Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

La gauche résistante et la droite collabo, le mensonge gauchiste

Le Post tente de nier dans un article le passé collabo de la gauche : //archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/03/10/2430676_la-gauche-collabo-le-mensonge-de-l-extreme-droite.html

 

 

L’extrême droite en France, depuis les années 72, c’est le Front national, qui fut fondé par Jean-Marie Le Pen, lors d’un congrès des tristes Ordres Nouveaux (ex : occident, le parti fasciste de jeunesse de nombreux membres actuel du gouvernement UMP, qui donnera aussi le « syndicat » étudiant, le GUD pour ceux qui connaissent), tout ça sur les cendres du parti de Jean-Louis Tixier Vignancour, ancien collabo, candidat extrême droite à l’élection présidentielle de 65 et avocat de l’OAS.
Miliants d'ordre nouveau. Ils ont l'air sympa les mecs ...
Mais qui sont les cadres autour de Jean Marie Lepen à la création du FN en 1972 ?
Pierre Bousquet (ancien SS division charlemagne), François Brigneau (ancien collabo et milice française de Vichy), Roger Holeindre (Ancien OAS) et Jean-Pierre Stirbois (le petit jeune qui monte, né après la guerre, proche d’occident, proche de Jean-Louis Tixier Vignancour lors de sa campagne de 65 et créateur de l’union solidariste composée par la jeunesse proche de l’OAS et d’Ordre Nouveau).
On constate bien que tout ce petit monde forme un microcosme, où les trajectoires des individus sont entrecroisées.Il n’empêche que voilà, cet héritage va peser très lourd sur l’image du parti, et toutes les autres forces politiques vont à ce moment totalement les dénigrer ainsi que leurs partisans. Le traumatisme de l’histoire et la honte des années 40, étaient (sont) encore trop présents.
Le Pen, de son côté, n’arrangera rien et n’aura de cesse de provoquer pendant toute sa carrière, avec ses petits jeux de mots bien à lui… ses taquineries douteuses. Il n’empêche que pour beaucoup des cadres et des membres historiques de l’extrême droite, Petain est un héros incompris. Le communiste est une maladie mentale et les Juifs sont en partie responsables de leur sort ( quand il n’est pas tout simplement nié)

 

Le FN avant (1972)

Mais voilà, nous sommes en 2011 et c’est Marine qui tient les commandes. Elle a fait le ménage, toute la vieille bourgeoisie et aristocratie cultivées d’extrême droite et autre cathos intégristes et négationnistes, pfffiou … a dégager ! Aujourd’hui la Bleue Marine, elle veut faire peau neuve, elle s’improvise communiste nationaliste et pense ainsi séduire ceux qui hésitent entre elle et Mélenchon… Mais la nouvelle stratégie de cette extrême droite populiste va encore plus loin, elle propose de falsifier l’histoire pour laver encore plus blanc que blanc ses militants, qui furent pendant longtemps les petits canards de la politique. Sa méthode : Dire tout simplement que les collabos en 40 étaient majoritairement issus de la gauche. Et même que, les pires collabos sont tous socialistes. Elle veut détruire l’héritage trop lourd laissé par ses pères. 

 

Déjà il y a un petit problème, les gauchos nous parlent des quelques collabos, fachos et extrémistes-de-droite qui ont fondé le Fn sans parler des résistants bien plus nombreux qui ont créé le Fn :

 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_Front_national#Ann.C3.A9es_1970

 

"Georges Bidault, le successeur de Jean Moulin à la tête du CNR, ancien Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères du GPRF et de la Quatrième République, ayant rompu avec l'attachement à de Gaulle au moment de la guerre d'Algérie, alors chef du Mouvement pour la justice et la liberté, partira presque immédiatement le  tout en conservant des relations d'amitié avec la plupart des nationalistes ;"

 
"Rolande Birgy, ancienne résistante (Réseau Vallette d'Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance. Le titre de Yad Vashem (Juste entre les nations) lui sera décerné par l'État d'Israël en 1984 pour avoir fait passer des enfants juifs en Suisse. Elle fut par ailleurs membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne, du Sillon, de la CFTC et du MRP. Elle décède le 21 avril 2002, jour de l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle ;"

 

"Jean-Maurice Demarquet, ancien membre de la 1re division française libreCroix de guerre 1939-1945"


"Roger Holeindre, ancien résistant, ancien de l’OAS, alors président du Parti de l'unité française ;"

"Serge Jeanneret, ancien résistant, membre du réseau Alliance, Croix de guerre 1939-1945, Croix du combattant volontaire de la résistance. Il quitte le FN en 1975 pour retourner à son poste de chef de cabinet de Bernard Lafay puis y retourne en 1986 pour s'en faire élire conseiller régional d'Île-de-France ;" 


"Pierre Sergent, Résistant dans le réseau Vélite-Thermopyles avant de rejoindre un maquis en Sologne avec le corps-franc « Liberté ». Participa à la libération de Paris ; "

 

 

Enfin, les gauchos oublient que les quelques collabos qui ont fondé le FN étaient à la base de gauche :

 

"André Dufraisse, ancien secrétaire adjoint de la CGT de Nice puis collaborateur, membre du Parti populaire français (PPF) et de la LVF ;"

 

"Victor Barthélemy, ancien membre du Parti communiste français, du Secours rouge international et employé à l'Internationale communiste, rejoint ensuite LVF, puis secrétaire général du PPF (voir son livre de mémoires Du communisme au fascisme), l'un des deux animateurs français avec Maurice Bardèche du Mouvement social européen, partira en mai 1978 ;"

 

"Roland Gaucher, ancien trotskyste successivement membre de la Fédération des étudiants révolutionnaires, des Jeunesses socialistes ouvrières, et du Parti socialiste ouvrier et paysan puis collaborateur au sein des Jeunesses nationales populaires, historien du communisme et romancier engagé dans la dénonciation de la dictature dans les démocraties populaires, journaliste à Minute, Initiative nationale"", ""Itinéraires, L'Auto-Journal, avec Barthélemy et Brigneau la personnalité la plus influente et la plus décisive sur le nationalisme recomposé de la seconde moitié du XXe siècle. Il quitte le Front national en octobre 1973 puis fonde l'année suivante le Parti des forces nouvelles. Il reviendra au FN en 1979 et le quittera définitivement en 1993 après avoir été entre temps député européen et conseiller régional de Franche-Comté ;"

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_Front_national#Ann.C3.A9es_1970

 

On voit dans ces 3 descriptions de wiki les origines socialistes et rouges des collabos (ils étaient issus du PCF, de l'internationale communiste, du secours rouge internationale, des jeunesses socialistes et ouvrières, de la CGT, etc...).

 

 

-Le premier mensonge qui a été relayé, fut de dire que Mitterrand était un collaborateur, proche de Pétain et des SS. Donc, une bonne fois pour toutes :
Mitterrand, soldat français, est capturé par les Allemands en 40, il s'est évadé et est entré dans la résistance dès 42. De 40 à 42, il était fonctionnaire de l'État, avant de démissionner en 42 pour rejoindre la résistance.
On rapporte même qu'il fournissait déjà des faux papiers à l'époque où il travaillait pour la France Vichyste, pour aider des prisonniers à s'évader, dès les années 40/41.En 43, il est même l'un des responsables du réseau de résistance des prisonniers de guerre français. Mais surtout, il n'a jamais collaboré avec les SS, de près ou de loin. On peut lui reconnaitre deux années assez troubles, mais rien de plus.

 

Le Poste tente de nier le passé collabo de Mitterrand mais au final nous dit que Mitterrand a collaboré de 40 à 42 et a cessé de collaborer en entrant dans la résistance uniquement quand l'Allemagne a commencé à perdre (c'est-à-dire en 42).

De plus Le Poste oublie ça :

 

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-La seconde manipulation est de dire que les collabos, étaient socialistes, lorsqu’ils sont entrés dans la collaboration.
Il y a eu, certes, nombreux militants radicaux, qui par simple lâcheté ou opportunisme, ont sombré dans la collaboration, mais ils ne représentent pas 80% comme j’ai plu le lire.
Déjà, les cadres de Vichys étaient tous ouvertement fascistes et pas (ou plus) socialistes, et cela, bien avant 1940 donc bien avant la collaboration. Ils sont tous devenus fascistes dans les années 30. C’est le cas du célèbre Doriot, qui bien que ayant débuté comme communiste dans les années 20, il était fasciste et anticommuniste dès 36 lorsqu’il fonde le PPF (Parti populaire Français) et prend ouvertement position contre le Front populaire à cette époque dans son journal d’extrême droite la liberté.
Le gouvernement de Vichy était principalement composé du RNP de Marcel Déat, le PPF de Jacques Doriot, le MSR d'Eugène Deloncle et le parti franciste de Marcel Bucard. Pas vraiment des socialistes, mais juste des partis populistes ou fascistes. Remarquez qu’on ne trouve pas la SFIO dans les partis de gouvernance, pour la simple et bonne raison qu’a l’époque il devient un parti clandestin. Certains l’ont quitté pour la collaboration et d’autres, sont entrés en résistance.

 

Les gauchos tentent de nier le socialisme des gros collabos (Déat, Doriot et co...) en disant qu'ils sont devenus fachos avant de collaborer... Sauf que ça ne change rien au fait qu'ils étaient socialistes à la base avant de devenir fachos. Donc les gauchos nous montrent au final que le socialisme est la source du fascisme qui a entrainé la collaboration. D'ailleurs la plupart des pionniers du fascisme étaient socialistes initialement : //debunkonslegauchisme.blog4ever.xyz/le-fascisme-est-une-ideologie-gauchiste-et-mondialiste

 

 

-La 3ème manipulation, celle de faire croire que ce sont les radicaux issus du front pop de 36, qui ont voulu Petain...

En 37 le gouvernement de Léon Blum, dirigeant de la SFIO ( force socialiste majoritaire dans le front pop) se barre.
C'est l'opposition des années 30, à l'époque d'extrême droite, accusant sans cesse le Front pop, d'être responsable d'un marasme sans nom, qui composera la tête pensante de la collaboration française en 40.
Pour ce qui est du vote du 10 juillet 1940, par l'assemblé, qui donne les pleins pouvoirs à Petain... À cette époque, les communistes se sont déjà barrés. Les leaders SFIO et radicaux, comme Léon Blum, Édouard Daladier, Pierre Mendès France, ne sont plus dans le coup non plus. D’autres sont ou vont entrer en résistance (Pierre Brossolette, Amédée Dunois, Félix Gouin, Jean-Baptiste Lebas, Daniel Mayer, Guy Mollet, André Philip, Jean Pierre-Bloch, Christian Pineau, Pierre Viénot)

Sur les 907 députés et sénateurs élus en 1936, seulement 649 se sont exprimés en 1940 ( 70% ) dont, 569 de "Pour" et 80 de "Contre".
Dans les 80 "Contre", sont majoritaires les gens de gauche ( 60 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche
) Il sont où les gens de droite dans cette opposition ?

Et même mieux, dans les "Pour",
286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 283 ont une étiquette de droite.
C'est presque du 50/50


Donc, si l'on prend en compte, le camp de ceux qui se sont déjà barrés, ceux qui n'ont pas voté et ceux qui ont voté contre, on trouve majoritairement des gens de gauche.
Du coup, c’est le fantasme de l’extrême droite que de dire que c'est le Front populaire, majoritairement de gauche, qui a voulu Petain et plus généralement que ce sont surtout les socialistes qui ont collaboré.
Je peux comprendre que les gens d’extrême droite, ont envie de reprendre ces thèses, car ça les soulage d’un héritage historique bien trop lourd et c’est aussi une manière de contre-attaquer en pleine face, ceux qui les ont toujours traités de fachos. Entendre Zemmour, en guerre contre la Licra et la gauche en général, reprendre cette manipulation en déformant le contenu de livres d’historiens comme Simon Epstein, et voir son fan-club, réciter son discours comme la messe, ne me surprend pas.

 

Le Poste sort des chiffres bidons sur le vote des plein pouvoirs de Pétain car ces chiffres viennent de wiki qui raconte des conneries :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_constituants_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain

"Des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 283 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette. Des 80 votants contre, 73 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 7 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette."

 

Déjà ces chiffres ne sont pas sourcés et en plus wiki considère comme de droite plein de centristes et centristes-de-gauche... La preuve est là :

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_fran%C3%A7aises_de_1936

 

Si on considère que tous les mecs de centre-gauche qui ont voté Pétain ne sont pas de droite mais de gauche, on constate que la grande majorité de ceux qui ont voté pour Pétain étaient de gauche.

 

Aussi, les gauchos occultent le fait que si le PCF a été interdit et qu'il n'y avait plus de députés cocos lors du vote des plein pouvoirs de Pétain c'est car le PCF a collaboré avec l'Allemagne à cause du pacte germano-soviétique en sabotant les infrastructures françaises qui avaient une utilité pour la guerre.

 

Maintenant, au niveau des vrais collabos cette fois (oui car le fait d'avoir accordé sa confiance à Pétain au tout début n'était pas vraiment de la collaboration), on voit que la majorité étaient de gauche à la base :

//debunkonslegauchisme.blog4ever.xyz/la-collaboration-venait-essentiellement-de-la-gauche

 

Enfin, les gauchos oublient que Leclerc était de l'action française à la base comme De Gaulle, ainsi que ce fait :

 

Résistance intérieure française

Droite dure, extrême droite et vichysto-résistants[modifier | modifier le code]
Avant-guerre, on désigne sous le terme d'extrême-droite les Ligues, comme celle de l'Action française, d'inspiration monarchiste, antisémite « d'État » par son théoricien Charles Maurras et xénophobe, ou encore Solidarité française et les Jeunesses patriotes. La Ligue la plus importante n'est autre que les Croix-de-feu du colonel de La Rocque, la seule aussi à refuser l'antisémitisme, bien plus modérée, et surtout formée d'anciens combattants. Les Ligues se caractérisent par leur antiparlementarisme, qui les pousse à l'action de rue, par exemple lors des émeutes du 6 février 1934, à laquelle De La Rocque refuse toutefois de se joindre. Plus tard encore, La Cagoule, une organisation clandestine paramilitaire, cultive plutôt l'action séditieuse clandestine et complote contre la République jusqu’à son démantèlement en 1937.
À l'instar de Charles Maurras, fondateur de l'Action française pour qui la chute de la République est une « divine surprise »[26], une partie des milieux d'extrême-droite accueillent très favorablement le Régime de Vichy. Mais leur nationalisme pousse également certains de ses membres à s'engager dans la lutte contre l'occupant, en même temps que d'autres s'engagent dans des mouvements collaborationnistes ou peuplent l'entourage de Pétain à Vichy.
Ainsi, le colonel de La Rocque fonde le réseau Klan, lié au réseau Alibi lui-même lié à l'Intelligence service britannique. Georges Loustaunau-Lacau et Marie-Madeleine Fourcade, d'anciens Cagoulards[réf. nécessaire], fondent le réseau Alliance, tandis que le colonel Groussard, issu des services secrets de Vichy, fonde le « réseau Gilbert ». Certains membres de l'Action française s'engagent dans la Résistance pour les mêmes raisons, comme Daniel Cordier, devenu le secrétaire de Jean Moulin, ou comme le colonel Rémy un des plus célèbres chefs de réseaux de renseignements, fondateur de la Confrérie Notre-Dame à partir du réseau déjà constitué par Louis de La Bardonnie. Il faut citer encore Pierre de Bénouville qui devient l'un des dirigeants de Combat, aux côtés d'Henri Frenay, ou Jacques Renouvin qui fonde les groupes-francs du mouvement.
Parfois, le contact clandestin avec d'autres milieux et d'autres philosophies politiques fait changer certains de ces hommes. Beaucoup renoncent progressivement à leurs opinions antisémites ou à leur haine de la « démocrassouille », ou tout simplement à leurs opinions traditionalistes et conservatrices. Bénouville et Marie-Madeleine Fourcade deviennent députés gaullistes après la guerre, François Mitterrand passe à gauche, Henri Frenay évolue vers un socialisme humaniste et européen, le jeune Daniel Cordier, dont la famille est maurassienne depuis trois générations, glisse vers la gauche après avoir connu le républicain Jean Moulin.
Jean-Pierre Azéma a forgé le terme vichysto-résistant pour qualifier ceux qui, après avoir cru dans le régime de Vichy (plus souvent dans la personne même de Pétain que dans la Révolution nationale), s'en sont détachés « sans esprit de retour » et ont rejoint la Résistance. Cette catégorie ne recouvre pas exactement la droite dure et l'extrême droite. L'ancien cagoulard Claude Hettier de Boislambert rejoint de Gaulle dès l'été 1940, Maurice Ripoche (fondateur de Ceux de la Libération) défend, initialement, un régime très semblable à Vichy, mais, plaçant la libération du territoire au-dessus de tout, n'entre pas dans l'administration pétainiste, et ouvre dès 1941 le mouvement à des hommes de gauche. À l'inverse, tous les résistants passés par Vichy ne renient pas leurs idées, comme Gabriel Jeantet ou Jacques Le Roy Ladurie.
Les vichysto-résistants rejoignent la lutte contre l'occupant :
Outre les noms déjà cités, peuvent être mentionnés, parmi les vichysto-résistants, François Mitterrand, Maurice Clavel, Maurice Couve de Murville, Michel Debré et Alexandre Sanguinetti.

 

Conclusion : oui, la collaboration vient de la gauche et la résistance de la droite.



02/08/2016
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