Débunkons le gauchisme

Débunkons le gauchisme

Rue89 nie les gaulois, ils sont fous ces révisonnistes

L’école gratuite, obligatoire et laïque a fait croire aux Français qu’ils descendent des Gaulois. Le Petit Lavisse, le manuel phare de la 3e République, commençait ainsi :

« Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois. »

Aujourd’hui encore, dans les livres du cours moyen, après « les temps préhistoriques », la Gaule et Vercingétorix continuent de marquer le début de l’histoire et semblent donc confirmer que les « vrais Français » remontent aux « Gaulois », les autres n’étant que des pièces rapportées.
Comprendre que les ancêtres gaulois sont une fiction récente et que la question des ancêtres et de l’histoire doit être posée autrement n’est donc pas inutile. Alors d’abord, qu’est-ce que la « Gaule » ?
Royaumes « romano-barbares » et royaume des Francs : la Gaule, une notion romaine 
Contrairement aux manuels qui évoquent l’arrivée des Celtes en « Gaule », comme si celle-ci existait déjà, la Gaule, Gallia en latin, est une invention linguistique des Romains.
Ces derniers nommaient galli les tribus qui, à partir du IVe siècle av. J.-C., menacent le nord de la péninsule italique. Gallia correspond à l’espace occupé par ces galli. La première « Gaule » est donc en Italie !
Au fur et à mesure qu’ils poursuivent leur conquête, les Romains distinguent la Gallia cisalpina en Italie et la Gallia transalpina de l’autre côté des Alpes. Quand César, au milieu du Ier siècle av. J.-C., atteint le Rhin, il décrète que le fleuve est la frontière entre Gallia et Germania. Espace purement géographique, cette Gaule est un territoire morcelé entre des peuples nombreux et César lui-même parle de la guerre des Gaules.
Jusqu’à la chute de l’Empire romain d’Occident, la Gaule est une fiction géographique. Au IVe siècle ap. J.-C., aucune entité administrative de l’Empire ne porte ce nom. Les grandes migrations de peuples venus de l’est et du nord, qui ont contribué à la disparition de l’Empire romain, font naître de nouvelles configurations aux limites flottantes, les royaumes dits « romano-barbares ». Citons par exemple la Burgondie (future Bourgogne), l’Aquitaine des Visigoths, l’Allemanie, l’Austrasie…
Au début du VIe siècle, les Francs – l’un de ces peuples venus de l’est –, réussissent, grâce aux succès militaires de Clovis, petit roi de Tournai soutenu par l’Église, à imposer leur domination sur la plupart des autres royaumes.
Dans la deuxième moitié du VIIIe siècle, tandis qu’au sud des Pyrénées, des califes arabo-musulmans gouvernent l’Espagne, Pépin le Bref, un grand d’une autre famille franque, les Pipinides (futurs Carolingiens), s’empare de la royauté franque par un « coup d’État » et est sacré roi des Francs par le pape. Charles (Charlemagne), son fils, est proclamé empereur en 800. 
Les royaumes placés sous la souveraineté des Carolingiens s’étendent de l’océan à l’Elbe, la Bretagne restant à l’extérieur. L’histoire des conflits et des partages ultérieurs du grand royaume des Francs est complexe et mouvante. L’important est de comprendre que cette histoire est, si l’on veut, européenne, et que l’idée qu’il s’agit de l’enchaînement d’une histoire « de France » se déroulant des Gaulois aux rois capétiens est fausse.
Un royaume dit « de France » (regnum Franciae en latin) n’apparaît dans les textes que vers le XIIIe siècle. Annexer Clovis et Charlemagne à l’« histoire de France » est donc abusif. 
Populations métissées et langues multiples : pas d’horizon « gaulois“ 
Ces siècles ont connu, en Europe occidentale, des brassages, des métissages de populations et une très lente transformation des parlers. Dans le cloisonnement de ruralités aux communications difficiles, les langues foisonnent, le latin demeurant celle de l’écrit, des manuscrits, des clercs et des chancelleries. De grands ensembles linguistiques encadrent cette diversité.
  • Au sud, les langues d’oc sont fortement marquées par le latin, sauf l’insolite enclave basque des deux côtés des Pyrénées atlantiques.
  • Entre Loire et Meuse, les langues d’oïl, brassage de parlers francs, celtes et latin abâtardi, offrent de multiples variétés.
  • Au nord et à l’est, les langues restent germaniques, tandis que dans l’Armor, les Bretons immigrés de (Grande-)Bretagne aux IVe et Ve siècles ont (re)celtisé les parlers.
A cet univers multiethnique et multilingue, la puissante Église catholique, régie par le pape et les évêques, a conféré au long des décennies une unité spirituelle. Elle cautionne aussi le système de relations – la féodalité – qui se diffuse au IXe et au Xe siècles : la société dite d’ordres qui établit une stricte hiérarchie entre ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui ‘travaillent’ pour nourrir tous les autres.
Des communautés juives, dont certaines implantées dès l’Empire romain, sont disséminées en petits noyaux jusque sur le Rhin. Elles cultivent leurs propres traditions, non sans contacts avec l’environnement chrétien en pays d’oc, musulman et chrétien en Espagne. La grande persécution des Juifs par les chrétiens ne commence vraiment qu’avec la première croisade, prêchée par le pape en 1090.
Le Xe siècle voit la lente ascension d’une nouvelle famille franque venue d’Austrasie, les Robertiens, futurs Capétiens. On leur chercherait en vain des ancêtres gaulois. La notion romaine de Gaule survit fugitivement dans les hautes sphères de l’Église. Mais les ancêtres des Capétiens, ‘rois de France’ au XIIIe siècle, sont de valeureux guerriers francs descendant des légendaires Troyens vaincus par les Grecs au temps du roi Priam.
L’origine troyenne des Francs est racontée dans la première grande histoire à la gloire des rois de France rédigée au XIIIe siècle par les moines de l’abbaye de Saint-Denis. Pas trace d’ancêtres gaulois dans ces grandes ‘Chroniques de France’ ni dans aucune ‘histoire de France’ jusqu’au XIXe siècle ! 
Du mythe troyen au mythe gaulois : les effets pervers de l’origine gauloise 
Les Gaulois vont d’abord apparaître avec les grands bouleversements intellectuels et techniques des XVe et XVIe siècles : l’humanisme, l’imprimerie, la redécouverte des textes de l’Antiquité.
Certains écrivains qui, comme tous les contemporains, pensent que l’origine de l’humanité est écrite dans la Bible, vont substituer les Gaulois aux Troyens comme ancêtres des Francs. Ils les décrivent comme un peuple fabuleux descendant de Noé, le patriarche dont l’arche a sauvé l’humanité du Déluge.
Au XVIIIe siècle, les débats autour des ‘Gaulois’ se modifient en s’idéologisant. Ancêtres du peuple, ils s’opposent aux ‘Francs’ qui sont les ancêtres des aristocrates. La Révolution voit donc le triomphe des ‘Gaulois’.
Un peu partout en Europe, l’idée se diffuse que les nations nouvelles ou à former descendent d’un peuple primitif. Pour les historiens français héritiers de la Révolution, les Gaulois sont ce peuple primitif. Ils deviennent alors l’objet de savantes études ou d’imageries populaires (grands, blonds, longues chevelures, teint clair…).
Le personnage de Vercingétorix est alors imaginé, à partir d’une phrase ambiguë de César, comme le premier de nos héros (inconnu avant le XIXe siècle). Il entre en fanfare dans les manuels d’histoire du Second Empire puis de la République.
Cette lecture du passé français à travers la grille d’une Gaule qui préfigurerait la ‘nation’ est obsolète et non sans effets pervers. D’une part elle conditionne spatialement le passé autour du seul Hexagone, excluant de ce passé tout ce qui géographiquement lui est extérieur, comme les Antilles ou même la Corse.
Elle confère à la durée de la présence sur le sol hexagonal présumé ‘gaulois’ une vertu quasi-magique au nom d’une antériorité généalogique qui serait synonyme de supériorité.
Une garantie de l’unité et l’indivisibilité nationale pour les fondateurs de la République 
D’autre part, et c’est le plus grave, l’idée d’une souche gauloise ethnicise fantasmatiquement la ‘véritable’ nation et nie la diversité raciale et culturelle qui a constamment accompagné la création historique de la France.
Le royaume en son commencement du XIIIe siècle juxtapose des pays aux parlers et coutumes différentes. Les Antilles esclavagistes du XVIIe siècle ajoutent un nouveau volet à cette histoire. L’histoire de la France ‘Gaule’ et d’un peuple français d’origine ‘gauloise’ fabriquée au XIXe siècle correspond à la vision des fondateurs de la République et garantit à leurs yeux l’unité et l’indivisibilité nationale.
Or, paradoxalement, cette histoire coïncide avec les premières grandes vagues d’immigration de travailleurs italiens, belges, polonais et Juifs venus ‘d’ailleurs’, et avec l’expansion coloniale qui élargit l’espace ‘français’ à l’Afrique et à l’Indochine.
Et cette version de ‘nos ancêtres les Gaulois’ a ainsi été imposée dans les écoles des lointaines colonies. Mais cette histoire de la France ‘Gaule’ est aujourd’hui obsolète pour décrypter une identité française aux multiples racines post-coloniales et mondiales.
► Le Mythe national, l’histoire de la France revisitée de Suzanne Citron - éd. de l’Atelier, 2008 - 352p., 11,90€.

 http://rue89.nouvelobs.com/2008/06/23/ancetres-les-gaulois-ils-sont-fous-historiens-54771?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1474360246

 

 

Réponse :

 

Populations métissées et langues multiples : pas d’horizon « gaulois“
Ces siècles ont connu, en Europe occidentale, des brassages, des métissages de populations et une très lente transformation des parlers. 
 
Non : "A partir du IIIe siècle ap. J.-C. arrivent les Barbares venus de l'autre côté du Rhin : Francs, Saxons, Wisigoths, Burgondes, Vandales, Alains, Suèves. Au Ve siècle siècle, les Wisigoths disposent d'un royaume centré sur Toulouse tandis que les Francs se sont imposés dans le bassin parisien. Ils ne tarderont pas à établir leur hégémonie sur la quasi-totalité de la Gaule avec les guerres de Clovis. Les Vandales, les Alains et les Suèves sont passés en Gaule mais pour rejoindre la péninsule ibérique : l'impact démographique est quasi-nul. Quant aux Francs, ils étaient 50.000 à 100.000 pour une population d'au moins 5 millions d'habitants (probablement 7 à 8 millions). Les Wisigoths, peut-être les plus nombreux, étaient environ 100.000 lorsqu'ils étaient établis en Gaule du Sud. L'apport démographique apparaît marginal. L'ensemble des peuples barbares additionnés n'ont pas excédé numériquement 5 % de la population autochtone. Si l'organisation politique se trouve bouleversée, la population n'a finalement que très peu changé.
 
A partir du début du VIIe siècle, ce sont les Arabes et les Berbères, qui, traversant les Pyrénées, pillent la France. Ils échouent devant Toulouse (721) et près de Poitiers (732). La seule région où ils arrivent à s'installer un certain temps est celle de Narbonne (719-759), durée insuffisante pour laisser une trace démographique durable. Par ailleurs à Narbonne, la garnison musulmane est massacrée par la population locale avant la capitulation de la ville.
 
La dernière invasion date du IXe siècle. Venant de Scandinavie, les Vikings pillent les villes du royaume franc, à partir de la mer et en remontant les fleuves, semant la terreur. En 886, ils mettent le siège devant Paris puis repartent suite au paiement d'un tribut. En 911, Charles le Simple leur cède la Normandie où ils s'installent mais « le nombre relativement limité des immigrés et leur fréquentation quasi séculaire avec les populations romano-franques gommèrent rapidement les différences. [...] Les immigrés étaient surtout des guerriers ou soldats d'aventure, donc une population où prédominait presque exclusivement l'élément masculin. [...] Ces hommes se marièrent donc dans le pays dès la première génération, ce qui provoqua un mixage rapide. » (DUPÂQUIER Jacques (dir.), Histoire de la population française, tome I, Des origines à la Renaissance, Paris, PUF, 1988, p. 159).
 
De l'an mil à la fin du XIXe siècle : une population stable
 
Au Xe siècle, la fusion des populations gallo-romaines et germaniques est parvenue à son terme, le fond de la population ne changera pas jusqu'à la fin du XIXe siècle. Ainsi, du milieu du Moyen Âge aux débuts de la IIIe République, c'est-à-dire pendant au moins les quatre cinquième de l'existence de la France (de 843 à nos jours) les apports étrangers sont dérisoires, anecdotiques dans une France qui compte 20 millions d'habitants sous Louis XIV. Et encore consistent-ils très majoritairement en des migrations de personnes ou de familles proches de la France (Italie, Espagne, Suisse, pays germaniques). "
 
 
et une très lente transformation des parlers. Dans le cloisonnement de ruralités aux communications difficiles, les langues foisonnent, le latin demeurant celle de l’écrit, des manuscrits, des clercs et des chancelleries. De grands ensembles linguistiques encadrent cette diversité.
 
(...)
 
Au sud, les langues d’oc sont fortement marquées par le latin, sauf l’insolite enclave basque des deux côtés des Pyrénées atlantiques.
Entre Loire et Meuse, les langues d’oïl, brassage de parlers francs, celtes et latin abâtardi, offrent de multiples variétés.
Au nord et à l’est, les langues restent germaniques, tandis que dans l’Armor, les Bretons immigrés de (Grande-)Bretagne aux IVe et Ve siècles ont (re)celtisé les parlers.
A cet univers multiethnique et multilingue, la puissante Église catholique, régie par le pape et les évêques, a conféré au long des décennies une unité spirituelle. 
 
Diversité régionale française, autochtone et blanche  =/= melting-pot black-blanc-beur qui d'ailleurs détruit la diversité entre nations et la diversité régionale française.
 
Le Xe siècle voit la lente ascension d’une nouvelle famille franque venue d’Austrasie, les Robertiens, futurs Capétiens. On leur chercherait en vain des ancêtres gaulois. La notion romaine de Gaule survit fugitivement dans les hautes sphères de l’Église. Mais les ancêtres des Capétiens, ‘rois de France’ au XIIIe siècle, sont de valeureux guerriers francs descendant des légendaires Troyens vaincus par les Grecs au temps du roi Priam.
L’origine troyenne des Francs est racontée dans la première grande histoire à la gloire des rois de France rédigée au XIIIe siècle par les moines de l’abbaye de Saint-Denis. Pas trace d’ancêtres gaulois dans ces grandes ‘Chroniques de France’ ni dans aucune ‘histoire de France’ jusqu’au XIXe siècle !
 
Les rois étaient des francs cathos bien blancs installés en France depuis 1500 ans, pas des arabo-musulmans et ils constituaient qu'une infime partie de la population française.
 
Cette lecture du passé français à travers la grille d’une Gaule qui préfigurerait la ‘nation’ est obsolète et non sans effets pervers. D’une part elle conditionne spatialement le passé autour du seul Hexagone, excluant de ce passé tout ce qui géographiquement lui est extérieur, comme les Antilles ou même la Corse.
Elle confère à la durée de la présence sur le sol hexagonal présumé « gaulois » une vertu quasi-magique au nom d’une antériorité généalogique qui serait synonyme de supériorité.
 
La Corse et les Antilles ne constituent qu'une petite proportion de la population française et du sol français, de plus ces territoires sont français que depuis très récemment et apparemment selon les gauchos, reconnaître ses ancêtres, c'est se croire supérieur ! lol

 

Enfin :

 

Cet article révisionniste anti-français est ressorti par les gauchos suite aux propos de Sarkozy, ce torche-cul nie l'existence de la Gaule et nie que nos ancêtres sont gaulois (ils sont arabes sûrement). Du coup je partage un article "le mythe du creuset français" qui le débunke : http://www.philisto.fr/article-57-le-mythe-du-creuset-francais.html
Pour résumer, je cite les cours d’histoire de la III e Rép (les valeurs républicaines ont bien changés): « Les Romains qui vinrent s'établir en Gaule étaient en petit nombre. Les Francs n'étaient pas nombreux non plus, Clovis n'en avait que quelques milliers avec lui. Le fond de notre population est donc resté gaulois. Les Gaulois sont nos ancêtres » (cours moyen, 26).
Les gauchos pour nous faire croire que la France a toujours été une terre d'immigration massive, de métissage (le métissage, ce n'est pas entre gens d'une même race pour rappel) et de mélange, nous disent qu'elle a connue des migrations... certes, mais elle furent mineures.
Enfin la "Gaule" est aucunement artificielle et recouvre bien une réalité ethnique, culturelle et géographique :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaulois_(peuples)#Culture (culture des gaulois, un peuple qui n'a jamais existé ne peut pas avoir UNE culture propre à lui qui a existé et les gauchos nous disent que ce qu'on appelle les gaulois n'ont jamais formé UN peuple, or cet article de wiki démontre le contraire en montrant l'homogénéité culturelle entre tous ceux qu'on nomme les gaulois).


20/09/2016
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