dans la nourriture, les emballages, les transports, la construction, etc. Rien d'anormal, donc, et surtout rien qui prouve qu'il ait été volontairement répandu, malgré ce que veulent croire les amateurs de complots.
Audrey Garric
Note : Les chercheurs s'intéressent aux traînées des avions car celles-ci ont un impact sur le climat, qui est faible, mais pas forcément négligeable. Elles réfléchissent le rayonnement solaire, ce qui contribue à refroidir le climat, mais elles induisent aussi un effet de serre, ce qui contribue à réchauffer le climat. Le rapport du GIEC de 1999, et la quasi-totalité des études conduites depuis, dont le dernier rapport des experts du climat, concluent que l'effet réchauffant par effet de serre l'emporte sur l'effet refroidissant par réflexion du rayonnement solaire. Toutefois, l'impact des traînées s'avère bien inférieur à celui des gaz à effet de serre d'origine anthropique et trop faible pour produire des effets réellement observables sur notre climat.
Me suivre sur Facebook : Eco(lo) et sur Twitter : @audreygarric
Photos : AFP, ALEXANDER KLEIN / ROSLAN RAHMAN / NASA

 

Je partage une série de commentaires que l'on trouve dans son article qui y répondent très bien :

 

Tout d’abord, si les chemtrails ne sont qu’une théorie, il est curieux qu’une quantité de brevets les concernant aient été créés. En effet, ici ://www.chemtrails-france.com/brevets/index.htm , on peut voir une liste de ces brevets, répertoriés sur le site du gouvernement des USA.
Par exemple, voici le brevet n°5104069 créé le 14 avril 1992 par Laurence Reising Boeing, pour un appareil rejetant de la matière d’un avion : “Un éjecteur de fluide pour décharger des gaz et des fluides d’un avion. L’éjecteur de fluide est rattaché à une surface extérieure de l’avion et inclut un tube d’air qui est espacé de la surface extérieure de l’avion par un mât.” Ce brevet prouve non seulement l’existence d’appareils pour répandre des substances dans l’atmosphère, mais démontre également le désir de cacher l’opération en concevant un système d’éjection de produits se répandant dans l’axe exact de la condensation des moteurs, rendant ainsi volontairement plus difficile l’identification des épandages. Même un schéma et une description de l’appareil sont disponibles sur Google ://www.google.com/patents/US5104069
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De plus, ces activités sont décrites sur le site du gouvernement français à la rubrique Centre d’Etudes Stratégiques Aérospatiales. Des épandages seraient « envisagés », « visant à stabiliser le système climatique par une gestion directe de l’équilibre énergétique de la Terre, de façon à remédier à l’effet de serre », ://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/pdf/ingenierie.pdf . Même s’il est dit que ces activités ne sont qu’envisagées, il suffit de regarder au-dessus de nos têtes pour constater qu’elles sont bien d’actualité.
Ensuite, pour un sujet qualifié de « théorie », il est étonnant d’apprendre qu’il est traité à l’ONU : https://www.youtube.com/watch?v=nHm_1dFvD0g , où l’une des membres, Rosalind Peterson, parle des effets nocifs des activités militaires de modification du climat sur l’environnement.
Ici, on peut lire un rapport du laboratoire Analytika sur des filaments aéroportés collectés en France : //www.labo-analytika.com/documents/20131030_Dumas-18_Rapport_analytique_AnAlytikA.pdf .
On y apprend que ces filaments sont des « polymères organiques complexes ». Tous les échantillons analysés contenaient des phtalates (perturbateurs endocriniens reconnus) et trois des quatre échantillons contenaient du DEHP (autre perturbateur endocrinien reconnu). Il est expliqué que ces molécules organiques sont préoccupantes tant pour la santé humaine que pour l’environnement, et qu’elles pourraient résulter de la recombinaison des substances rejetées par les réacteurs d’avion en haute altitude. Bernard Tailliez, l’analyste, veut attirer l’attention de l’opinion publique et des médias sur cette nouvelle forme de pollution atmosphérique.
Ce rapport a été fait en octobre 2013, un scientifique a manifesté son inquiétude par rapport à ces substances qui se retrouvent dans l’air, dans l’eau, dans les aliments que nous absorbons, et pourtant, seuls ceux qui s’informent sont au courant.
Ici, on peut lire un rapport d’une autre analyse effectuée à Besançon par le laboratoire Qualio sur plusieurs mois, qui montre une augmentation de 800% du taux d’aluminium en 16 mois, et de 100% des taux de baryum, strontium et titane en 8 mois, dans l’eau de pluie ://www.acseipica.fr/echange-l-bernard-maire-miserey-salines-25/ . Ce qui confirme l’hypothèse de l’épandage volontaire de ces substances dans l’atmosphère.
Ici, une étude norvégienne traite des effets de la géo-ingénierie sur la vie végétale : //blogs.mediapart.fr/blog/will-summer/210313/etude-norvegienne-les-effets-biologiques-des-retombees-de-la-geo-ingenierie-sur-la-vie-vegetale
On peut y lire :
« Les implications théoriques ainsi que les preuves scientifiques indiquent que des nano-particules de <100nm [1/1O.OOOème de millimètre, ndt] de (Ba, Srx) TiO3 [titanate de baryum/strontium – baryum=Ba, strontium=Sr, le 'x' indique l'usage de plusieurs isotopes de cet élément, titane=Ti, le suffixe -ate indique un composé contenant de l'oxygène, O – ndt] telles que celles faisant l’objet de discussions, en tant que composantes de l’ensemencement du nuages dans les brevets de modification climatique globale, nuiraient aux végétaux en :
– interrompant la communication cellulaire au seuil d’absorption de rayonnement UV de 230nm, en absorbant les faibles signaux UV intracellulaires responsables du déclenchement de la division cellulaire ;
– irradiant l’ADN de la plante avec de la lumière hautement énergétique de longueur d’onde (λ) de 230nm stockée dans un état excité dans les nucléides [les protons et les neutrons présents dans le noyau des atomes, ndt] de baryum et de strontium. Cette excitation est provoquée par l’exposition aux radiations cosmiques dans les nuages. (…)
– déséquilibrant le potentiel électrique de la cellule lorsque stimulée par le champ électromagnétique terrestre, des radiations radar ou des micro-ondes, en relâchant des électrons libres lors d’une altération induite dans leur géométrie cristalline selon leurs propriétés piézo-électriques, rendant les plantes vulnérables aux attaques fongiques."
Donc oui, Audrey Garric a raison, certaines traînées de condensation stagnent et forment des nuages, mais des conditions climatiques particulières sont nécessaires pour que ce phénomène ait lieu, à savoir l'humidité de l'air. C'est-à-dire que si vous vous retrouvez en plein été, avec un air bien sec et chaud, et que vous pouvez observer au-dessus de votre tête des avions qui volent côte à côte et qui se croisent jusqu'à former un quadrillage organisé, qui se changera en un immense voile recouvrant le ciel quelques heures plus tard, ce ne sont pas de simples avions de voyage mais des activités de modification du climat visant à atténuer le réchauffement climatique.
Alors avant d'écrire un article sur un sujet dont elle ne savait absolument rien, la moindre des choses pour Audrey Garric aurait été de s'informer elle-même plutôt que de tenter d'informer qui que ce soit. En tant que personne intéressée par l'écologie, elle ferait d'ailleurs mieux de se documenter sur ce sujet plutôt que de le ridiculiser.
Dans un commentaire Twitter, en réponse à un internaute qui lui reprochait cet article de désinformation, Audrey Garric a rétorqué : "Libre à vous de préférer les élucubrations de quelques illuminés aux affirmations de scientifiques reconnus."
Donc, Audrey Garric pense que les scientifiques mêlés à cela en parleraient ouvertement, voire que tous les scientifiques seraient au courant. Dans un monde où la transparence serait de rigueur, pourquoi pas, mais nous savons bien que c'est loin d'être le cas. J'ajouterai à ça une phrase d'Albert Einstein, qui je l'espère, entrera dans les critères de scientificité d'Audrey Garric : "Il faut prévenir les hommes qu'ils sont en danger de mort. La science devient criminelle". Alors qui croire ? Un homme qui s'en est cruellement voulu d'avoir créé la bombe atomique pour des personnes mal intentionnées, ou les héritiers d'un système scientifique criminel basé sur le secret et le profit ?
Audrey Garric ne semble pas au courant de l'existence de ces épandages, ce qui est étonnant pour une journaliste puisque l'information a même été diffusée sur TF1 :https://www.youtube.com/watch?v=9zd
Dans cet extrait, il est expliqué que, dans le monde, des activités de modification du climat ont lieu pour remédier au réchauffement climatique, ou ici à Pékin, à la sécheresse. Il est dit qu'il est possible de faire pleuvoir ou neiger à l'aide de "produits" épandus par avion dans le ciel. On y apprend aussi que la communauté scientifique est divisée en deux parties : ceux qui y voient une avancée technologique sécurisée et les autres, qui s'inquiètent des effets des produits utilisés sur l'environnement et la santé humaine.
Enfin, j'ai vu qu'Audrey Garric "suivait" Hervé Kempf, qu'elle n'a manifestement pas assez lu. Je transmets donc un article de son journal Reporterre : "Pour éviter de réduire les émissions de CO2, Bill Gates et les milliardaires rêvent de géo-ingénierie"//www.reporterre.net/spip.php?…
Personnellement, je préfère me fier à de vrais journalistes, tels que Hervé Kempf ou Edwy Plenel, qui ont fait leurs preuves et qui dénoncent ces activités, plutôt qu'à une blogueuse du Monde au service de la pensée unique, qui régurgite une soupe mensongère pour endormir la population.
En espérant qu'à l'avenir, Audrey Garric saura étoffer un peu plus ses recherches.

 

Je ne suis pas « complotiste » comme vous dites, mais j’ai observé plein de fois, des « trainées persistantes » par temps très sec (journées d’été avec température « caniculaire »), alors qu’il n’y avait même pas suffisamment d’humidité dans l’air pour qu’il y ai un petit cumulus à l’horizon ?!…
Si c’était des « cirrus », ils ne s’étendraient pas à travers le ciel jusqu’à recouvrir le soleil, en quelques heures, sans changement de température notable !…
Il serait peut-être intéressant d’étudier les « conditions météorologiques » nécessaires à la formation de « contrails » et de les comparer avec celles des observations de « trainées persistantes » ?!…
ça serait un « indicateur » utile et fiable – pour le « vérifier » – par temps sec (si pas d’humidité dans l’air – pas de formation de « contrail » possible) !…

 

Je ne suis pas ingénieur et je n’ai pas les compétences techniques pour analyser précisemment ces documents mais il y a des indicateurs qui permettent de distinguer « scientifiquement » un contrail d’un chemtrail, notamment les conditions météo nécessaires à la formation de « contrails » (60% d’humidité dans l’air, -40°C dans la stratosphère, env 10000m d’altitude – et s’il ne s’agit que de « pollution visuelle » dûe à l’altitude du passage des avions, il suffirait de l’abaisser!) !…La simple observation de la formation de certains types de nuages est aussi un indicateur !…Vous-même pourriez participer à « enquêter » sur le sujet !…Nous en saurons plus d’ici quelques années !…
Quelques pistes à approfondir :
CHEMTRAIL SPRAY OPERATIONS CAPTURED ON DOPPLER RADAR :
//www.youtube.com/watch?v=eWvwaOgP564
//watchthesky.org/chems/chemdata.htm
CASE ORANGE – Rapport de Belford Group, Traduction intégrale en Français :
//fr.scribd.com/doc/49282692/CASE-ORANGE-traduction-integrale-du-rapport-de-Belfort-Group-en-francais-pp1-99

 

Quand à votre « sublimation », elle est en effet sublime, car en altitude, 60% d’humidité relative à une température de moins 50 degrés centigrades représente une quantité très faible d’eau par mètre cube à ces températures.
Elle ne peut pas expliquer les chemtrails de plusieurs kilomètres de largeur persistant après le passage des avions.

 

Et :

 

Les mesures en altitude viennent de ce site: //weather.uwyo.edu/upperair/sounding.html
On peut trouver sur ce rapport de la NASA les conditions nécessaires pour la formation de contrails:
//www-pm.larc.nasa.gov/sass/pub/journals/Minnis.etal.JClim.04.pdf:
La plupart des contrails se forment entre 200 et 300hPa quand souvent T<-39°C.
Quand Rhi>100% (Rhi = taux d'humidité relative par rapport à la glace), le seuil minimal pour la formation de cirrus et de contrails, Rh (taux d'humidité relative), doit être d'environ 68% à -40°C et 60% à -50°C. Étant donné les déviations connues et les incertitudes sur la mesure de Rh par les radiosondes à de faibles températures (Sassen 1997, Miloshevich et autres 2001), une estimation plus conservatrice du seuil de formation serait 40% à -40°C, et moins à de plus faibles températures. Donc les contrails persistants sont plus susceptibles de se produire si Rh>40% et T<-39°C mesurés par les radiosondes, alors que les cirrus sont plus susceptibles de se former à un seuil de Rh plus élevé.
Même en prenant la plus faible valeur, 40% d'humidité, ce qui donne quand même une marge d'erreur sur la mesure de plus de 40%, on trouve de nombreux cas où l'humidité est très inférieure et la température tout juste assez froide:
31 - Quint-Fonsegrives 4 septembre 2006 / 6 septembre 2006
75 - Paris 4 septembre 2005 - -38.1°C et 15% d'humidité à 9378m
93 - Drancy 28 août 2005 - 38% d'humidité à 9996m
75 - Paris 2 mai 2005 - 6% d'humidité à 8528m
75 - Paris 16 mars 2005 - 34% d'humidité à 8125m
75 - Paris 5 septembre 2004 - 27% d'humidité à 9954m
75 - Paris 30 août 2004 - 10% d'humidité à 8802m
75 - Paris 1° août 2004 - 15% d'humidité à 9248m
75 - Paris 28 juillet 2004 - 38% d'humidité à 9675m
75 - Paris 30 juin 2004 - 38% d'humidité à 9696m
75 - Paris 17 juin 2004 - 24% d'humidité à 9186m
75 - Paris 7 juin 2004 - 24% d'humidité à 9100m
75 - Paris 28 mai 2004 - 21% d'humidité à 8484m

 

//www.chemtrails-france.com/comparaisons/conditions_altitude/index.htm

 

Enfin, quelques images :

 

 

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La "vapeur" multicolore et lumineuse est sûrement naturelle :

 

 



23/04/2016
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