Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Il est possible de limiter l'immigration à + 10000 immigrés/an, n'en déplaise à Libé

Débunkage d'un article de Libé tentant de nous faire que croire que réduire l'immigration à + 10 000 immigrés installés sur notre sol par an est impossible : 

http://www.liberation.fr/desintox/2015/11/05/le-fn-et-la-limitation-a-10-000-immigres-la-grande-imposture_1411376

 

L’immigration familiale : l’équation impossible de Marine Le Pen
A lui seul, l’examen de ce pan de l’immigration révèle le gag de l’objectif frontiste. L’immigration familiale représentait en 2013 93 000 entrées légales, soit près de la moitié du total. Il convient donc, comprend-on, de passer de 93000 à 0. Pour arriver à son objectif, Marine Le Pen s’est jusque-là bornée à répéter qu’elle interdirait le regroupement familial. Soit la procédure qui permet au ressortissant étranger régulièrement installé en France d’être rejoint, sous réserve de remplir certaines conditions (de logement et de ressources notamment) par les membres de sa famille (son conjoint et ses enfants mineurs). L’interdiction du regroupement familial contreviendrait au droit à mener une vie privée et familiale reconnu par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Mais passons sur les droits, qui ne sont pas, on l’a compris, la priorité du FN.

 

 

Réponse : "Sinon les droits-de-l'hommistes de Le Monde nous ressortent encore un pseudo-droit : "Le droit de vivre en famille est un droit fondamental, consacré par l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales." Droit de vivre en famille=/=colonisation de peuplement, ce sont deux choses distinctes. Vivre en famille=/=immigration-invasion en famille. Le droit de vivre en famille ne s'applique pas dans le cadre de la colonisation, du peuplement et de l'invasion. Et avant la naissance du regroupement familial : l'Etat français ne forçait pas les immigrés à venir en France, l'Etat français n’obligeait pas les immigrés à se séparer de leur famille. Les immigrés acceptaient librement de se séparer de leur famille pour venir en France. On leur proposait individuellement un contrat d'entrée qui ne s'appliquait pas pour leur famille, il le refusaient ou acceptaient sans qu'on les force à faire quoique ce soit." 
 
Le problème est que la présidente du FN ne semble pas tout à fait avisée des statistiques. Car le regroupement familial ne se confond pas avec l’immigration familiale, loin s’en faut. Il n’en est qu’une petite partie (un quart environ, qui apparaît dans les statistiques dans la rubrique «membre de famille»). En 2013, le nombre d’entrées légales des membres de familles était de 23 132. Il reste sur les bras du FN 70 000 entrées, dont une catégorie qu’il n’a visiblement pas prise en compte : l’immigration des parents et conjoints de Français qui figurent dans les stats dans la rubrique «famille de Français». Il s’agit d’un gros millier d’enfants qui rejoignent chaque année leurs parents Français, d’une dizaine de milliers de parents étrangers de Français. Et surtout des conjoints étrangers de Français. Ces derniers sont près de 40 000 chaque année à rejoindre leur(s) époux(se) français(es), soit un cinquième des 200 000 immigrés arrivants chaque année en France. 

 

Les parents et conjoints de français qui viennent en France... sont des parents et époux d'immigrés naturalisés dans la plupart des cas.

 

Résumons : puisque le FN ne veut pas empêcher les Français d’origine étrangère de faire venir leur conjoint, c’est le nombre de ces Français souhaitant faire venir leur conjoint qu’il faut réduire. La méthode : imposer de nouveaux critères d’acquisition de la nationalité française en torpillant le droit du sol. Il y aura ainsi de moins en moins de Français d’origine étrangère qui iront donc de moins en moins souvent se marier avec des étrangers. Le Monsieur immigration du parti d’extrême droite oublie que le droit du sol (même flingué par le FN au pouvoir) n’est pas rétroactif. Le FN compte-t-il interdire aux enfants français d’origine étrangère de se marier avec qui bon leur semble dans quelques années ? Bref, une blague. 

 

Avec le FN, on pourra se marier avec qui l'on veut (ce droit ne sera pas remis en cause), mais on n'aura pas le droit d'envahir... ce qui peut empêcher le mariage, mais ça l'empêchera qu'indirectement, pas directement via une loi spécifique au droit du mariage. 

Et vu que pour qu'il y ait regroupement familial, il faut préalablement des immigrés non-issus du regroupement familial : en limitant les autres sources d'immigration que le regroupement familial, il y aura de moins en moins d'immigration familiale. Pas besoin de toucher au regroupement familial pour à long terme faire disparaître l'immigration de regroupement familial, suffit de limiter l'immigration éco, étudiante et d'asile car l'immigration familiale se dirige pour rejoindre en France les individus issus de l'immigration éco, étudiante et d'asile.

 

Sans compter que les Français d’origine immigrée ne sont pas les seuls à se marier à des étrangers… Une étude a ainsi établi que les unions mixtes franco-étrangères unissaient pour les deux tiers des étrangers à des Français ayant un lien à la migration. Ce qui laisse un tiers d’union mixte concernant des Français n’ayant pas de lien avec la migration… Si l’on applique ce pourcentage aux entrées légales des conjoints français (40 000 donc), on arrive à environ 13 000 entrées légales de femmes ou maris de Français n’ayant pas de lien avec la migration. 
Ce qui est déjà plus que le plafond de 10 000 du FN. CQFD.

 

13 000, ce n'est pas grand chose et l'immigration familiale sera interdite pour tous. De plus, ton étude considère comme français des gens ayant au moins deux parents non-immigrés... le problème est que parmi ces français avec deux parents non-immigrés, il y a beaucoup de petit-enfants et arrière-petit-enfants d'immigrés, et ils ne sont pas vraiment intégrés, surtout quand ils sont des extra-européens. 

 

La fin du droit d’asile
Le nombre de personnes obtenant l’asile en France chaque année représente à lui seul plus que le plafond migratoire d’une France FN. Au total, 11 371 personnes se sont vues accorder une protection internationale en 2013, dont 9 089 au titre du statut de réfugié et 2 282 au titre de la protection subsidiaire. Sur ce sujet, le FN ne prend pas de pincette et entend réduire drastiquement ce total. Ce qui reviendrait à violer tranquillou à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés qui définit le réfugié comme «toute personne qui craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays »

 

On s'en torche de ta convention, et les réfugiés allant en France ne vont pas dans des pays en paix frontaliers à leur pays et ils n'ont ni femme, ni enfant... ce sont des faux réfugiés, ce sont des migrants économiques. De plus, beaucoup sont issus de pays même pas en guerre (Maghreb, Albanie...).

Et déjà plus de la moitié des "réfugiés" ont leur demande d'asile refusée.

 

Bye bye les 60 000 étudiants étrangers ? 
Parmi les 200 000 entrées légales annuelles figurent ainsi plus de 60 000 étudiants. Fixer un plafond d’immigration légale à 10 000 reviendrait au moins à diviser par six le flux d’étudiants étrangers. Le FN, qui a coutume de parler des étudiants africains (Florian Philippot le faisait encore hier sur Itélé), devra aussi se passer des étudiants asiatiques, américains…
Voilà un tableau des 10 premières nationalités (pesant 60% du total) des étudiants étrangers ayant obtenu un titre de séjour ces dernières années.
L’incongruité de ce coup de rabot sur le flux d’étudiants est notamment apparue à Oxford, où Marine Le Pen a tenu en février dernier un discours où elle a rappelé son objectif de 10 000 entrées légales. Drôle d’endroit pour une telle annonce. Il y a dans la seule université anglaise presque autant d’étudiants étrangers (environ 9 000) qu’il n’y aurait d'entrées annuelles d’immigrés (étudiants compris) dans la France de Marine Le Pen!
On peut aussi s’amuser de l’affirmation maintes fois répétée (notamment lors de cette conférence de presse) selon laquelle les quelques étudiants qui seraient acceptés par le FN le seraient à la condition expresse d’un «retour obligatoire à l’issue de leur formation ou en cas d’échec».  Une orientation qui va totalement à l’encontre des tendances observées dans les pays développés. Comme l’explique ce rapport du CEPII (Centre de recherche français dans le domaine de l’économie internationale), la volonté d’attirer des étudiants ne s’explique plus seulement par la volonté de faire rayonner le pays une fois ces étudiants repartis. Il s’agit désormais de les maintenir, notamment les plus qualifiés. Aujourd’hui, le ministère de l’Intérieur estime qu’après huit ans, un tiers des étudiants étaient encore sur le territoire national,  soit qu’ils se sont mariés, «soit qu’ils ont trouvé un emploi, soit qu’ils détiennent encore, pour 10% d’entre eux, un titre de séjour “étudiant”. Il s’agit notamment des étudiants en doctorat et en médecine».
Un chiffre pas très éloigné de la moyenne de l’OCDE. Selon le rapport du CEPII, le «taux de rétention» des étudiants est ainsi supérieur à 20% en moyenne dans les pays de l’OCDE. En France, il faut comprendre qu’il tomberait à… 0%. Faisant donc de la France le seul pays développé à exiger des étudiants… qu’ils décampent au bout de leurs études, quand les autres essayent au contraire de retenir les meilleurs.

 

Bref, Libé nous dit qu'il faut garder les étudiants immigrés sur le sol français pour piller les talents du tiers-monde afin d'en profiter à leur place... du néo-colonialisme.

 

Le tour de passe-passe de Philippot
Au vue de ces incohérences ou énormités, on comprend aisément que Florian Philippot ait tenté de prendre quelque distance avec la promesse originelle. Reste désormais à voir si Marine Le Pen (on espère qu’un journaliste aura la bonne idée de l’interroger sur le sujet) confirmera à la suite de Philippot que sa promesse a légèrement évolué. Même si cela acterait le fait que l’engagement d’une division de l’immigration légale par 20 était un enfumage, puisque le FN comptabiliserait d’un côté les entrées légales (les 200 000) et de l’autre le solde des entrées moins les sorties (10 000). Ce qui revient à comparer l’incomparable.

 

Entrées d'immigrés et solde migratoire, c'est comparable car le solde équivaut au nombre d'entrées d'immigrés permanentes. Et le solde migratoire des immigrés actuel se rapproche des 200 000 entrées par an : 

 

solde migratoire des immigrés = +150 000 annuel

 

Et ce revirement n’empêcherait l’engagement de demeurer inaccessible. Même en violant la convention de Génève (pour éradiquer l’Asile), même en piétinant la convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (pour flinguer tout regroupement familial), même en obligeant tous les étudiants à quitter la France après leurs études, il faudrait encore à Florian Philippot et Marine Le Pen empêcher 40 000 Français de faire venir leur conjoint(e) étranger(es) pour vivre en couple marié sur le territoire national. Comme Messieurs Gollnisch et Lang.

 

Voir toutes mes réponses plus hautes.

 

 

DEBUNKED !!!!



11/01/2017
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