Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Le féminisme du Duce

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La blague du siècle

 

Les gauchistes assimilent souvent le patriarcat, les réacs, les traditionalistes, les misogynes, les anti-féministes et les "sexistes" au fascisme... Pourtant Mussolini était un progressiste féministe et pro-gender : 

 

 

 

Féminisme viriliste 

 

https://clio.revues.org/1869

 

En Italie, bien que le secteur masculin se soit continuellement développé (en atteignant son point d’orgue avec le fascisme), l’éducation physique féminine a rencontré des difficultés à être mise en œuvre dans un pays profondément pénétré de traditionalisme, de religiosité et de misogynie. Jusqu’à l’évènement de la révolution fasciste, a plupart des Italiens croyaient à l’infériorité physique et mentale des femmes et les pionnières du sport féminin étaient ridiculisées ou perçues avec suspicion. Le régime mussolinien a promu l’émancipation sociale des Italiennes à contrecœur grâce à un programme d’activités physiques extensif et fortement organisé. Dans ces années, un corps féminin bien entraîné n’était pas seulement une forme d’expression de la modernité fasciste, mais aussi un moyen essentiel d’accroître aussi bien la démographie que la santé de la population. Les initiatives sportives féminines étaient également considérées comme une bonne manière d’afficher aux yeux du monde l’image d’une nation forte peuplée de citoyens physiquement et moralement robustes. Alors que l’esthétique du corps mâle idéal était clairement incarnée par Mussolini – l’exemple vivant de la virilité athlétique fasciste – le modèle idéal de féminité fasciste était moins figé dans la mesure où il a connu plusieurs transformations résultant de conceptions contradictoires et d’options politiques différentes.

 

Mussolini a promu l'émancipation de la femme et la modernité comme les gauchos et a changé la mentalité machiste des italiens sur la question de la femme ! De plus, Mussolini voulait que les femmes aient un corps d'homme, Mussolini défendait donc le gender.

 

Le parti fasciste, au pouvoir à partir de 1922, prend en quelques années le plein contrôle politique et idéologique de la société. Afin de former des citoyens physiquement et moralement sains, le régime réorganise l’école et le temps libre des écoliers, étudiants et travailleurs des deux sexes, en développant la pratique de l’éducation physique, des jeux et du sport. Il s’agit de préparer le citoyen-soldat, de régénérer la santé et de promouvoir la socialité des Italiens par la pratique massive des sports et le spectacle qu’ils procurent durant le temps libre.

 

Le régime fasciste développait la pratique d'activités masculines visant à faire du citoyen un soldat... chez les deux sexes ! Mussolini était vraiment un pro-gender. 

 

Dans les premières années du régime, le fascisme soutient l’activité gymnique et sportive féminine comme un excellent instrument pour forger la Nouvelle Italienne, saine, forte, compétitive. Des manifestations grandioses sont organisées, comme le Concours National Gymnique et Athlétique de 1928 à Rome : 151 équipes féminines se rencontrent dans des épreuves viriles comme le javelot, le poids et le tir au fusil, ce qui ne va pas sans susciter la réprobation des plus traditionalistes et de l’Église. Les championnats annuels d’athlétisme féminin, qui se sont tenus en Lombardie de 1923 à 1926, sont transférés en 1927 à Bologne, ville du hiérarque Leandro Arpinati qui les transforme en manifestation imposante, de pur style fasciste ; ce championnat bolonais, pompeusement appelé « la première olympiade nationale féminine », a pour fonction de tester la valeur des athlètes italiennes en prévision des jeux Olympiques d’Amsterdam. La même année, à Milan, a lieu une rencontre internationale entre athlètes françaises et italiennes. Malgré ces préparatifs grandioses, l’équipe féminine d’athlétisme fait piètre figure lors des jeux Olympiques d’Amsterdam. 

 

Le régime fasciste cherchait à forger une femme "Nouvelle" (terme progressiste) italienne "saine", "forte" et "compétitive" par des activités masculines et viriles ! D'ailleurs, même l'Eglise catho réprouvait cette politique pro-gender et féministe du régime fasciste. 

 

En 1928, avec la Charte du sport, qui confie au CONI (Comité olympique national italien), déjà complètement « fascisé », la tâche de contrôler le développement du sport italien dans son ensemble, la Fédération italienne d’athlétisme féminin est supprimée ; elle est absorbée dans la Fédération italienne d’athlétisme, dirigée par le hiérarque Arpinati. Malgré les bon résultats obtenus aux championnats mondiaux de Prague en 1930, le développement de l’athlétisme féminin est freiné car on a des doutes sur les effets qu’il peut provoquer et sur le consensus populaire à son égard.
En effet, autour des années 1930, seules certaines disciplines, comme le ski, le patinage, le basket, la natation, le tennis et certaines spécialités de l’athlétisme, sont considérées comme adaptées aux femmes. Cette restriction est due à l’hostilité de l’Église qui craint la promiscuité des sexes, l’habillement succinct sur les terrains de sport et, tout autant, l’oubli de la fonction maternelle, mais aussi à la campagne démographique en cours ; on se demande en effet si la pratique sportive n’est pas dangereuse pour les organes reproducteurs féminins et ne risque pas de provoquer la stérilité des femmes22. En 1930, le Grand Conseil confie à la Fédération italienne des médecins du sport la tâche de se prononcer sur la délicate question du sport féminin. Après un débat animé qui voit les médecin se diviser sur la question, le point de vue moral l’emporte : on décide de lier une fois de plus le corps des femmes à la fonction prioritaire de la maternité et de donner au sport féminin, bien qu’il soit entré dans les mœurs, des limites étroites, en donnant ainsi des gages au conservatisme rural et catholique sur lequel repose le consensus envers le régime23

 

Au final, Mussolini était obligé de restreindre son féminisme à cause des inquiétudes de l'Eglise catho qui n'aimait pas la politique sportive du Duce de nature anti-maternelle, égalitariste et féministe. Mais Mussolini n'a fait que restreindre sa politique féministe et égalitariste, il ne l'a pas supprimé.

 

Enrôlées à partir de 1929 dans l’œuvre nationale Balilla [ONB], les petites filles et les adolescentes pratiquent une éducation physique de base, modérée, tendant à l’apprentissage de la grâce et de l’ordre, et quelques spécialités pré-sportives parmi celles qui paraissent les plus adaptées au sexe faible, sans finalités compétitives. Pour les jeunes filles inscrites à l’ONB – en 1936, il y a 1 802 549Petites Italiennes et 298 836 Jeunes Italiennes – on organise des manifestations chorégraphiques locales et nationales, où les meilleures d’entre elles font preuve de la grâce et de l’ordre ainsi acquis. Durant les vacances d’été, les petites filles les plus graciles sont accueillies dans des colonies climatiques où elles suivent un programme hygiénique de régénération physique. À partir de 1931, les étudiantes universitaires entrent dans les Groupes universitaires fascistes [GUF] et, à partir de 1935, se rencontrent lors de compétitions féminines (les Agonali). La formation des enseignantes d’éducation physique est assurée par l’Académie féminine d’éducation physique, née en 1932 à Orvieto, sur le modèle de l’académie pour les garçons de Rome24.

À partir de 1937, les femmes qui travaillent sont admises à l’Opera nazionale Dopolavoro [OND] où elles peuvent pratiquer diverses activité récréatives et sportives et participer à des manifestations qui tendent à se transformer en parades militaires25. En effet, à l’initiative de la Gioventù italiana del Littorio[GIL], institution qui, à partir de 1937, contrôle et coordonne tout le secteur de l’éducation gymnique et sportive de la jeunesse, l’activité physique des garçons et des filles se développe en accord avec le programme en cours de mobilisation générale. En 1940, année d’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Allemagne nazie, il y a plus de 5 millions d’inscrits des deux sexes dans la GIL.

 

Évidemment, le régime se soucie également du secteur de la compétition féminine de haut niveau, réservé à un nombre sélectionné d’athlètes qui peuvent figurer sur la scène nationale et internationale, où certaines d’ailleurs font belle figure26. Le régime réserve un traitement de faveur à ces professionnelles, considérées comme des ambassadrices du sport. Contrairement aux autres Italiennes, elles peuvent mener une vie plus libre, où la camaraderie et la promiscuité entre les sexes sont acceptées comme un tribut à la gloire sportive de la nation.

 

Mussolini enrôlait massivement les petites-filles et adolescentes pour des activités pas très féminines c'est-à-dire la compétition, les activités physiques, le sport, les parades militaires, la préparation pour la guerre... La politique de Mussolini aurait plu aux actuels défenseurs de la théorie bidon du genre.

 

 

Pendant les années mussoliniennes se développe un débat extrêmement animé touchant aux formes corporelles censées être les plus adaptées aux femmes fascistes, qu’elles soient femmes au foyer, étudiantes, ouvrières ou athlètes. Durant les deux premières décennies fascistes, l’esthétique masculine était essentiellement incarnée par « l’athlète politique » qu’était Mussolini, dont le corps musclé et le style dur fascinaient les Italiens. Au contraire, l’esthétique féminine était alors influencée par des modèles corporels discordants, provenant à la fois de la mode internationale diffusée à partir de nations démocratiques comme la France ou les États-Unis et d’un style autarcique appuyé sur des caractéristiques locales.
Progressivement, des formes corporelles différentes sont recommandées pour les femmes de manière plus ou moins officielle, autour de trois modèles qui sont respectivement le prototype moderne de la femme garçonne, mince et dynamique, le prototype traditionnel de la femme curviligne, modeste et naïve et, enfin, le prototype de la femme saine et forte, représentée par les sportives professionnelles. Celles-ci s’affirment en Italie entre la fin des années 1930 et le début des années 1940, après des années de débats houleux opposant de façon très contrastée l’État, l’Église, le monde médical, l’opinion publique et les femmes.

 

Le régime fasciste encourageait des modes vestimentaires chez les femmes qui amoindrissaient les différences entre hommes et femmes.

 

Dès lors, le fascisme habille les membres féminins de ses institutions avec des vêtements appropriés et à la mode. Dans les années 1926-1929, les Piccole Italiane (8-14 ans) et les Giovani Italiane (14-18 ans), contrôlées par le Fascio féminin, portaient une jupe courte noire, une cravate, une longue blouse blanche droite qui gommait les formes des hanches et des seins, et leurs cheveux, coupés à la garçonne, étaient tenus par des bandeaux colorés pour qu’ils ne tombent pas devant les yeux.

 

Les fascistes faisaient porter aux filles une tenue vestimentaire essentiellement masculine, seulement la jupe n'était pas masculine.

 

Aussi bien les organisations fascistes que les magazines féminins invitent alors les filles à ne tenir aucun compte de la pâleur et de la blancheur féminines, d’abandonner leurs vies paresseuses, fragiles et sans gloire, et de se lancer dans des activités dynamiques, comme les hommes27. Ces stéréotypes sont définis en accord avec les modèles des nations les plus industrialisées et avec les thèmes futuristes du dynamisme et la vitesse, alors mythes nationaux.

 

Incroyable !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Comme les féministes, les organisations fachos encourageaient les femmes à abandonner leur vie féminine et à se lancer dans des activités masculines. 

 

Dans les magazines sportifs, des articles soutiennent l’esthétique de la nouvelle femme développée par les activités motrices. Un médecin, Goffredo Barbacci, rédige ainsi un long article en faveur de la natation féminine où celle-ci apparaît comme la manière la plus efficace de se doter d’un corps beau et élégant28. Dans son article, Barbacci critique d’abord sévèrement la véritable phobie dont fait preuve l’Église catholique à l’égard du sexe dans le cas des enfants ou de la « nudité » des adultes lors des activités sportives. Il demande alors pourquoi des vieilles filles aigries et des enseignants qui ne connaissent rien à la vie et à la famille devraient dire ce qui est moral et juste. Enfin, Barbacci exhorte les Italiennes à abandonner leurs préjugés moraux et à suivre les habitudes modernes des nageuses d’Europe du Nord, dont les corps souples et harmonieux s’affichent naturellement et sont admirés par les hommes sur les plages. En Italie, poursuit-il, le corps masculin se rapproche en moyenne de l’idéal de l’esthétique mâle, mais les corps des femmes, avec leur poitrine plate et leurs hanches trop rondes et trop molles, sont vraiment laids.
Anton Giulio Bragaglia, fameux intellectuel et esthète, écrit à propos du sport et de la beauté, en 1929, que le sport est le meilleur moyen d’atteindre l’harmonie physique et spirituelle29. Il illustre son article avec les photographies d’une charmante athlète, Marina Zanetti, en faisant de son corps svelte et harmonieux un véritable hymne à la beauté. Évidemment, les journaux féminins catholiques, tels Matelda et Fiamma Viva, développent des avis divergents sur ce qui est bon et esthétique pour une femme. Selon eux, les filles peuvent pratiquer certains sports, mais avec « chrétienté » et « féminité », à l’opposé des Anglaises ou des Anglo-saxonnes, qui pratiquent « virilement ». En outre, le cyclisme doit être définitivement écarté, car il est disgracieux, grossier et inesthétique pour les femmes de bonne manière30.

 

Les fachos avaient un discours typiquement gaucho qui :

1) stigmatisait les "préjugés" et l'Eglise catho

2) défendait la nudité, le sexe ainsi que la sport viril chez les femmes.

 

En dehors de quelques penseurs anti-féministes conservateurs, l’esthétique du corps de la sportive est alors plutôt valorisé, y compris dans le monde de l’art. En 1939, un membre influent de la hiérarchie fasciste, Alessandro Pavolini, fonde le prix national Cremona, un concours réservé à « l’art militant », c’est-à-dire à l’art populaire totalement au service de l’idéologie fasciste. Le prix Cremona de 1941 fournit l’occasion de réunir, en accord avec la mode du moment, un grand nombre de peintures dédiées au sport dans lesquelles plusieurs artistes montrent des athlètes femmes bien faites, pratiquant différentes disciplines. Quelques-unes sont plutôt rondes, avec des jambes manifestement musclées, des bras robustes, des épaules fortes et des seins arrondis. En général, ces corps ont des formes conformes au pur style officiel, très loin de l’esthétique des Américaines. Pourtant, personne n’ose les décrire comme « trop gros », mais simplement comme forts et probablement sains44.

 

Les fachos valorisaient la virilité physique chez les femmes... C'est du gender et du féminisme.

 

"Dans sa volonté de victoire militaire, le régime invente métaphoriquement des performances féminines et donne en pratique aux médias la tâche d’attirer les femmes vers les activités sportives afin qu’elles deviennent suffisamment fortes et puissent faire face avec succès aux difficultés d’une vie de privations et d’incertitudes."

 

Mussolini voulait forger un corps d'homme pour les femmes afin de les préparer à la guerre masculine.


"Ainsi, au début des années 1940, les thèmes fascistes antérieurs d’un « sport féminin pour la révolution » et pour « la saine procréation », aussi bien que le nouveau thème de la « vraie femme sportive » incluant son esthétique corporelle, sont officiellement confirmés dans le pays, après des années de durs débats et de positions contrastées entre l’État, l’Église, l’opinion publique et les désirs intimes des femmes. Sur la base de toutes les images de sportives italiennes apparues dans les journaux et les périodiques de la période, on peut finalement conclure que ces sportives sont devenues moralement et physiquement plus fortes, qu’elles ont bénéficié d’une émancipation par le sport et qu’elles se sont éventuellement montré prêtes non seulement à pratiquer des compétitions sportives mais aussi, comme les hommes, à affronter les champs de bataille45. De fait, renforcées par des années d’une propagande patriotique récurrente et d’une éducation sportive fondamentale, de nombreuses femmes combattantes ont participé à la guerre civile commencée après la chute du fascisme. Aussi bien les partisanes luttant pour la résistance contre les Allemands et les fascistes que les défenseurs de laRepubblica Sociale Italiana fasciste fondée par Mussolini en 1943 font preuve de qualités inattendues et s’imposent comme des combattantes héroïques sur les deux fronts. Elles servent comme religieuses exemplaires, envoient des documents au Front, aident aussi les familles malheureuses des soldats tombés, développant finalement un esprit de solidarité féminine. En dépit de l’opinion dominante qui considère alors les femmes comme trop faibles et trop émotives, les années de guerre permettent leur émancipation des rôles traditionnels ; les voilà désormais suffisamment confiantes en elles pour laisser leur foyer et leur famille au bénéfice d’un idéal politique46."

 

L'article conclut donc que grâce à Mussolini, les femmes ont accumulé suffisamment de confiance pour abandonner leur foyer et leur famille.

 

 

 

Embrigadement anti-maternel et pro-gender des jeunes

 

//fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu02010/les-balillas-effectuent-une-demonstration-de-gymnastique-a-rome-en-presence-de-mussolini.html

 

L'encadrement se fait dès le plus jeune âge et concerne à la fois les filles et les garçons. De 4 à 8 ans, les jeunes enfants sont inscrits aux Fils de la Louve. A 8 ans, les garçons entrent dans les Balillas proprement dit : ils reçoivent un uniforme, apprennent à manier des armes factices, participent à des défilés et parades. Au même âge, les filles reçoivent une formation physique et civique dans les Petites Italiennes. A partir de 14 ans, les garçons rejoignent les avanguardisti et les filles les Jeunes Italiennes. Ceci jusqu'à l'âge de 18 ans, où tous sont intégrés dans les Jeunesses fascistes. Chaque année, le passage solennel des avanguardistis et des Jeunes Italiennes dans le parti donne lieu à une grande cérémonie symbolique, la Leva Fascista. Les effectifs de ces organisations de jeunesse sont particulièrement importants : il y a en 1933 386 000 balillas, 244 000 avanguardistis, 720 000 Petites Italiennes et 92 000 Jeunes Italiennes. En 1936, près de 5 millions de jeunes appartiennent à ces organisations, dont l'adhésion est de fait devenue quasi obligatoire.

 

Ces organisations cherchent à répondre à plusieurs objectifs : il s'agit moins en fait de surveiller la jeunesse que d'assurer la formation des générations futures dans l'idéologie fasciste afin de préparer l'avenir du régime et de fournir au parti fasciste ses futurs membres. Progressivement, ces différentes organisations sont d'ailleurs soustraites à l'autorité du ministère de l'Instruction publique pour être placées sous le contrôle direct du secrétaire général du parti, Starace, qui leur donne comme mot d'ordre le commandement : "croire, obéir, combattre". L'objectif est de donner aux jeunes générations le goût de la vie commune, de leur enseigner l'obéissance et les vertus guerrières et de les préparer à la vie militaire. 

 

Le régime fasciste embrigadait les jeunes filles autant que les garçons pour les mêmes activités, pour des activités viriles, guerrières, militaires et masculines. Mussolini était un pro-gender !

De surcroît cet embrigadement massif de la jeunesse permettait à la mère de se détacher des tâches de l'éducation.

 

 

 

Séparation des femmes de leur foyer

 

//www.persee.fr/docAsPDF/genes_1155-3219_1991_num_5_1_1079.pdf

 

La politique du travail social
Quand le secrétaire du Pnf, Giuriati, décréta en décembre 1930 l'intention du régime de créer un corps entièrement nouveau de travailleuses sociales appelées visitatrici fasciste, les femmes fascistes furent manifestement enchantées. Labriola n'avait jamais été femme à considérer les œuvres de bienfaisance comme le but suprême de l'activité politique féminine. Toutefois, lorsque les projets se concrétisèrent au cours des mois suivants, au point que le 25 mai 1931, le parti fasciste donna l'ordre aux fasci femminili de prendre en charge « l'assistance », elle qualifia cette mesure de « fascisme et féminisme salutaires ». C'était du fascisme salutaire en ce sens qu'il permettait « de constater l'existence de types différenciés formant ensemble notre société complexe et variée ». Au cours de l'hiver où Labriola prononça cette phrase, les premières tristes files de chômeurs se formaient devant les soupes populaires et les bureaux de placement. La mesure prise par Giuriati était du féminisme salutaire en ce sens qu'elle attestait « une vocation féminine au-delà des murs domestiques32 ».

 

L’Italie fasciste a permis aux femmes de sortir des "murs domestiques" via le travail dans le domaine social. Grâce au régime facho, le travail social fut même pris en charge par un groupe de fascistes féministes !

 

En 1937, le Duce lui-même reconnut que les femmes exerçaient un pouvoir public nouveau. Le 20 juin, il accueillit les 60 000 femmes fascistes qui s'étaient rassemblées au Circus Maximus pour inaugurer l'Exposition sur l'aide sociale fasciste et les colonies, en qualité de « protagonistes d'un événement politique ». Il est vrai qu'elles étaient avant tout « les gardiennes du foyer ». Mais le fascisme comptait sur elles pour plus encore : « pour son action d'assistance nationale et sociale qui doit s'étendre des villes aux champs 38 ».
La façon de récompenser ce service était un autre problème. En 1938, Mussolini fut tenté de suggérer que les femmes fussent représentées à la Chambre des faisceaux et des corporations. Mais le roi Victor-Emmanuel fit échouer ce projet. A partir de 1938, une inspectrice, Clara Franceschini, une inconditionnelle du parti, fut censée participer au Directoire du parti, mais cela n'aboutit pas davantage39. Le développement du militantisme féminin devait avoir sérieusement inquiété la vieille garde fasciste.

 

Le régime fasciste comptait sur les femmes pour des travaux en dehors du foyer.

De surcroît, le militantisme féminin se développait sous l'Italie fasciste et Mussolini voulait que les femmes soient représentées au parlement mais l'aristocratie conservatrice a fait échouer son projet.

 

Les paradoxes de la politique féminine fasciste
Au début de la Seconde Guerre mondiale, ce qu'on appelait l'organisation féminine du parti fasciste comptait environ 3,18 millions de membres : 750 000 femmes, pour la plupart issues des couches moyennes, étaient dans les fasci femminili ; il y avait 1,48 million de femmes au foyer d'origine rurale ; 500 000 femmes de la classe ouvrière étaient regroupées dans la SOLD ; on comptait, enfin, 450 000 giovani fasciste. Cela équivalait à un quart de la population féminine de vingt ans et plus. Dans une large mesure, le fait d'incorporer les femmes dans les organisations du parti correspondait aux efforts de la dictature pour organiser la société tout entière. Inégal pendant les années 1920, accéléré après 1932, en particulier de 1935 à 1936, lors de la mobilisation contre les sanctions de la Société des nations, le rythme de recrutement des femmes augmenta de manière spectaculaire après janvier 1937, lorsque le Pnf demanda que « le maximum d'impulsion [soit donné] au fascisme parmi les femmes italiennes ».
Mais la position des femmes vis-à-vis de l'ordre fasciste était fondamentalement différente de celle de tous les autres groupes. Parce qu'elles avaient été identifiées dès le début avec le domaine du social, la vie privée et la famille, les rassembler nécessitait pour la dictature de faire appel à leur temps, leurs ressources et leurs sentiments, ce qui risquait d'aller à rencontre de ses élans profondément antiféministes et de la conviction que la « garde du foyer » était indispensable au bien public. En fin de compte, l'organisation par le fascisme des femmes en tant que citoyennes politiques reposait sur un paradoxe fondamental, lié aux définitions contradictoires que le fascisme lui-même donnait. Le devoir des femmes était la maternité. Leur vocation première était de procréer, d'éduquer et d'occuper des fonctions familiales dans l'intérêt de l'État. Pourtant, afin d'accomplir ce devoir, il fallait qu'elles soient sensibles au bien public. Elles devaient être conscientes des attentes de la société et des effets de leurs actes essentiellement individuels sur la collectivité. Cela conduisait les femmes à s'engager en dehors du foyer. De plus, le fascisme, en appelant à la mobilisation pour maintenir le consensus, devenait obsédé par les chiffres, et les femmes, bien qu'elles ne comptent pas pour le suffrage, pouvaient être utilisées à des fins organisationalles. En conséquence, ces mêmes femmes auxquelles on avait assigné le domaine du social et qu'on avait déclarées en être les protagonistes, en étaient retirées pour être transformées en une nouvelle base politique en apparence plus malléable

 

Les femmes étaient incorporées massivement au sein du parti facho, ainsi le parti facho a permis a beaucoup de femmes d'avoir une activité en dehors du foyer.

 



30/04/2016
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