Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Maurras n'était pas un collabo

Les gauchistes pour faire perdre du crédit aux royalistes et contre-révolutionnaires,  et pour empêcher ces derniers de puiser leur outils/bagages idéologiques dans le riche travail intellectuel de Maurras, accusent souvent Maurras d'être un collabo.

 

C'est une accusation propagandiste, idéologique, fausse, diffamatoire et mensongère : 

 

Hostilité aux collaborationnistes[modifier | modifier le code]
L'écrivain Jean Grenier note au sujet de l'agence de presse Inter-France que Charles Maurras est tout à fait opposé au groupe de journalistes « qui a fondé l'agence de presse Inter-France germanophile »162.
L'anglophobie de Maurras ne compensait pas aux yeux des Allemands sa germanophobie virulente, ce qui lui valut en 1942 d'être mis au rang des incorrigibles ennemis de l'Allemagne aux côtés de Massis, Claudel et Mauriac par le docteur Payr, dirigeant de l'Amt Schrifttum, dépendant de l'Office Rosenberg, quand il rend compte de la littérature française163. Le conseiller Schleier dénonce dans une note au ministre Ribbentrop son « comportement fondamental d'antiallemand164 ». Maurras rompt avec Brasillach, en 1941, quand celui-ci envisage de refaire paraître Je suis partout à Paris : « Je ne reverrai jamais les gens qui admettent de faire des tractations avec les Allemands132. »
Les collaborationnistes Marcel DéatRobert BrasillachLucien Rebatet se déchaîneront en attaques contre Maurras ; Rebatet écrit que « Maurras est de tous les Français celui qui détestait le plus profondément l'Allemagne », s'insurge contre les propos de Maurras qui qualifie le Führer de « possédé », condamne la « germanophobie aveugle et maniaque » de L'Action française165.
Le collaborationniste Pierre-Antoine Cousteau dira après la guerre : « Maurras m’inspirait une horreur sacrée, uniquement parce qu’il faisait de la pérennité des guerres franco-allemandes la base de son système et que j’étais déjà convaincu (c’est le seul point sur lequel je n’ai jamais varié) que l’Europe ne serait jamais viable sans entente franco-allemande, que c’était le premier de tous les problèmes, le seul vraiment important, celui dont dépendait la guerre et la paix, la vie et la mort166. »

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras#Hostilit.C3.A9_aux_collaborationnistes

 

La Libération (1944)[modifier | modifier le code]
En 1944, Charles Maurras maintient sa méfiance pour la France Libre qu'il pense manipulée par Moscou173. Le débarquement de Normandie le déconcerte à cause de la destruction des villes françaises par des bombardements massifs ; en revanche, celui d’Italie le réjouit car il obéit à une progression inoffensive pour les populations174.
Après le débarquement, il préconise de ne rien faire pour aggraver les maux publics, car il craint plus que tout la guerre civile : cette position attentiste est scandaleuse, selon les collaborationnistes175, mais elle ne satisfait pas non plus les résistants ; Maurras ne veut rien faire pour empêcher que la libération puisse se faire et laisser au Maréchal Pétain la possibilité de négocier avec les libérateurs, illusion qu’il partage avec l’amiral Auphan en tractation secrète avec les Américains176. Maurras exulte lorsqu’il apprend la libération de Paris ; le 3 septembre 1944, il arrose l’événement chez son ami Henri Rambaud, ivre de joie et de vin ; mais les communistes saccagent ses bureaux le 6 septembre et le 9 septembre, il est arrêté à l'instigation d'Yves Farge, lui-même proche du parti : il faudra deux mois pour que Maurras prenne connaissance de son inculpation pour « intelligences avec l’ennemi » et son procès commencera le 24 janvier 1945177,178,179 .
Pendant son procès, au cours duquel sera mise en avant sa critique de la résistance gaulliste et communiste, Charles Maurras rappellera quelques-unes de ses positions d'ennemi de toujours de l'Allemagne et de l'hitlérisme et des résistants comme Georges Gaudy ou le capitaine Darcel témoigneront en sa faveur :
  • Dans une conférence au café Neuf de Lyon, le 3 février 1943, Maurras proclama publiquement que l’Allemagne restait pour la France l’ennemi no 1, la censure empêchant que ses prises de position soient publiées180.
  • S’il a approuvé dans un premier temps la création de la Milice comme une police qui protégerait les gens contre les attentats communistes qui visaient indifféremment de vrais collaborationnistes et des pétainistes antiallemands, il la désapprouva énergiquement dès qu’il apprit que son commandement était soumis à l’autorité allemande et interdit à ses partisans de s’y engager,181 ; de fait, les miliciens réquisitionnèrent ses bureaux et lui firent une « figure féroce182 ».
  • À un correspondant qui lui proposait d'annoncer une exposition antisoviétique dans L'Action française, il répondit que ce n'étaient pas les Russes qui occupaient la France et que si on organisait une exposition antiallemande, il en rendrait compte dans ses articles183.
  • Il met en avant que ses articles visaient à tromper la censure pour mieux faire passer un message antiallemand ; ainsi, le 12 février 1943, il montre l’impossibilité d’intégrer la France dans un ensemble européen et pour son partisan Pierre Boutang, il ne pouvait y avoir alors de tract clandestin plus utile contre l’occupant184.
Concernant l'antisémitisme, il dira qu'il ignorait qu'en février 1944, « désigner un Juif à l'attention publique, c'était le désigner lui ou sa famille aux représailles de l'occupant, à la spoliation et aux camps de concentration, peut-être à la torture ou à la mort185 ». Il dira également que ses invectives étaient des menaces et ne résultaient pas d'une volonté de nuire physiquement186, affirmation dont François Huguenin juge qu'elle peut paraître intolérable mais qui demeure plausible compte tenu du milieu confiné dans lequel vivait Maurras à Lyon et de la vieille habitude pratiquée par Maurras de l'invective violente jamais suivie d'effet185. C’est en 1945 que Maurras apprendra l’horreur des camps et qu’il prononcera des paroles de compassion187. Il a été cependant ému par la mort de Georges Mandel assassiné par des miliciens : il lui consacre dans L'Action françaisedu 21 juillet 1944 un article fleuve à la fois critique et élogieux, rappelant ses divergences tout en déplorant la mort d’un homme qu’il a rencontré plusieurs fois depuis 1918, qui a rendu par son entremise un service aux Orléans.
Le 188, la cour de justice de Lyon déclare Charles Maurras coupable de haute trahison et d'intelligence avec l'ennemi et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale.
Maurras commenta sa condamnation par une exclamation célèbre : « C'est la revanche de Dreyfus ! »156. Selon Eugen Weber, le procès qui dura seulement trois jours fut un procès politique : les jurés ont été choisis sur une liste établie par des ennemis politiques de Maurras, les vices de forme et les trucages ont été nombreux, le motif choisi est le plus infamant et le plus contradictoire avec le sens de sa vie et pour ses partisans le régime condamne celui qui n'a cessé de le mettre en face de ses responsabilités et lui fait payer le prix de ses propres erreurs189,190.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras#Hostilit.C3.A9_aux_collaborationnistes



03/09/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 4 autres membres