Débunkons le gauchisme

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Salengro aurait bien voté Front National

Réponse à : //ribaut-pasqualini.avocat.fr/index.php?post/2009/04/13/%C2%AB-Salengro-aurait-vot%C3%A9-Front-National-%C2%BB-%3A-non%2C-ce-slogan-n%E2%80%99set-pas-un-poisson-d%E2%80%99avril.

 

Après avoir récemment récupéré Jean Jaurès, dont un candidat Front National nous dit qu’il aurait voté pour ce parti, le slogan est décliné par Marine Le Pen. Selon cette dernière, « Roger Salengro aurait voté Front National ».
La justification apportée est la suivante :
« Le 10 aout 1932, Roger Salengro, dirigeant et député actif de la SFIO faisait adopté la « loi Salengro » instaurant « la préférence nationale ».
A l’époque, Roger Salengro considérait qu’un pays qui avait 300 000 chômeurs n’avait pas besoin de travailleurs immigrés, que les Français se devaient de protéger leur marché du travail.
Aujourd’hui où ce sont des millions de nos compatriotes qui sont au chômage, Roger Salengro défendrait sa loi de manière plus justifiée encore.
La gauche, qui porte la responsabilité d’avoir abrogé la loi Salengro, a abandonné la défense des ouvriers et des travailleurs Français au bénéfice d’une immigration de plus en plus nombreuse et qui pèse lourdement sur les finances de la Nation »
Léger problème, cette fameuse « loi Salengro » de 1932… n’existe pas.

En réalité, en août 1931, le groupe socialiste, auquel Roger Salengro appartient, dépose une proposition de loi. Celle-ci souhaite interdire durant une période limitée l’entrée des étrangers en France, fixer un seuil maximal de 10% de travailleurs étrangers dans les entreprises et prévoit des amendes pour les patrons contrevenants.
Mais ce texte prévoit également un traitement égalitaire entre les ouvriers français et les ouvriers étrangers. Ainsi contient-il les dispositions suivantes :
« tout chef d’entreprise doit payer aux ouvriers étrangers qu’il emploie un salaire normal égal pour chaque profession, et dans chaque profession pour chaque catégorie d’ouvriers au taux couramment appliqué dans la ville ou la région où le travail est exécuté » ;
« les travailleurs étrangers admis à travailler en France percevront les secours de chômage dans les mêmes conditions que les travailleurs français ».
Voici des dispositions qui ne trouveront sans doute pas grâce aux yeux des militants du Front National.
La loi du 10 août 1932 évoquée par Marine Le Pen, est votée par le gouvernement du radical Herriot. Elle est présentée par Adolphe Landry, ministre du Travail. Son rapporteur est Louis Dumas. Roger Salengro n'est donc en rien concerné.
Cette loi fixe à 5%, dans certaines branches, les quotas de travailleurs étrangers. Les socialistes, qui n’appartiennent pas au gouvernement sont dans une situation délicate. Ils sont hostile à cette loi, votent car celle-ci ne prévoir l’égalité face au salaire et au chômage, mais ils se souviennent qu’ils avaient voulu fixer un quota plus important. Aussi s’abstiennent-ils lors du vote. La loi est donc adoptée par les voix réunies des radicaux et la droite.
Contrairement à ce que cette honteuse tentative de récupération laisse penser, loin d’avoir partagé les idées de l’extrême droite, Salengro en a été l’ennemi juré. C’est d’ailleurs elle qui est à l’origine de sa mort.
En effet, Salengro est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du Front populaire. A ce titre, c’est lui qui signe les décrets de dissolution des ligues pris en application de la loi du 10 janvier 1936. Ce faisant, il s’est attiré la haine féroce de l’extrême droite.
A partir de juillet 1936, deux journaux d’extrême droite, l’Action Française, puis Gringoire lancent des accusations infondées sur le passé militaire de Salengro. Le ministre de l’Intérieur se voit reprocher d’avoir déserté lors de la Première Guerre. Bien que Salengro explique qu’il a été fait prisonnier, rien n’y fait, la campagne de dénigrement se poursuit.
Fragilisé par ces calomnies, Salengro décide, lors d’un déplacement à Lille, sa ville natale, de mettre fin à ses jours.
Ces événements sont le sujet d’un téléfilm d’Yves Boisset, « L’Affaire Salengro », qui sera diffusé le 14 avril prochain à 20 heures 35 sur France 2. 

 

En 1931, la gauche propose une loi qui fixe des quotas limitant la proportion d'étrangers dans les entreprises (c'est la 1ère fois qu'on propose une loi de préférence nationale) mais les gauchos disent que cette loi assure l'égalité des droits sociaux entre étrangers et français, sauf que ça ne change aucunement le fait que cette loi limite l'emploi pour les immigrés (préférence nationale). L'égalité des droits sociaux, c'était juste pour éviter l’exploitation à bas prix des immigrés.

 

En 1932, la droite et le centre-gauche proposent une loi de préférence nationale, les gauchistes nous disent que la gauche ne vote pas pour... Mais le centre-gauche a voté pour et le reste de la gauche ne vote pas contre non plus, elle laisse passer cette loi en s'abstenant. La gauche et l’extrême-gauche ne votent pas cette loi pas parce que la gauche est pro-immigrés mais CAR cette loi est laxiste par rapport à la proposition de loi socialo-communiste puisque les quotas cette fois concernent seulement le secteur public et l’égalité des droits sociaux pour les étrangers n'est pas assurée, ce qui permet au patronat d’exploiter à mort les immigrés à bas coût. Enfin le Front Populaire au pouvoir a été anti-étrangers.

 

Le socialiste Salengro aurait donc bien voté FN et la gauche a donc bien été l'inventrice de la préférence nationale, n'en déplaise aux gauchiasses qui essayent de relativiser et minimiser pathétiquement l'anti-immigrationnisme de la gauche d'antan véritablement au service du prolétariat mais je suis là pour vous débunker.

 

Source de mes affirmations : //histoirerevisitee.over-blog.com/dossier-petite-histoire-de-la-preference-nationale.html



28/02/2016
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