Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

La République et la Révolution"réactionnaires"

Lorsque la Révolution et la République étaient à des stades antérieurs, n'étaient pas aussi radicalisées que maintenant et n'allaient pas aussi loin qu'aujourd'hui, elles auraient pu être qualifiées par les gauchos de réacs ou fascistes (réac/fasciste = même chose pour un gaucho) 

 

- Le sexisme de la révolution française : 

http://wikirouge.net/Les_femmes_dans_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise#Mise_.C3.A0_l.27.C3.A9cart_des_femmes

 

Mise à l'écart des femmes
La conception qui est restée nettement dominante parmi les révolutionnaires hommes, est une conception différentialiste, élaborée par les philosophes des Lumières, en particulier par Rousseau qui a une influence majeure parmi les hommes de 1789. Ils avaient laissé tomber la vieille explication chrétienne de la "faute originelle" d'Eve et la non moins vieille idée de l'infériorité naturelle des femmes, chère à Aristote. Mais ils s'en tenaient au discours qui impose des rôles genrés bien définis aux sexes : aux femmes la vie domestique, aux hommes la vie publique.
Si les rédacteurs de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen sont restés dans le flou quelques mois, très vite, les dirigeants ont compris qu'ils allaient perdre leurs prérogatives d'hommes. Ils ont donc introduit la distinction entre citoyens "actifs" (les hommes jouissant de droits politiques) et citoyens "passifs" (la majorité des hommes et toutes les femmes). Puis, le peuple et les femmes entrant de plus en plus en scène, ils ont pris peur : ces catégories ont été abandonnées pour les seuls hommes.
La Constitution de l'an I, en 1793, fait de tous des citoyens et des soldats, tandis que les femmes ne deviennent jamais citoyennes et sont démobilisées des armées par décret. Malgré cela, un grand nombre de femmes, pendant la ratification, sont venues voter et prêter serment.
Le sentiment d’injustice se développe : les femmes sont exclues des droits politiques alors qu’elles ont contribué à la victoire du mouvement révolutionnaire. Dans l’été 1793, le Club des citoyennes républicaines révolutionnaires se rapproche des Enragés. Il élabore un programme qui demande la destitution des nobles et des administrateurs coupables, la création de tribunaux révolutionnaires et le contrôle de l’exécutif par le peuple. Ces conceptions avancées leur attirent l’hostilité du gouvernement et des clubs masculins.
Dès l'automne 1793, la Terreur frappe aussi les femmes. Olympe de Gouges est guillotinée, ainsi que Manon Roland et bien d'autres, tandis que les clubs de femmes sont fermés par décret. D'autres révolutionnaires sont arrêtées, traitées dans les journaux de "chevaliers errants" ou de "grenadiers femelles".
Thermidor et réaction masculine
Après l'insurrection ratée de Thermidor (juillet 1794) et l'exécution de Robespierre, il y a encore des femmes du peuple qui défendent l'esprit de la Révolution. En mai 1795, la Convention va jusqu'à leur interdire de former des attroupements de plus de cinq personnes. Elles sont chassées des tribunes à coups de fouet, pourchassées dans les rues. Une forme de contre-révolution se développe, une milice de "muscadins" pressés de revenir à l'Ancien Régime s'attaque aux "jacobines", qu'ils rossent pour qu'elles rentrent à la maison.
La Convention saisit le premier prétexte venu (une rixe entre des membres du Club et des marchandes des Halles) pour décréter que les femmes sont destinées, « par ordre de la nature même », à des « fonctions privées », et pour dissoudre les sociétés féminines. Un seul député proteste.
Ce 9 brumaire an 1 (30 octobre 1794) devient ainsi la date de la première mesure contre-révolutionnaire de la Convention. Les militantes trouvent peu de défenseurs, même parmi les révolutionnaires les plus radicaux. Les femmes continuent cependant à jouer un rôle dans toutes les initiatives politiques de premier plan, jusqu’à l’insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795). Mais l’échec de cette insurrection marque la fin du mouvement féminin de masse. Des décrets du 1er et du 4 prairial interdisent aux femmes d’assister à des réunions publiques et de se réunir dans la rue à plus de cinq.


- Le machisme de la société française post-juillet 1789 :

Des femmes citoyennes au plan civil mais sans droits politiques : la Révolution Française reconnaît en effet aux femmes une personnalité civile, elles ont désormais accès aux droits civils, sont admises dans les actes d’Etat civil ; les lois de 1792 sur l’Etat-civil, le mariage (devenu un contrat civil) et le divorce, désormais possible, traitent à égalité les époux. Mais cette législation égalitaire suscite rapidement des critiques de la part de ceux qui s’interrogent sur le désordre des mœurs (les divorces se sont multipliés à Paris). Le Code civil de 1804, tout en reprenant certains acquis, marque une inflexion conservatrice en énonçant la soumission de l’épouse à l’autorité du mari.

 

Dans la manière de penser le citoyen en 1789, il n’y a pas de place pour les femmes « du moins dans l’état actuel » comme le dit l’abbé Sieyès pour qui « elles ne doivent point influer activement sur la chose publique ». La question des femmes n’est d’ailleurs pratiquement pas débattue en 1789, la constitution de 1791 ne les mentionne pas et elles font donc partie, de fait, des citoyens passifs sans droits politiques. Certaines voix, très minoritaires posent cependant la question de la participation politique des femmes. Condorcet, homme de science (dont l’épouse, Sophie, est  très cultivée) réfute en 1790 l’argument d’une incapacité des femmes liée à leur nature ; mais ce point de vue  l’emporte parmi les hommes de la Révolution. « Il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d’avoir oublié le vertus propres à son sexe » dit ¤ un journal montagnard dans un bref commentaire sur l’exécution d’Olympe de Gouges.

La Révolution Française a sans doute contribué à tracer le grand partage entre la sphère publique, celle du débat politique, univers violent, viril, lieu d’affrontements parfois terribles (il y a beaucoup de références à l’Antiquité romaine dans les discours et l’iconographie révolutionnaire), et la sphère privée, celle des femmes et de la famille, loin des turbulences de la vie politique, un univers qui a sans doute une fonction de contrepoids rassurant dans ce moment de grand bouleversement pour toute la société. On peut considérer que les femmes ne sont pas complètement exclues car elles participent indirectement au nouvel ordre politique, étant représentées par le chef de famille : fait intéressant, les lois électorales de la Restauration régissant le suffrage censitaire, prennent en compte le patrimoine de l’épouse pour le calcul du cens. Il n’empêche que les femmes ne peuvent être ces individus libres et égaux tels que les pensent les textes révolutionnaires.

Ce grand partage qui marque le 19e siècle doit beaucoup au triomphe de la bourgeoise qui valorise la famille, l’espace privé. On s’éloigne de la culture de cour aristocratique où des femmes ont pu, dans les siècles précédents, jouir d’une réelle liberté et intervenir dans la sphère politique, leur statut social étant alors plus déterminant que leur appartenance au sexe féminin.

Pourtant, bien que les femmes ne soient pas incluses en 1789 dans le peuple citoyen, la proclamation de la liberté et de l’égalité a ouvert une brèche qu’utiliseront au 19e siècle celles et ceux qui œuvrent pour l’émancipation des femmes.

 

- 1848, le suffrage universel mais sans les femmes

 

Dans le contexte européen du « Printemps des peuples », se conjuguent les revendications de liberté des peuples, d’affirmation nationale dans une grande partie de l’Europe et grave crise politique et sociale en France où la Monarchie de juillet est renversée par une révolution qui se veut fraternelle et qui proclame début mars1848 le suffrage universel, une décision qui n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe. C’est le temps de l’enthousiasme populaire, de « l’illusion lyrique ».


- La révolution française a engendré le code Napoléon qui a exterminé les droits des femmes, les dispositions ultra-machos de ce code auront totalement disparues que sous la Ve république... Ça veut dire que la plupart des régimes révolutionnaires post-1789 (empires, monarchies constitutionnelles ainsi que la IIe république, la IIIe république, la IVe rép et la Ve rép pendant le début de son existence) ont appliqué la misogynie d'un code qui rendait les femmes moins libres que sous l'ancien régime.

 

- La France est la patrie des droits de l'homme, pas la patrie des droits humains... c'est pour cela que la France républicaine et post-1789 fut l'un des derniers pays occidentaux à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1944.

 

- En 1793, est interdit le travestissement et en 1800 le port du pantalon par la femme.

- Le mariage civil issu de la Révolution française fut à la base réservé aux hétéros.

- La fête de la maternité en France est d'origine républicaine : http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20150529.OBS9834/non-vichy-n-a-pas-invente-la-fete-des-meres-mais-presque.html

- La République juste après la 1ère GM a fait passé une loi réprimant très fortement la contraception et l'avortement.

- De 1789 à 1905, les régimes révolutionnaires post-1789 n'étaient pas entièrement laïcs et étaient liés au catholicisme.

 

- La IIIe République a encouragé les missions cléricales en Afrique, d'ailleurs le célèbre républicain Gambetta a dit "l'anticléricalisme n'est pas un article d'exportation".

 

La IIIe république a aidé les chrétiens d'orient :

 

- des massacres de chrétiens maronites conduisirent en 1860 l’empereur Napoléon III à intervenir militairement au Liban, dans le cadre d’un accord européen, en relation avec le sultan turc, afin d’y rétablir la paix civile. Le corps expéditionnaire ainsi dépêché au Levant n’en partit qu’une fois que le sultan eut accordé au Liban un statut spécial, garantissant la paix et la protection des chrétiens, avec notamment la désignation d’un gouverneur chrétien pour la « province autonome du Mont-Liban », statut qui fut en vigueur jusqu’en 1914.
- sous la IIIe République, cette protection s’affirma en effet, avec les accords de Mytilène en 1901 et de Constantinople en 1913 qui permirent de définir de manière précise les droits et privilèges des établissements latins.
- une circulaire du Saint Siège de décembre 1888 confirma la validité et le caractère exclusif de cette protection française sur les chrétiens d’Orient.
- la grande guerre de 1914-1918, avec l’entrée en guerre de la Turquie aux côtés de l’Allemagne, et leur défaite finale, se traduisit notamment par l’effondrement de l’empire ottoman et, après les accords Sykes-Picot, par un mandat de la France sur la Syrie et le Liban, cependant que l’Irak et la Palestine étaient placés sous mandat britannique, mandats entérinés par la Société des Nations. Par ces mandats, il s’agissait de conduire à terme ces Pays vers l’émancipation, dans l’équilibre et la paix civiles retrouvés.
C’est ainsi que ces Pays et la France se sont mieux connus et aimés.
- après la seconde guerre mondiale, la poussée des nationalismes, conduisirent la Syrie et le Liban à l’indépendance et rapidement au maintien de relations de confiance et de coopération, mutuellement bénéfiques.
- il reste de ces relations très anciennes et constantes, des marques diverses., outre les statuts spécifiques d’établissements religieux ou d’enseignement tels que la prestigieuse école biblique française de Jérusalem. C’est ainsi que, par une décision ancienne du Saint-Siège, les représentants consulaires de la France au Proche-Orient ont préséance dans les cérémonies liturgiques catholiques, en reconnaissance des services rendus par la France à l’Eglise en cette région du monde. Ceci ne fit que concrétiser l’hommage rendu, dans une lettre du 20 juillet 1898, par le Pape Léon XIII à la « mission à part confiée par la providence à la France, noble mission qui a été consacrée non seulement par une pratique séculaire, mais aussi par les traités internationaux ».Par ailleurs, il est de coutume constante que les ressortissants chrétiens dans cette région, qui ne pourraient se prévaloir d’aucune autorité consulaire, peuvent se placer sous la protection des consuls de France, notamment pour obtenir les papiers dont ils ont besoin pour leurs déplacements.
Au-delà, il reste à la France l’obligation morale d’aider, soutenir et protéger les minorités que sont les Chrétiens du Proche-Orient, plus que jamais menacés de génocide en cette période marquée par les massacres, tortures, viols et enlèvements perpétrés par l’islamisme radical sunnite, tant en Irak qu’en Syrie et, à présent, plus près encore, en Lybie.

 

http://jesuschristenfrance.fr/france-protectrice-des-chretiens-d/article/la-vocation-historique-de-la

 

"Laïque, la IIIe République garde le cap. LeQuai d'Orsay négocie pied à pied pour obtenir de la Sublime-Porte un statut officiel des établissements latins. Dans une lettre du 20 juillet 1898, Léon XIII rend hommage à la «mission à part confiée par la providence à la France, noble mission qui a été consacrée non seulement par une pratique séculaire, mais aussi par les traités internationaux». Les accords de Mytilène en 1901 et de Constantinople en 1913 couronnent ces efforts. Une institution aussi prestigieuse que l'École biblique française de Jérusalem y gagne la reconnaissance officielle qui aujourd'hui encore lui sert de base légale."


http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2014/08/06/31005-20140806ARTFIG00009-de-saint-louis-a-la-guerre-du-liban-la-france-protectrice-des-chretiens-d-orient.php

 

- Durant la révolution française, les révolutionnaires ont fait passer une loi permettant à tous les enfants d'hériter de leurs parents à leur mort : les révolutionnaires ont donc pérennisé le lien de filiation.

 

- Les valeurs "fachos" de l'armée française post-1789 : 

Honneur et Patrie était une émission radiophonique de la France libre, d'une durée de cinq minutes, diffusée par la BBC durant la Seconde Guerre mondiale1, à raison de deux fois par jour[réf. nécessaire]. L'émission était suivie par celle des Français parlent aux Français1.
C'était également le nom du mouvement de Résistance créé dès 1940 à Angers autour de Barbara et Victor Chatenay (1886-1985), ultérieurement sénateur puis député, maire d'Angers de 1947 à 1959 et membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 19622.
la devise "Honneur et Patrie" est celle de l'Ordre de la Légion d'Honneur depuis Napoléon. Le monogramme "HP" pour Honneur et Patrie constitue à ce titre le motif central du grand collier de la Légion d'honneur, qui est présenté au président de la République lors de la cérémonie d'investiture par le Grand Chancelier de l'ordre.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Honneur_et_Patrie

 

- En 1795, est adoptée par la république une nouvelle monnaie avec le nom "franc français" (la monnaie de notre nation sera nommée "franc" jsuqu'au traité de Maastricht), or "franc" renvoi à la tribu germanique qui a fondé le royaume des francs (connotation ethnique et royaliste) et à une monnaie ("franc à cheval") créé au XIV e siècle pour libérer un roi français des anglais (connotation royaliste et nationaliste) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_%C3%A0_cheval



05/08/2016
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